L’adieu, 1873
XVII. « Les étoiles ne me sont rien »
Les étoiles ne me sont rien,Et je ne saurais rien leur dire.Un même éclat qui les vaut bienFait ton regard et ton sourire.
Ceux qui, niant un bien réel,Cherchent les astres sous leurs voiles,Se trompent : ce n’est pas au cielQue sont les plus douces étoiles.
L’éclat des yeux, bien plus certain,Est meilleur parce qu’il est nôtre.Il se lève soir et matin ;C’est la nuit seule qui fait l’autre.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a rien / bien masculine, classiqueb dire / sourire féminine, classiquea réel / ciel masculine, classiqueb voiles / étoiles féminine, classiquea certain / matin masculine, classiqueb nôtre / l’autre féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.5· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après l’Adieu, Alphonse Lemerre, éditeur, 1873· numérisation wikisource.org· Sources