Œuvres, 1890· Poésie
L’Angelus
Dans le noir sillon solitaireTout le jour nous avons lutté :Mais le soir sacre de clartéLa plaine soudain plus austère.
Nous rêvions — nous, gens de la terre !Vous, récolte, et moi, volupté.Un brusque angélus a tintéQui nous trouble de son mystère.
Comme vous, je joins pour prierMes mains de terrestre ouvrier…Mais peut-être nos cœurs serviles,
Même en ce soir religieux,Gardent l’amour des glèbes vilesEt la peur de songer aux cieux.
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 2 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd ede
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a solitaire / austère féminine, classiqueb lutté / clarté masculine, classiquea terre / mystère féminine, classiqueb volupté / tinté masculine, classiquea prier / ouvrier masculine, classiqueb serviles / viles féminine, classiquea religieux / cieux masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres, Paris, édition Lemerre, 1890· numérisation poesies.net· Sources