L’adieu, 1873
VII. « Un jour nous étions en bateau »
Un jour nous étions en bateau :Elle voulut manger des mûres.— Le bord, c’est presque le coteau,Avec les bois pleins de murmures.
Vous savez quels soleils charmantsTombent à midi sur nos plaines.— Penchée en de fins mouvements.Toute rouge, les deux mains pleines,
Parmi les feuillages brisésOù quelque merle s’effarouche,Elle noircit de ses baisersMes paupières et puis ma bouche.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a bateau / coteau masculine, classiqueb mûres / murmures féminine, classiquea charmants / mouvements masculine, classiqueb plaines / pleines féminine, classiquea brisés / baisers masculine, classiqueb s’effarouche / bouche féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après l’Adieu, Alphonse Lemerre, éditeur, 1873· numérisation wikisource.org· Sources