L’adieu, 1873
XXVI. « Te souviens-tu de ce matin d’hiver »
Te souviens-tu‖ de ce matin d’hiver,De la dernière‖ et chère promenade ?Il faisait beau,‖ le soleil était clair :C'était un temps‖ d’heureux ou de malade.
C’était aussi‖ notre pays charmant,Le fleuve lent‖ et sa rive un peu plate ;Et les coteaux‖ qui dressent finementAu bord du ciel‖ leur forme délicate ;
Et je pensais :‖ les pentes de veloursVerront encor‖ la belle promeneuse.Aux mois si doux‖ où l’été fait les joursLongs et pareils‖ à l’âme lumineuse.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Décasyllabes· profil 4+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a d’hiver / clair masculine, classiqueb promenade / malade féminine, classiquea charmant / finement masculine, classiqueb plate / délicate féminine, classiquea velours / jours masculine, classiqueb promeneuse / lumineuse féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après l’Adieu, Alphonse Lemerre, éditeur, 1873· numérisation wikisource.org· Sources