L’adieu, 1873
VIII. « L’eau coulait au bord des prés »
L’eau coulait au bord des prés,Loin de nos mélancolies.— Les gazons sont diaprés.Toutes les fleurs sont jolies.
Tu te souviens, les oiseauxChantaient des épithalames,Et les tiges des roseauxFrissonnaient comme nos âmes.
Nous fûmes de longs instantsSans parole et sans sourire…Point de baisers ! — Le printempsN’eut cette fois rien à dire.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Heptasyllabes
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a prés / diaprés masculine, classiqueb mélancolies / jolies féminine, classiquea oiseaux / roseaux masculine, classiqueb épithalames / âmes féminine, classiquea instants / printemps masculine, classiqueb sourire / dire féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après l’Adieu, Alphonse Lemerre, éditeur, 1873· numérisation wikisource.org· Sources