Poésies, 1801‑1815· Poëmes
Belzunce
ou LA PESTE DE MARSEILLE Poëme désigné pour l’un des prix décennaux
Sous l'azur d'un beau ciel,‖ d'olives couronnée,Marseille s'élevait‖ puissante et fortunée.Le Commerce, autour d'elle‖ étendant ses liens,Couvrait de ses trésors‖ les flots lyrrhéniens ;L'œil fixé sur les mers,‖ il espérait encore.Ces vaisseaux enrichis‖ des présents de l'aurore,Ils approchent… Craignez‖ leur abord désastreux !Et la Peste et la Mort‖ voyagent avec eux.
Déjà l'oiseau des mers‖ loin de la rive impureFuit en poussant des cris‖ de lamentable augure ;Les tintements égaux‖ de l'airain solennelFrappent au loin les airs‖ de leur lugubre appel :Et le peuple est tranquille !‖ Au sein de ses muraillesIl compte les trésors‖ et non les funérailles !Un seul homme aux périls‖ de la sécuritéOpposait de son art la vaine autorité :« Malheureux ! criait-il,‖ par quel fatal délireDouter obstinément‖ du mal qui vous déchire ?Que diriez-vous enfin,‖ si, m'immolant pour vous,
Je vous forçais de croire‖ à l'horreur de ses coups ? »Il dit ; et le scalpel.‖ sous la main qui le guide,Interroge la Mort‖ aux flancs d'un corps livide :La Mort répond. Déjà‖ le monstre empoisonnéRévèle sa présence‖ au peuple consterné ;Et le noble martyr,‖ qu'un prompt tourment dévore,Dit à ce peuple : « Eh bien !‖ douterez-vous encore ? »Les yeux s'ouvrent alors :‖ toute une ville en deuilSe réveille éperdue‖ au bord de son cercueil.Avez-vous quelquefois,‖ alors que les oragesAnnoncent aux vaisseaux‖ l'approche des naufrages.Entendu ces bruits sourds‖ par degrés redoublés,Ces confuses clameurs‖ des matelots troublés ?Du peuple dans l'effroi‖ telle est la voix plaintive.Les trésors d'Orient‖ sont épars sur la rive ;Le noir cordage flotte‖ à demi détendu ;Et l'avide marchand,‖ interdit, confondu,Regardant sa richesse‖ avec indifférence,Borne ses longs calculs‖ et sa longue espérance.
La pompeuse cité‖ n'offre plus au regardQu'un peuple de mourants‖ à l'œil creux et hagard.Leur langue desséchée‖ aux accents se refuse ;Leur esprit incertain,‖ qu'un vain prestige abuse,Ne voit plus qu'à travers‖ un voile ténébreux ;Et, jusqu'à la douleur,‖ tout est songe pour eux.La douleur cependant‖ provoque, aigrit sans cesseDe leurs nerfs inquiets‖ l'irritable faiblesse.Ceux-ci du coup fatal‖ tombent frappés soudain,Ceux-là vont au cercueil‖ par un plus long chemin :L'un sur le bord des eaux‖ avec effort se traîne ;L'autre . égaré, tantôt‖ mord la poudreuse arène,Tantôt ronge en huilant‖ ses bras défigurésQue le brûlant ulcère‖ a presque dévorés.De citoyens armés‖ une inflexible chaîneAutour des murs s'étend,‖ par devoir inhumaine.Prêt à tonner, le bronze‖ est tourné vers le port,Et la Mort se présente‖ à qui veut fuir la Mort.La Consternation,‖ immobile et glacée,Reste, sans souvenir,‖ sans plainte, sans pensée :Le port désert, plongé‖ dans un calme effrayant,N'entend plus ni les cris,‖ ni le marteau bruyant ;Les temples sont fermés :‖ dans ces douleurs publiques,Des saints sur les autels‖ on voila les reliques ;Le cierge consacré‖ cessa de s'allumer,L'hymne de retentir,‖ et l'encens de fumer.
Voilà donc ces remparts‖ si fameux d'âge en âge,Ce sol des troubadours,‖ dont le ciel sans nuageSemblait du ciel romain‖ répéter les splendeurs !Où sont, fille des mers,‖ tes antiques grandeurs ?Où sont ces nautoniers‖ de qui la foule activeAppelait le regard‖ de l'Europe attentive ?Émule de Sidon‖ et rivale de Tyr !Le dévorant oubli‖ s'apprête à t'engloutir.En vain, pour te fonder,‖ la brillante IonieEndurcit aux travaux‖ sa molle colonie ;En vain Rome et César‖ peuplaient tes murs fameux :Comme eux tu t'élevais,‖ tu vas tomber comme eux ;Tu vas joindre au tombeau‖ Babylone et Carthage.Un jour, le voyageur‖ égaré vers ta plage,Sur ton havre isolé‖ jetant un œil surpris,Demandera Marseille‖ à ses muets débris.Ainsi Jérusalem,‖ à Dieu longtemps si chère,Quand sur elle eut soufflé‖ le vent de la colère,Croulant sous le fardeau‖ de ses calamités,Tomba, dans un moment,‖ du trône des cités ;Et du prophète-roi‖ l'héritière divineEmplit tout l'Orient‖ du bruit de sa ruine.
Mais voilà que, du ciel‖ sur la terre envoyé,Apparaît tout à coup‖ un ange de pitié :C'est Belzunce. Les cris‖ de Marseille plaintiveOnt averti de loin‖ son oreille attentive ;Il accourt, on s'écrie :‖ « Où portez-vous vos pas ?Fuyez, fuyez la mort !‖ — Non, je ne fuirai pas.Qu'une indigne frayeur‖ lâchement me retienne !Non ; ce peuple est mon peuple,‖ et sa vie est la mienne :Ma place est là, j'y cours ;‖ auprès de son troupeauLe pasteur attendra‖ l'homicide fléau. »Ses ordres à l'instant‖ rouvrent le sanctuaire ;Le peuple avec ferveur‖ l'escorte vers la chaire,Et s'arrête, saisi‖ d'un saint frémissement.Belzunce devant Dieu‖ se recueille un moment ;Et, les .yeux attachés‖ sur la croix symbolique,Fait entendre en ces mots‖ sa voix évangélique :« Aux clous de cette croix‖ l'Homme-Dieu vint s'offrir.Que son exemple au moins‖ nous enseigne à souffrir !Adorez avec moi‖ la volonté céleste ;Humbles de cœur, prions :‖ le ciel fera le reste. »Il dit ; vers le Très-Haut‖ la prière a volé ;Le malheureux qui prie‖ est déjà consolé.
Cependant le prélat,‖ dans ce désordre extrême,Où l'effroi du péril‖ double le péril même,Au-devant du trépas‖ marche sans s'émouvoir,Et rend autour de lui‖ la vie avec l'espoir.Il ouvre à la douleur‖ un asile propice ;Son auguste palais‖ se change en humble hospice.Les lits nombreux du pauvre,‖ alignés tristement,Désormais de ces lieux‖ sont l'unique ornement ;Et tout l'or qu'enfermait‖ l'opulente demeurePartout s’offre aux besoins du malade qui pleure.Saint prélat ! Dieu te garde‖ un bien plus précieux :Ta noble pauvreté‖ doit t'enrichir aux cieux.
Trois sages, qu’a nourris l’Épidaure nouvelle,A son zèle pieux‖ joignent leur docte zèle :Avec eux il pénètre‖ au fond des noirs réduitsOù veille la douleur‖ dans la longueur des nuits,Et présente au mourant‖ qu'un feu secret consumeDu breuvage ordonné‖ la propice amertume.De l'homme qui s'éteint‖ il recueille les vœux,Les derniers repentirs‖ et les derniers aveux ;Il lui rappelle, à l'heure‖ où l'espoir l'abandonne,Que le Dieu d'Israël‖ est le Dieu qui pardonne ;Et, fidèle soutien,‖ guide ses faibles pasVers ce jour immortel‖ qui commence au trépas.
Des terrestres liens‖ lorsque ses mains sacréesS'empressaient d'affranchir‖ les âmes épurées,A de tristes devoirs‖ sacrifiant leurs jours,Des hommes généreux‖ dérobaient aux vautoursDe tant d'infortunés‖ la dépouille mortelle.Intrépide Mouslier ! infatigable Estelle !
Rose, toi qu’on a vu tenir du même brasLa bêche funéraire‖ et le fer des combats !Et toi qui, signalant‖ ton zèle magnanime,Pour servir le malheur brisas les fers du crime !Vous tous, dignes appuis‖ d'un prélat révéré,Que votre nom du sien‖ ne soit point séparé !Mais, malgré leurs efforts,‖ l'ardente maladieRedouble les progrès‖ de son vaste incendie.Prêtre saint ! de tes doigts‖ glacés d'un froid mortelTombe la pure hostie‖ aux marches de l'autel.Élève d'Hippocrate !‖ au lit de la souffranceTu n'iras plus porter‖ la dernière espérance :L'hydre affreuse te lance‖ un farouche regard,Et se venge sur loi‖ des bienfaits de ton art.Ici, l'œil attaché‖ sur les plaines profondes,Expirent ces nochers,‖ vieux habitants des ondes ;Là meurent ces guerriers‖ qui, perdant leur trépas,Sont renversés sans gloire‖ et vaincus sans combats.Au chevet d'un ami‖ l'ami s'assied et pleure ;L'égoïste au cœur dur‖ s'enferme en sa demeure ;Là, privé de soutiens,‖ il meurt triste, isolé :Il ne consola point,‖ et n'est point consolé.Au corps glacé d'un fils‖ la mère en son délireS'attache, et doit la mort‖ au venin qu'elle aspireLe vieillard oublié,‖ sur sa couche étendu,Appelle, appelle encore,‖ et n'est point entendu !Le frère évite un frère :‖ en leur effroi barbare,Loin de les réunir,‖ le malheur les sépare.Plus de pitié ! chacun‖ ne connaît plus que soi :Vivre est l'unique bien,‖ vivre est l'unique loi.
Le fils, sans redouter‖ la céleste colère,Livre aux pieds du passant‖ le cadavre d'un père.Le mourant qui gémit‖ sur le seuil est traîné ;Et sous un toit connu‖ si quelque infortunéCherche pour un instant‖ à reposer sa tète,Il trouve à l'écarter‖ une main toujours prête,Ne voit pas un ami‖ qui l'ose secourir,Et, repoussé partout,‖ ne sait plus où mourir.
Cependant le fléau,‖ s'arrêtant au rivage,N'a point enveloppé‖ dans le commun ravageCes pâles criminels‖ aux travaux condamnés,Sur le banc d'infamie‖ à jamais enchaînés.Langeron vient, et dit :‖ « Courez par vos servicesMériter de Marseille‖ un terme à vos supplices ;Soyez libres ! » Soudain‖ leurs fers sont détachés.Mais, à l'aspect des morts‖ dont ces lieux sont jonchés,Des terreurs du trépas‖ leur âme est poursuivie :Leur vie est un tourment,‖ mais c'est encor la vie ;Et déjà, regrettant‖ les maux qu'ils ont soufferts,Tous ensemble à genoux‖ redemandent leurs fers.Allez, dit Langeron,‖ vieillissez sur vos rames ;Laissez ces nobles soins‖ à de plus nobles âmes ! »Il parlait. Rose accourt ;‖ la bêche arme sa main.Parmi les flots du peuple‖ il se fraye un chemin :« Timides citoyens,‖ dignes de vos misères !Songez-vous que ces morts‖ sont vos fils, sont vos pères ?Devant leurs corps glacés‖ vous reculez d'effroi !Qui creusera leur tombe ?‖… Eh bien ! ce sera moi. »De la bêche, à ces mots, il frappe le rivage.Son exemple a du peuple‖ exalté le courage ;De tous les citoyens‖ les bras lui sont offerts.Les forçats entraînés‖ renoncent à leurs fers ;Une seconde fois‖ les chaînes sont brisées,Sous les rapides coups‖ mille tombes creuséesRéunissent les morts‖ dans leur dernier séjour :Et le soir ne vit point‖ les désastres du jour.
Mais quel son vient frapper‖ mon oreille attentive ?Muse de la douleur !‖ ta voix douce et plaintivePrélude-t-elle au chant‖ des dernières amours ?L'aimable Florestan‖ et la jeune Selmours,Nourris du même lait‖ et nés à la même heure,Tous les deux élevés‖ dans la même demeure,Sous l'œil de leurs parents‖ confidents de leurs feux,D'un vertueux amour‖ avaient serré les nœuds.Déjà depuis trois jours‖ ils comptaient vingt années ;Déjà se préparaient‖ les noces fortunées…Selmours à ces apprêts‖ souriait tristement.Regardant tour à tour‖ sa mère et son amant,Le cœur gros de soupirs,‖ je ne sais quel présageD'un voile d'infortune‖ obscurcit son visage,Et des pleurs en secret‖ s'échappent de ses yeux.Hélas ! ce n'étaient point‖ ces pleurs délicieux,Trésor d'une âme aimante‖ et de bonheur remplie :Car le bonheur lui-même‖ a sa mélancolie ;Mais ces pleurs douloureux‖ qui, toujours plus amer :.,Semblent nous annoncer‖ quelque prochain revers.Le frisson de la crainte‖ en ses veines circule :Dans son trouble elle a cru‖ (tout cœur tendre est crédule),Elle a cru reconnaître‖ à des signes certainsQu'un triste événement‖ menace ses destins.La veille,.à ses regards,‖ l'oiseau des funéraillesEst venu se percher‖ sur le haut des murailles,Et les longs sifflements‖ de sa lugubre voixAu sein de la nuit sombre‖ ont retenti trois fois.Elle instruit de sa crainte‖ une mère qui l'aime,Sa mère la rassure,‖ et frémit elle-même.Vain fantôme, qu'enfante‖ et que nourrit la peur,Vague pressentiment,‖ tu n'étais point trompeur !Le mal contagieux,‖ qui d'heure en heure augmente,Accable au même jour‖ et l'amant et l'amante.De bonheur et d'espoir‖ quand tout rit autour d'eux,Sous l'atteinte mortelle‖ ils vont périr tous deux.Qu'au retour des zéphyrs‖ deux jeunes hirondellesDans leur joyeux essor‖ entrelacent leurs ailes,Le ciel semble sourire‖ à leur hymen heureux ;Mais, aux rayons du jour,‖ quand leur vol amoureuxDans le vague des airs‖ mollement se balance,Du tube meurtrier‖ si le plomb qui s'élanceLes atteint, plus d'hymen !‖ on voit en un instantTomber du haut des cieux‖ le couple palpitant.Telle est des deux amants‖ la noire destinée.Pour éclairer ta fête,‖ ange de l'Hyménée,Devais-tu n'allumer‖ qu'un flambeau sépulcral ?Un linceul… tel est donc‖ leur voile nuptial !Ces amants, dont la voix‖ ne pouvait plus s'entendre,S'adressaient en silence‖ un adieu triste et tendre,Et, nés au même instant,‖ ils demandaient aux cieuxQue dans le même instant‖ la mort fermât leurs yeux.Belzunce étend ses mains‖ sur leur front qui s'incline,Atteste de l'hymen‖ la majesté divine,Leur promet dans le ciel‖ de saints embrassements ;Et l'autel de la mort‖ a reçu leurs serments.
Belzunce ému s'éloigne :‖ enflammé d'un saint zèle,Il se montre partout‖ où le danger l'appelle ;Partout où le fléau‖ semble le plus affreux,Il vole, et ses secours‖ sont au plus malheureux.Quand Moïse, aux regards‖ de la foule tremblante,Franchit du haut Horeb‖ la cime étincelante,Israël éperdu,‖ prosterné devant Dieu,A son libérateur‖ disait un long adieu :Telle, autour de Belzunce,‖ une foule éploréeRecommandait au ciel‖ cette tête sacrée.Peuple, cesse ta plainte,‖ et sors de ton effroi ;Le ciel veille sur lui‖ pour qu'il veille sur toi.Sous l'aile du Seigneur,‖ le prélat vénérableDans le commun fléau‖ demeure invulnérable.
Enfin, sous tant d'efforts‖ il se sent accablé ;De succomber trop tôt‖ lui-même il a tremblé.L'intrépide nageur‖ qui sur les noirs abîmesA déjà ressaisi‖ de nombreuses victimes,Vers d'autres malheureux‖ par le flot menacésSe précipite, lutte,‖ étend ses bras lassés,Les saisit Mais, hélas !‖ sans force et sans haleine,Pourra-t-il parvenir‖ à la rive lointaine ?Tel est Belzunce. Au ciel‖ sa grande âme eut recours :« Dieu, laissez-moi pour eux‖ vivre encor quelques jours !Et nous, que l'anathème‖ a choisis pour victimes,Nous, pécheurs, qui portons‖ la peine de nos crimes,Essayons d'émousser‖ les flèches du courroux ;Mettons la pénitence‖ entre la mort et nous.Peuple, suivez mes pas !‖ » Et la foule troubléeAutour de lui se presse,‖ en désordre assemblée.Il était nuit. Belzunce,‖ en ces pieux instants,Humble et le cou pressé‖ du nœud des pénitents,Le pied nu, l'œil au ciel,‖ marche autour des murailles ;A voix basse entonnant‖ l'hymne des funérailles.De pâles citoyens,‖ cortége peu nombreux,Consumant leur faiblesse‖ en efforts douloureux,A peine supportaient‖ d'une main affaiblieLes flambeaux défaillants,‖ image de leur vie.Lorsque, devant leurs pas,‖ l'asile sépulcralOffrit ses humbles croix‖ et son tertre inégal,Leur chant religieux‖ bénit la poudre sainteDes ossements blanchis,‖ épars dans son enceinte ;Et la nuit répéta‖ les ténébreux accordsDes mourants qui priaient‖ sur la cendre des morts.De ce chant consacré‖ les tombes retentirent ;La terre s'en émut,‖ et les cieux l'entendirent.On dit même qu'alors‖ l'ange mystérieuxQui s'assied aux confins‖ de la terre et des cieux,Laissant un sillon d'or‖ sur sa route étoilée,Descendit lentement,‖ et, la face voilée,Recueillit les soupirs,‖ et, saint médiateur,Les porta sur son aile‖ aux pieds du Créateur.Faveur soudaine ! il luit,‖ le jour de la clémence :L'Éternel fait un signe,‖ et le pardon commence.Le peuple, libre enfin‖ du fléau destructeur,Embrasse les genoux‖ de son libérateur,Le porte vers le temple,‖ et, par un juste hommage,Bénit le Tout-Puissant‖ dans sa vivante image.
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 159((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a couronnée / fortunée féminine, classiqueb liens / lyrrhéniens masculine, classiquec encore / l'aurore féminine, classiqued désastreux / eux masculine, classiquea impure / augure féminine, classiqueb solennel / appel masculine, classiquec murailles / funérailles féminine, classiqued sécurité / autorité masculine, classiquee délire / déchire féminine, classiquef vous / coups masculine, classiqueb guide / livide féminine, classiquec empoisonné / consterné masculine, classiqued dévore / encore féminine, classiquee deuil / cercueil masculine, classiquef orages / naufrages féminine, classiqueg redoublés / troublés masculine, classiqueh plaintive / rive féminine, classiquei détendu / confondu masculine, classiquej indifférence / espérance féminine, classiquea regard / hagard masculine, classiqueb refuse / abuse féminine, classiquec ténébreux / eux masculine, classiqued cesse / faiblesse féminine, classiquee soudain / chemin masculine, classiquef traîne / arène féminine, classiqueg défigurés / dévorés masculine, classiqueh chaîne / inhumaine féminine, classiquei port / Mort masculine, classiquej glacée / pensée féminine, classiquek effrayant / bruyant masculine, classiquel publiques / reliques féminine, classiquem s'allumer / fumer masculine, classiquea âge / nuage féminine, classiqueb splendeurs / grandeurs masculine, classiquec active / attentive féminine, classiqued Tyr / t'engloutir masculine, classiquee Ionie / colonie féminine, classiquef fameux / eux masculine, classiqueg Carthage / plage féminine, classiqueh surpris / débris masculine, classiquei chère / colère féminine, classiquej calamités / cités masculine, classiquek divine / ruine féminine, classiquea envoyé / pitié masculine, classiqueb plaintive / attentive féminine, classiquec pas masculine, classiqued retienne / mienne féminine, classiquee troupeau / fléau masculine, classiquef sanctuaire / chaire féminine, classiqueg frémissement / moment masculine, classiqueh symbolique / évangélique féminine, classiquei s'offrir / souffrir masculine, classiquej céleste / reste féminine, classiquek volé / consolé masculine, classiquea extrême / même féminine, classiqueb s'émouvoir / l'espoir masculine, classiquec propice / hospice féminine, classiqued tristement / ornement masculine, classiquee demeure / pleure féminine, classiquef précieux / cieux masculine, classiquea nouvelle / zèle féminine, classiqueb réduits / nuits masculine, classiquec consume / amertume féminine, classiqued vœux / aveux masculine, classiquee l'abandonne / pardonne féminine, classiquef pas / trépas masculine, classiquea sacrées / épurées féminine, classiqueb jours / vautours masculine, classiquec mortelle / Estelle féminine, classiquea bras / combats masculine, classiqueb magnanime / crime féminine, classiquec révéré / séparé masculine, classiqued maladie / incendie féminine, classiquee mortel / l'autel masculine, classiquef souffrance / espérance féminine, classiqueg regard / art masculine, classiqueh profondes / ondes féminine, classiquei trépas / combats masculine, classiquej pleure / demeure féminine, classiquek isolé / consolé masculine, classiquel délire / aspire féminine, classiquem étendu / entendu masculine, classiquen barbare / sépare féminine, classiqueo soi / loi masculine, classiquea colère / père féminine, classiqueb traîné / infortuné masculine, classiquec tète / prête féminine, classiqued secourir / mourir masculine, classiquea rivage / ravage féminine, classiqueb condamnés / enchaînés masculine, classiquec services / supplices féminine, classiqued détachés / jonchés masculine, classiquee poursuivie / vie féminine, classiquef soufferts / fers masculine, classiqueg rames / âmes féminine, classiqueh main / chemin masculine, classiquei misères / pères féminine, classiquej d'effroi / moi masculine, classiquek rivage / courage féminine, classiquel offerts / fers masculine, classiquem brisées / creusées féminine, classiquen séjour / jour masculine, classiquea attentive / plaintive féminine, classiqueb amours / Selmours masculine, classiquec heure / demeure féminine, classiqued feux / nœuds masculine, classiquee années / fortunées féminine, classiquef tristement / amant masculine, classiqueg présage / visage féminine, classiqueh yeux / délicieux masculine, classiquei remplie / mélancolie féminine, classiquej amer / revers masculine, non classiquek circule / crédule féminine, classiquel certains / destins masculine, classiquem funérailles / murailles féminine, classiquen voix / fois masculine, classiqueo l'aime / elle-même féminine, classiquep peur / trompeur masculine, classiqueq augmente / l'amante féminine, classiquer d'eux / deux masculine, classiques hirondelles / ailes féminine, classiquet heureux / amoureux masculine, classiqueu balance / s'élance féminine, classiquev instant / palpitant masculine, classiquew destinée / l'Hyménée féminine, classiquex sépulcral / nuptial masculine, classiquey s'entendre / tendre féminine, classiquez cieux / yeux masculine, classiquea s'incline / divine féminine, classiqueb embrassements / serments masculine, classiquea zèle / l'appelle féminine, classiqueb affreux / malheureux masculine, classiquec tremblante / étincelante féminine, classiqued Dieu / adieu masculine, classiquee éplorée / sacrée féminine, classiquef effroi / toi masculine, classiqueg vénérable / invulnérable féminine, classiquea accablé / tremblé masculine, classiqueb abîmes / victimes féminine, classiquec menacés / lassés masculine, classiqued haleine / lointaine féminine, classiquee recours / jours masculine, classiquef victimes / crimes féminine, classiqueg courroux / nous masculine, classiqueh troublée / assemblée féminine, classiquei instants / pénitents masculine, classiquek nombreux / douloureux masculine, classiquel affaiblie / vie féminine, classiquem sépulcral / inégal masculine, classiquen sainte / enceinte féminine, classiqueo accords / morts masculine, classiquep retentirent / l'entendirent féminine, classiqueq mystérieux / cieux masculine, classiquer étoilée / voilée féminine, classiques médiateur / Créateur masculine, classiquet clémence / commence féminine, classiqueu destructeur / libérateur masculine, classiquev hommage / image féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.4· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
318 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de, PARIS, CHARPENTIER, LIBRAIRE-ÉDITEUR, 1865· numérisation Bibliothèque numérique de Lyon· Sources