L’adieu, 1873
XIV. « J’ai fait ce rêve bien souvent »
J’ai fait ce rêve bien souvent,Qui mettait mon cœur en détresse :L’amour, soufflant comme le vent,Avait emporté ma maîtresse.
Mais au matin quel beau réveil !A mes yeux et dans mes oreilles,C’étaient ses yeux comme un soleilEt des paroles sans pareilles ;
Maintenant presque chaque nuitJe fais encor ce mauvais rêve :C’est le regret qui le conduitEt l’amertume qui l’achève.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a souvent / vent masculine, classiqueb détresse / maîtresse féminine, classiquea réveil / soleil masculine, classiqueb oreilles / pareilles féminine, classiquea nuit / conduit masculine, classiqueb rêve / l’achève féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.2· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après l’Adieu, Alphonse Lemerre, éditeur, 1873· numérisation wikisource.org· Sources