Poésies, 1801‑1815· Poëmes· Charlemagne a pavie
Chant premier
Je veux mêler‖ aux belliqueux accordsLes doux accents‖ d'amour et de féerie,Et répéter‖ aux échos de nos bordsLes nobles faits‖ de la chevalerie.Je chante un roi,‖ la terreur des remparts,Qui, dans les murs‖ de Pavie alarmée,Vint foudroyer‖ l'empire des Lombards,Lorsque de loin‖ la ville des CésarsS'humiliait‖ devant sa renommée.
Astre immortel‖ levé sur les héros,De notre France‖ ô lumineuse étoile !De tes rayons‖ daigne éclairer ma voile.Et diriger‖ ma barque au sein dos flots.
On avait vu‖ le puissant CharlemagnePlanter sa lance‖ aux rives de l'Ister,Et des forêts‖ de l'antique AllemagneFouler aux pieds‖ l'informe Jupiter :Du fier Theudon‖ les forces déployéesN'ont pu lutter‖ contre le coup fatal ;Du grand Hermann‖ les aigles foudroyéesFument encore‖ au pied du mont Sintal.L'heureux vainqueur‖ des princes de la terre,Qui devant lui‖ frémissent prosternés,Daigne accueillir‖ leur foule tributaire,Et protéger‖ ces vassaux couronnés.Du noble Haroun‖ le visir magnanimeCe Giaffar.‖ sa future victime,Au roi suprême‖ a présenté l'anneau,Gage sacré‖ d'alliance et d'estime ;Et l'envoyé‖ du prince de SolymeMet à ses pieds‖ les clefs du saint tombeau.Tout l'univers‖ le redoute et l'implore :Pour rassurer‖ ses droits mal affermis,De l'Orient‖ l'autre SémiramisLui fait offrir‖ sa main sanglante encore ;Et, des États‖ où se lève l'auroreLe suppliant‖ d'accepter la moitié,Maître nouveau,‖ le jeune NicéphoreVeut acheter‖ sa puissante amitié.
Vaincu deux fois‖ non loin de ses murailles,Didier posait‖ le glaive des batailles :De ses voisins‖ reconnaissant les droits,Ce fier Lombard‖ respectait leurs domaines ;Et les débats‖ du sceptre et de la croixN'agitaient plus‖ les campagnes romaines.Au jeune front‖ des fils de CarlomanLe roi-pontife‖ accordait l'huile sainte,Et de ses mains,‖ au pied du Vatican,Laissait enfin‖ tomber la foudre éteinte.Charles vainqueur,‖ méditant sou départ,Occupe encor‖ les remparts de Modèce,Et chez Didier‖ le vaillant IsambartVa de la paix‖ confirmer la promesse.Illustre appui‖ du monarque des preux,Cet Isambart‖ de ses exploits nombreuxAvait le prix :‖ Blanche était sa compagne ;Blanche, la sœur‖ du fameux Charlemagne.Il a revu‖ chez le prince lombardLe noble Ogier,‖ l'ami de sa jeunesse,Qui, n'écoutant‖ qu'une aveugle tendresse,Des paladins‖ a quitté l'étendard.Avant le jour‖ où le fier ScandinaveDes bords français‖ partit pour son malheur,Les deux héros,‖ aux champs de la valeur,Laissaient douter‖ quel était le plus brave.On aurait dit‖ ces gémeaux radieuxQui sur la terre,‖ amis toujours fidèle »,N'eurent qu'un sort,‖ et jusque dans les cieuxOnt confondu‖ leurs clartés fraternellesCe temps heureux‖ sans retour s'est enfui :Ogier troublé‖ d'Isambart craint l'approche ;Il se détourne,‖ et désormais pour luiDe son ami‖ la vue est un reproche.Ainsi Marseille‖ au pied de son rempart,Quand les combats‖ s'allumaient autour d'elleA vu depuis,‖ soupirant à l'écart,Ce connétable‖ a son maître infidèle,Qui rougissait‖ en regardant Bayard.
Mais de la paix‖ la prochaine assuranceLivrait son cœur‖ à des pensers plus doux.Muse fidèle !‖ approche, et redis-nousQui des deux rois‖ rompit l'intelligence.Tyrans du cœur,‖ orgueil, amour, vengeanceCe fut vous seuls :‖ « Mon père ! vengez-vousS'est écrié‖ le fougueux Adalgise ;Vengez un fils‖ en qui l'on vous méprise.J'adorais Blanche‖ et demandais sa main ;J'ai de son frère‖ essuyé le dédain.Au fils d'un roi‖ Charlemagne préfèreUn Isambart,‖ un simple paladin :Vous le souffrez,‖ et vous êtes mon père !Depuis le jour‖ où ce prince odieuxÂmes desseins‖ refusa de souscrire,La soif du sang‖ me consume, et vos yeuxDepuis ce jour‖ ne m'ont pas vu sourire.J'ai juré guerre‖ à qui m'a dédaigné ;Mais je la veux‖ et terrible et prochaine.Je veux périr,‖ mais dans le sang baigné ;Et si je vis,‖ ce n'est que par ma haine.Vengez-moi donc,‖ seigneur, ou reprenezCes jours amers‖ que vous m'avez donnés.
Dès qu'Adalgise‖ eut vu Didier souscrireAux noirs projets‖ conçus par sa fureur,Sa bouche enfin‖ retrouva le sourire,Et de la haine‖ il savoura l'horreur.Douce, et livrée‖ à la mélancolie,Sa jeune sœur,‖ la touchante Ophélie,Plaignait tout bas‖ ses transports odieux.L'ange infernal‖ et l'ange de lumière,La nuit profonde‖ et la clarté des cieuxDiffèrent moins‖ qu'Ophélie et son frère :Tel est du sort‖ l'arrêt capricieux.Ne voit-on pas,‖ des mêmes feux brillantesDu firmament‖ les étoiles tremblantes,Et la comète,‖ effroi de l'horizon !Ne voit-on pas‖ les salutaires plantesFleurir non loin‖ du funeste poison !A la terreur‖ ton âme s'abandonne,Tendre Ophélie !‖ A l'ombre des autels,Tu vas prier‖ la céleste MadoneDe mettre un terme‖ à ces combats cruels.Les vœux fervents‖ échappés de ta boucheQuelques moments‖ suspendent la terreur ;Mais de ton frère‖ inflexible et faroucheIls ne sauraient‖ enchaîner la fureur :Cette fureur‖ ne s'est point apaisée ;Tes pleurs en vain‖ coulent pour le toucher :Hélas ! ainsi‖ la goutte de roséeSans l'amollir‖ tombe sur le rocher.Moins insensible,‖ Ogier pour toi soupire.Ces yeux si doux,‖ celte douce pâleur,Ce mol accent‖ et ce vague sourire,Ce front pensif‖ et triste sans douleur,Portent le trouble‖ et le charme en son cœur.Le nom chéri‖ de la beauté qu'il aimePar ses couleurs‖ ne s'est point révélé ;Son bouclier,‖ par un discret emblème,En champ d'azur‖ porte un astre voilé.
Longtemps Morgane,‖ habile enchanteresse,Sut captiver‖ ses vœux et sa tendresse :Ce temps n'est plus ;‖ et quel enchantementPeut ramener‖ un infidèle amant ?
Près de Messine,‖ et non loin de ce pharePont les clartés,‖ chères aux matelots,Frappent au loin‖ les îles de LipareEt leurs volcans‖ allumés dans les flots,Assujetti‖ sur sa base agitée,Brille un palais‖ dont la perle argentéeA revêtu‖ les murs éblouissants :Ses tours sans nombre‖ à demi sont voiléesDe ces vapeurs‖ qui du fond des valléesMontent le soir‖ comme un léger encens,Et, vers les cieux‖ lentement exhalées,Suivent du jour‖ les rayons pâlissants.La, du nocher‖ jamais la rame activeN’interrompit le long calme des airs ;Là seulement‖ gémit la voix plaintiveDes alcyons‖ qui glissent sur les mers.Ce lieu charmant‖ de Morgane est l'asile,Et, chaque année,‖ on dit que la SicileAu sein des flots‖ voit apparaître encorDu beau séjour‖ l'image passagère,Son toit vermeil,‖ sa coupole légère,Ses murs d'albâtre‖ et ses colonnes d'or.
La, désormais‖ Morgane, seule au monde,Songe à l'ingrat‖ qui néglige ses feux ;Et, tout entière‖ à sa douleur profonde,Elle soupire‖ au bruit lointain des jeux,Ou d'un ruisseau‖ regarde couler l'onde.Parfois encor,‖ quand le jour qui s'enfuitCède l'empire‖ aux astres de la nuit,Morgane, au sein‖ d'un nuage d'opale,Vient enlever‖ le héros bien-aimé,Et le retient‖ sur son sein enflammé,En attendant‖ l'étoile matinale.Mais l'infidèle‖ effleure avec ennuiDes voluptés‖ la coupe enchanteresse ;Et, dans les bras‖ de sa belle maîtresse,Son bonheur même‖ est un tourment pour lui.De ces froideurs‖ Morgane a vu la cause ;Rien à ses yeux‖ ne saurait échapper.Amante et fée,‖ on ne peut la tromper ;Et, sur la couche‖ où le plaisir repose,De sa vengeance‖ elle aime à s'occuper.Elle sourit‖ à la guerre prochaine,Se lève, attend‖ le réveil du héros ;Et, déguisant‖ les projets de sa haine,Sur le théorbe‖ elle chante ces mots :
C'était un soir.‖ Au fond de sa tourelleJe m'en allais,‖ par le vague de l'air,Réconforter‖ naïve jouvencelle,Pleurant l'ami‖ qui voyage outre mer.Je t'aperçus‖ errant sous la ramée :Mon front alors‖ se couvrit de rougeur ;Et j'oubliai,‖ de ton aspect charmée,La jouvencelle‖ et l'ami voyageur.
Reine de l'air,‖ du printemps et des roses.Dans les parfums‖ je descendis vers loi ;Et sans détour,‖ et sans métamorphoses,Beau chevalier !‖ je le dis : Sois à moi.L'anneau d'azur‖ du serment fut le page :Le jour tomba ;‖ l'astre mystérieuxVint argenter‖ les ombres du bocage ;Et l'univers‖ disparut à nos yeux.
Dans le séjour‖ de l'heureuse MorganeQuel doux loisir‖ eût charmé tes liens !Combien de fois‖ le palais diaphaneEut éclairé‖ nos jeux aériens !Au mol accent‖ de la harpe sonore,On nous verrait,‖ dès le réveil du jour,franchir les monts‖ embellis par l'aurore,Et jusqu'au soir‖ nous enivrer d'amour.
Sur un rayon‖ de la lune naissante,On nous verrait‖ descendre tous les deux,Pour consoler‖ la vierge languissante,Et d'un amant‖ lui rapporter les vœux ;Ou quelquefois,‖ aux clartés des étoiles.En feux errants‖ voltiger sur les flots,Et, de la nef‖ illuminant les voiles,Guider au port‖ les tremblants matelots.
Mais du repos‖ ton audace murmure ;Triste et rêveur,‖ tu languis dans mes bras.Eh bien ! reprends‖ l'étincelante armure,Mon jeune amant,‖ je te cède aux combats.Cours affronter‖ le vaillant Charlemagne :Guidant ton glaive‖ au milieu des hasards,Dans les périls‖ je serai ta compagne,Et sur ton cœur‖ j'émousserai les dards.
Elle s'arrête,‖ et d'une douleur feinteA tous ses traits‖ elle donne l'empreinte.Grâce au pouvoir‖ d'un art insidieux,Le paladin‖ la revit plus charmante,Et, lui rendant‖ le nom chéri d'amante,D'un baiser tendre‖ il scella ses adieux.
D'autres adieux‖ vont coûter plus de larmes.L'affreux clairon‖ résonne, et d'IsambartCe bruit de guerre‖ a marqué le départ ;Il va quitter‖ Ogier son frère d'armes !Pales tous deux,‖ et le regard troublé,Les deux amis‖ s'abordent : leur penséeReste confuse,‖ et leur langue glacée ;Mais leur silence‖ avait déjà parlé.« Toi, qui bientôt‖ ne seras plus mon frèreDit Isambart‖ d'une débile voix,Donne la main…‖ cette main me fut chère.Que je la presse‖ une dernière fois !Qui l'eût pensé,‖ qu'une aveugle furieDe nos serments‖ eût brisé le lien ?Rappelle-toi‖ les instants où ta vieÉtait la mienne,‖ où mon sang fut le tien.Pourquoi jadis,‖ sous ces mêmes murailles,M'as-tu sauvé‖ du glaive des batailles ?Je serais mort‖ ton frère, et nos deux nomsEussent un jour‖ paré tes écussons ;Plus d'une fois‖ sur mes cendres chériesMon compagnon‖ serait venu pleurer…Mais non ; le sort,‖ hélas ! doit séparerNos deux tombeaux‖ comme nos deux patries.Contre mon cœur‖ laisse-moi le serrer…Je vais partir ;‖ je vais sans espéranceRejoindre, seul,‖ les drapeaux de la France,Et, désormais‖ de larmes m'abreuvant,Porter le deuil‖ de mon ami vivant. »Ogier frémit ;‖ il s'émeut, il hésite…Se pourrait-il !‖… Isambart éperduA ses genoux‖ soudain se précipite :« Rends-moi ! rends-moi‖ celui que j'ai perdu,Et prends pitié‖ du trouble qui m'agite. »Il triomphait…‖ ô funeste retour !Son faible ami,‖ subjugué par l'amour,De la beauté‖ si chère à sa tendresseS'est retracé‖ l'image enchanteresse :« Le sort, dit-il,‖ enchaîne ici mes pas.Plains-moi, plains-moi,‖ ne me condamne pas. »Tous deux alors‖ s'embrassent en silence ;Un dernier gage‖ est l'adieu du départ.Du Scandinave‖ Isambart prend la lance,Et tristement‖ lui donne son poignard :Présent fatal !‖ — Mais, l'œil sur l'Italie,Et tout entière‖ à son ressentiment,Morgane aux vœux‖ de son perfide amantA résolu‖ de ravir Ophélie.Pour Charlemagne‖ elle espère enflammerLe cœur naïf‖ de celle qui, peut-êtreCédant un jour‖ au doux besoin d'aimer,Eût partagé‖ l'ardeur qu'elle fit naître.Dès que le soir‖ élève ses vapeurs,La belle fée‖ en sa grotte profondeCherche un asile,‖ et des sylphes trompeursY réunit‖ la foule vagabonde :« Vous tous, dit-elle,‖ ornement de ma cour,Sylphes brillants,‖ aimables infidèles,Illusions,‖ compagnes de l'amour,Prenez vos luths‖ et parfumez vos ailes.Si tant de fois‖ votre invisible essaim,Glissant dans l'ombre‖ aux heures du mystèreFit soupirer‖ la vierge solitaire,Et souleva‖ l'albâtre de son sein ;Si, par vos soins,‖ le miroir de la nue,Qui se colore‖ aux flammes du malin,Lui présenta‖ dans un riant lointainDu jeune amant‖ l'apparence inconnue ;A la lueur‖ du magique flambeau,Accompagnez‖ mon nocturne voyage,Je vous prépare‖ un triomphe nouveau. »Elle se tut.‖ Dans la troupe volageUn bruit flatteur‖ doucement circula ;Comme le bruit‖ du mobile feuillage,Ou de l'abeille‖ aux montagnes d'Hybla.
De ses jardins,‖ odorant labyrinthe,La fée alors‖ gagne la vaste enceinte.Là croît pour elle‖ un arbuste enchantéQui de ses mains‖ autrefois fut planté :Un charme pur‖ de sa tige s'exhale ;Un prisme éclate‖ au milieu de ses fleurs,Et mollement‖ la brise orientaleEn fait mouvoir‖ les changeantes couleurs.Pour l'arroser,‖ de vingt jeunes sylphidesLes urnes d'or‖ se plongent tour à tourDans le cristal‖ des fontaines limpides.L'arbre inconnu‖ se nomme arbre d'amour.Tout est soumis‖ à son magique empire.L'hôte des airs,‖ sur sa branche arrêté,Charmé soudain,‖ frémit de volupté ;Plus tendrement‖ la palombe y soupire.L'indifférent,‖ qui sous l'ombrage heureuxS'est endormi,‖ se réveille amoureux.Même on a vu‖ les sylphides charmantes,Abandonnant‖ leurs urnes éclatantes,Faibles, céder‖ aux langueurs du désir,Et l'œil fermé,‖ la bouche demi-close,En murmurant‖ les accents du plaisir,Tomber d'amour‖ sur les tapis de rose.
Morgane approche.‖ Elle invoque la Nuit,Divinité‖ favorable au prestige ;Cueille un rameau‖ qui verdit sur la lige,Et des jardins‖ rapidement s'enfuit.A l'escorter‖ sa troupe est préparée :Quatre lutins‖ à l'aile diapréeSont les coursiers‖ de son char nébuleux ;Et dans sa main‖ la branche balancée,Sceptre léger,‖ ressemble au caducéeQui mène au Styx‖ les mânes fabuleux.
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 39[abab] 1[abaab] 17[abba] 25[aa] 4[ababa] 1[abbaab] 2[aabab] 1[ababb] 1[abbaba] 2[abbab] 1[ababcbc]
- Mètre
- Décasyllabes· profil 4+6
- Mots à la rime
- a accords / bords masculine, classiqueb féerie / chevalerie féminine, classiquec remparts / Lombards / Césars masculine, classiqued alarmée / renommée féminine, classiquea héros / flots masculine, classiqueb étoile / voile féminine, classiquea Charlemagne / Allemagne féminine, classiqueb l'Ister / Jupiter masculine, classiquec déployées / foudroyées féminine, classiqued fatal / Sintal masculine, équivalentee terre / tributaire féminine, classiquef prosternés / couronnés masculine, classiqueg magnanime / victime féminine, classiqueh l'anneau / tombeau masculine, classiquei d'estime / Solyme féminine, classiquej l'implore / encore féminine, classiquek affermis / Sémiramis masculine, classiquel l'aurore / Nicéphore féminine, classiquem moitié / amitié masculine, classiquea murailles / batailles féminine, classiqueb droits / croix masculine, classiquec domaines / romaines féminine, classiqued Carloman / Vatican masculine, classiquee sainte / éteinte féminine, classiquef départ / Isambart masculine, classiqueg Modèce / promesse féminine, classiqueh preux / nombreux masculine, classiquei compagne / Charlemagne féminine, classiquej lombard / l'étendard masculine, classiquek jeunesse / tendresse féminine, classiquel Scandinave / brave féminine, classiquem malheur / valeur masculine, classiquen radieux / cieux masculine, classiqueo fidèle / fraternelles féminine, classiquep enfui / lui masculine, classiqueq l'approche / reproche féminine, non classiquer rempart / l'écart / Bayard masculine, classiques d'elle / infidèle féminine, classiquea assurance / l'intelligence / vengeance féminine, classiqueb doux / redis-nous / vengez-vous masculine, classiquec Adalgise / méprise féminine, classiqued main / dédain / paladin masculine, classiquee préfère / père féminine, classiquef odieux / yeux masculine, classiqueg souscrire / sourire féminine, classiqueh dédaigné / baigné masculine, classiquei prochaine / haine féminine, classiquej reprenez / donnés masculine, classiqueb fureur / l'horreur masculine, classiquec mélancolie / Ophélie féminine, classiqued odieux / cieux / capricieux masculine, classiquee lumière / frère féminine, classiquef brillantes / tremblantes / plantes féminine, classiqueg l'horizon / poison masculine, classiqueh s'abandonne / Madone féminine, classiquei autels / cruels masculine, classiquej bouche / farouche féminine, classiquek terreur / fureur masculine, classiquel apaisée / rosée féminine, classiquem toucher / rocher masculine, classiquen soupire / sourire féminine, classiqueo pâleur / douleur / cœur masculine, classiquep aime / emblème féminine, classiqueq révélé / voilé masculine, classiquea enchanteresse / tendresse féminine, classiqueb enchantement / amant masculine, classiquea phare / Lipare féminine, classiqueb matelots / flots masculine, classiquec agitée / argentée féminine, classiqued éblouissants / encens / pâlissants masculine, classiquee voilées / vallées / exhalées féminine, classiquef active / plaintive féminine, classiqueg airs / mers masculine, classiqueh l'asile / Sicile féminine, classiquei encor / d'or masculine, classiquej passagère / légère féminine, classiquea monde / profonde / l'onde féminine, classiqueb feux / jeux masculine, classiquec s'enfuit / nuit masculine, classiqued d'opale / matinale féminine, classiquee bien-aimé / enflammé masculine, classiquef ennui / lui masculine, classiqueg enchanteresse / maîtresse féminine, classiqueh cause / repose féminine, classiquei échapper / tromper / s'occuper masculine, classiquek héros / mots masculine, classiquea tourelle / jouvencelle féminine, classiqueb l'air / mer masculine, classiquec ramée / charmée féminine, classiqued rougeur / voyageur masculine, classiquea roses / métamorphoses féminine, classiqueb loi / moi masculine, classiquec page / bocage féminine, classiqued mystérieux / yeux masculine, classiquea Morgane / diaphane féminine, classiqueb liens / aériens masculine, classiquec sonore / l'aurore féminine, classiqued jour / d'amour masculine, classiquea naissante / languissante féminine, classiqueb deux / vœux masculine, classiquec étoiles / voiles féminine, classiqued flots / matelots masculine, classiquea murmure / armure féminine, classiqueb bras / combats masculine, classiquec Charlemagne / compagne féminine, classiqued hasards / dards masculine, classiquea feinte / l'empreinte féminine, classiqueb insidieux / adieux masculine, classiquec charmante / d'amante féminine, classiquea larmes / d'armes féminine, classiqueb d'Isambart / départ masculine, classiquec troublé / parlé masculine, classiqued pensée / glacée féminine, classiquee frère / chère féminine, classiquef voix / fois masculine, classiqueg furie / vie féminine, classiqueh lien / tien masculine, classiquej noms / écussons masculine, classiquek chéries / patries féminine, classiquel pleurer / séparer / serrer masculine, classiquem espérance / France féminine, classiquen m'abreuvant / vivant masculine, classiqueo hésite / précipite / m'agite féminine, classiquep éperdu / perdu masculine, classiqueq retour / l'amour masculine, classiquer tendresse / enchanteresse féminine, classiques pas masculine, classiquet silence / lance féminine, classiqueu départ / poignard masculine, classiquev l'Italie / Ophélie féminine, classiquew ressentiment / amant masculine, classiquex enflammer / d'aimer masculine, classiquey peut-être / naître féminine, classiquez vapeurs / trompeurs masculine, classiquea profonde / vagabonde féminine, classiqueb cour / l'amour masculine, classiquec infidèles / ailes féminine, classiqued essaim / sein masculine, classiquee mystère / solitaire féminine, classiquef nue / inconnue féminine, classiqueg malin / lointain masculine, classiqueh flambeau / nouveau masculine, classiquei voyage / volage / feuillage féminine, classiquej circula / d'Hybla masculine, classiquea labyrinthe / enceinte féminine, classiqueb enchanté / planté masculine, classiquec s'exhale / orientale féminine, classiqued fleurs / couleurs masculine, classiquee sylphides / limpides féminine, classiquef tour / d'amour masculine, classiqueg empire / soupire féminine, classiqueh arrêté / volupté masculine, classiquei heureux / amoureux masculine, classiquej charmantes / éclatantes féminine, classiquek désir / plaisir masculine, classiquel demi-close / rose féminine, classiquea Nuit / s'enfuit masculine, classiqueb prestige / lige féminine, classiquec préparée / diaprée féminine, classiqued nébuleux / fabuleux masculine, classiquee balancée / caducée féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
343 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de, PARIS, CHARPENTIER, LIBRAIRE-ÉDITEUR, 1865· numérisation Bibliothèque numérique de Lyon· Sources