Œuvres, 1890· Poésie
« Je disais : « Quand viendra la reine que j’attends »
Je disais : « Quand viendra‖ la reine que j’attends,La grande fiancée‖ aux mains victorieuses,Je trouverai‖ des paroles mystérieuses,Des mots couleur de ciel,‖ d’aurore et de printemps.
« Et, comme réveillé‖ d’un sommeil de cent ansPar le baiser de ses‖ lèvres impérieuses,Pour dire nos amours‖ pâles et merveilleusesJe chanterai d’antiques‖ hymnes éclatants. »
Et te voici ! Je tiens‖ tes deux mains adorées,Sans pouvoir proclamer‖ en des chansons sacréesLa gloire de ton corps‖ et de ton cœur charmant.
Mais près de toi, muet‖ de voluptés étranges,Je garde dans mon cœur‖ silencieusementMon amour trop profond‖ pour s’épandre en louanges.
Juin 1889
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 2 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd ede
- Mètre
- Alexandrins· profil 6=6
- Mots à la rime
- a j’attends / printemps masculine, classiqueb victorieuses / mystérieuses féminine, classiquea ans / éclatants masculine, classiqueb impérieuses / merveilleuses féminine, classiquea adorées / sacrées féminine, classiqueb charmant / silencieusement masculine, classiquea étranges / louanges féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres, Paris, édition Lemerre, 1890· numérisation poesies.net· Sources