L’adieu, 1873
XVI. « J’ai mêlé ma vie à la tienne »
J’ai mêlé ma vie à la tienne,Toutes mes nuits et tous mes jours,Sans que la crainte me retienneD’être enfin seul et sans recours.
Lorsque j’ai voulu la reprendre,Je me suis, hélas ! aperçuQue, dans ce rêve long et tendre,J’ai beaucoup donné, peu reçu.
Je gardais de l’heure passéeDes chaînes blanches à mon cou :Mais mon esprit et ma penséeÉtaient allés je ne sais où.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a tienne / retienne féminine, classiqueb jours / recours masculine, classiquea reprendre / tendre féminine, classiqueb aperçu / reçu masculine, classiquea passée / pensée féminine, classiqueb cou / où masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.2· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après l’Adieu, Alphonse Lemerre, éditeur, 1873· numérisation wikisource.org· Sources