Poésies, 1801‑1815· Poëmes· Charlemagne a pavie
Chant cinquième
Quand loin des cieux‖ par la foudre ébranlésDe la tempête‖ a fui le char funeste,Les sept couleurs‖ de l'écharpe célesteRendent le calme‖ à nos bords consolés :Ainsi la paix‖ ramène dans PavieL'amour, les jeux,‖ l'espérance et la vie.Les chants du barde‖ et du gai ménestrelOnt du palais‖ déjà frappé les voûtes ;Pour les héros‖ un brillant carrouselA préparé‖ ses défis et ses joutes.Dans les jardins‖ Ophélie et sa courDu ménestrel‖ écoutent la romance.Chaque beauté‖ proclame tour à tourDu grand vainqueur‖ la gloire et la clémenceSeule, Ophélie‖ a gardé le silence,Et dans son sein‖ recueille son amour.Pâle et tremblante,‖ elle croit voir sur elleTous les regards‖ à la fois s'attacher,Et découvrir‖ la blessure cruelleQu'à son cœur même‖ elle voudrait cacher.Pour déguiser‖ son trouble involontaire :« Ce roi puissant,‖ dit-elle, de sa mèreA les vertus‖ et n'eut point les malheurs.Berthe jadis‖ vécut pour les douleurs.Beau ménestrel,‖ sur la lyre d'ivoire,Il m'en souvient,‖ tu nous contas ses maux.Répète-nous‖ la merveilleuse histoire. »Le ménestrel‖ fil entendre ces mots,Et sa parole‖ enchaîna l'auditoire :
« Dans un vallon‖ de bois environné,Prés de Lutéce,‖ une obscure retraiteCachait son toit‖ de mousse couronné.Un bon vieillard,‖ pieux anachorète,Depuis vingt ans‖ sous ce toit résidait ;Depuis vingt ans,‖ de la Vierge célesteIl desservait‖ la chapelle modeste.Pauvre lui-même,‖ au pauvre il accordaitQuelques secours,‖ et Dieu les lui rendait.S'acheminant‖ vers le saint ermitage,Dès le malin,‖ les habitants du lieuVenaient offrir‖ au serviteur de DieuLes fleurs, les fruits‖ et le simple laitage ;Ils répétaient‖ d'une commune voix :« Priez pour nous‖ Notre-Dame des Bois ! »Et chacun d'eux‖ du pieux solitaireDévotement‖ allait baiser la croix,Et le missel,‖ et le pieux rosaire.
» Une étrangère‖ au timide regardVint partager‖ l'asile du vieillard.Cette beauté‖ se disait orpheline ;Et sous le nom,‖ le doux nom d'Azoline,Du bon ermite‖ elle écartait l'ennui,Servait sa table,‖ ou priait avec lui.Lorsque l'hiver‖ attristait la nature,Au jour tombant,‖ elle chantait parfoisLa surprenante‖ et tragique aventureDes trois enfants‖ égarés dans les bois ;Et quand la nuit‖ s'étendait plus obscure,Pour revêtir‖ la veuve et l'orphelinElle filait‖ et le chanvre et le lin.Ses chastes mains‖ paraient le sanctuaire,D'un fin tissu‖ voilaient le reliquaire,Et tous les jours,‖ pour la reine du ciel,Des suppliants‖ recevaient en offrandesLes blonds épis‖ et les fraîches guirlandes,Les fruits naissants‖ et les gâteaux de miel.Oh ! comme alors‖ l'œil charmé la contemple !Plus d'une fois‖ devant ses traits si douxOn fut tenté‖ de fléchir les genoux :On croyait voir‖ la patronne du temple.
» Voilà qu'un soir‖ un grave pèlerin,Arrivé seul‖ de la cité prochaine,S'avance et dit :‖ « Nous n'avons plus de reine,Et, de la part‖ de notre souverain,Je viens ici‖ déposer pour hommageCent pièces d'or‖ aux pieds de cette image. »Ainsi parlant,‖ de la main il montraitLa Vierge sainte‖ en son grossier portrait.L'anachorète‖ et la jeune inconnueSe regardaient ;‖ l'étranger continue :« Jusqu'à ce jour,‖ le spectre du hameau,De la forêt‖ le fabuleux château,L'esprit des bois,‖ le chêne aux sept merveilles,De contes vains‖ ont frappé vos oreilles,Et mon récit‖ pour vous sera nouveau. »Lors, s'asseyant‖ non loin de la colline,Entre l'ermite‖ et sa belle Azoline,Il conte ainsi‖ la royale douleur :« Non sans regret,‖ la reine BlanchefleurSe sépara‖ de sa fille chérie.Berthe quitta‖ sa mère et sa patrie.Un diadème‖ et la main d'un époux,Présents trompeurs,‖ l'attendaient parmi nous.Pour la guider‖ Margiste fut choisie,Cœur ténébreux,‖ monstre d'hypocrisie ;En méditant‖ un projet inhumain,De notre France‖ elle prit le chemin.Elle s'éloigne,‖ et sa fille avec elle.La jeune Alise,‖ à ses leçons fidèle,De la princesse‖ est le portrait vivant ;Entre elles deux‖ l'œil hésita souvent.De l'élever‖ au trône de la FranceL'horrible mère‖ embrasse l'espérance :Aux assassins‖ qui marchent sur ses pasElle a de Berthe‖ ordonné le trépas,Et la forêt‖ silencieuse et sombreEnsevelit‖ ce secret dans son ombre,Et d'un faux nom‖ le crime revêtuObtint le rang‖ promis à la vertu.Quand l'imposture‖ au trône fut assise,On chercha Berthe,‖ on ne trouva qu'Alise.Son règne affreux,‖ qui démentait son nom,De Blanchefleur‖ éveillant le soupçon,(Eh ! qui pourrait‖ tromper l'œil d'une mère ?)Elle accourut,‖ perça le noir mystère :Bientôt Margiste‖ expira dans les feux ;On recueillit‖ ses iniques aveux,Et sa complice,‖ à l'échafaud ravie,Au fond d'un cloître‖ alla cacher sa vie.Depuis ce jour‖ Pepin dans la douleur,En son palais‖ seul avec Blanchefleur,Pleure la mort‖ d'une épouse ignorée :D'un poison lent‖ son âme est dévorée ;Triste, il succombe‖ à son fatal ennui.Homme de Dieu !‖ daignez prier pour lui. »Il parle encore‖ Azoline éperdueSoudain s'écrie :‖ « Aux pieds de votre roi,Bon pèlerin,‖ venez, conduisez-moi.A ses regrets‖ Berthe sera rendue.— Elle respire !‖ — Elle est devant vos yeuxL'astre du soir‖ alors blanchit les cieux.Le pèlerin‖ la regarde ; ô surprise !Dans tous ses traits‖ il revoit ceux d'Alise :« Bonté du ciel !‖ embrasse ton époux,Berthe ! c'est lui‖ que le ciel te renvoie… »Le saint pasteur‖ versa des pleurs de joie,Et de son maître‖ il pressa les genoux.Quand de minuit‖ l'étoile radieuseRevint briller‖ sur l'enceinte pieuse,Il consacra‖ ces nœuds touchants et doux.La sombre nuit‖ achevait sa carrière :Berthe à Pepin‖ conta comment ses pleursSurent fléchir‖ une main meurtrière,Comment enfin‖ la Vierge des douleursLui fit ouvrir‖ la porte hospitalière.Au point du jour,‖ son bâton blanc en main,Le bon vieillard‖ de la reine nouvelleSuivit les pas ;‖ mais, le long du chemin,Il soupirait,‖ songeant à sa chapelle :Le roi, dit-on,‖ le fit son chapelain.Berthe régna,‖ sans en être plus fière ;Dans le palais‖ comme sous la chaumière,Pour revêtir‖ la veuve et l'orphelinElle filait‖ et le chanvre et le lin :On la nomma‖ Berthe la Filandière. »
De Berthe ainsi‖ répétant les malheurs,Le ménestrel,‖ sous la verte feuillée,Par ce récit,‖ qu'interrompaient ses pleurs,Charma longtemps‖ la troupe émerveillée.
Mais les hérauts‖ ont élevé leur voix :« Accourez tous‖ bénir les cieux propices,Et déposez‖ le glaive pour la croix,Fiers paladins !‖ au Dieu maître des roisD'un jour si beau‖ vous devez les prémices.Marchez au temple.‖ » Et du temple sacréOn voit bientôt‖ les vastes galeriesSe revêtir‖ de riches draperies ;D'un lin plus pur‖ l'autel est décoré.
A cet autel,‖ où brille l'oriflamme,Le patriarche‖ à pas lents est monté ;Aux assistants‖ ses mains ont présentéCe pain des cieux,‖ nourriture de l'âme.L'or d'un nuage‖ enveloppait l'autel,Quand descendit‖ l'ange du sacrifice,Qui transforma‖ dans le pieux caliceLe vin mystique‖ en un sang immortel.Le prêtre enfin‖ aux oreilles charméesFit retentir‖ l'hymne cher au vainqueur,Et les guerriers‖ répétèrent en chœur :» Louange au Dieu‖ qui conduit les armées ! »On entendit‖ ce chant religieuxDont un pontife‖ enrichit l'Ausonie,Et dont jadis‖ la sévère harmonie,Sous Périclès,‖ éclatait pour les dieux.L'orgue y mêla‖ ses sons mélodieux.Charles priait :‖ au pied d'un oratoire, .Humble vainqueur,‖ il prosternait sa gloire.C'était ainsi‖ que le héros pieuxSe recueillait‖ au sein du sanctuaire ;C'était ainsi‖ que le roi de la terreSe préparait‖ le royaume des cieux.
On sort du temple,‖ et les lices désertesPar les héros‖ à l'instant sont rouvertes.Superbe, et jeune‖ en sa maturité,Le grand monarque‖ est assis sous la tente.On admirait‖ sa libre majesté,Son front serein,‖ sa stature imposante,Et de ses traits‖ la douce gravité.Sur cette foule‖ à sa voix réunieIl dominait :‖ tel aux bois d'HercynieL'arbre sacré‖ de ses puissants rameauxOmbrage au loin‖ les robustes ormeaux.L'aigle lui seul‖ repose sur sa tète ;Plus d'un trophée‖ orne ses bras noueux ;Et des forêts‖ ce roi majestueux,Qui mille fois‖ affronta la tempête,Protége encor‖ les fêles et les jeux.
Non loin siégeaient‖ ce chancelier fidèle,Cet Archambaut,‖ dont l'œil rapide et sûrPerce des lois‖ le labyrinthe obscur ;Cet Adélard,‖ des sages le modèle ;Cet Albion,‖ dont les sanglants exploitsFurent lavés‖ dans les eaux du baptême ;Ce jeune Ecbert,‖ qui, déchu de ses droits,De loin s'essaye‖ au poids du diadème,Et, s'instruisant‖ sous un maître qu'il aime,Baise à genoux‖ la main qui fait les rois.
Des nobles jeux‖ l'écho par intervallesA répété‖ le prélude guerrier ;Déjà la voix‖ des timides vassalesChante en ces mots‖ la chanson d'Olivier,Aux faibles sons‖ des légères cymbales :
Au doux pays‖ que son ombre aime encor,Dès qu'Olivier‖ jadis reçut la vie,Pour le doter‖ la fée aux cheveux d'orLui départit‖ valeur et courtoisie.Ses yeux à peine‖ avaient vu le soleil,Qu'il palpitait‖ au seul mot de victoire,Et que déjà‖ son innocent sommeilÉtait troublé‖ par des songes de gloire.
De la lueur‖ du glaive menaçantCombien de fois‖ il effraya sa mère !Combien de fois‖ le héros grandissantEnorgueillit‖ les cheveux blancs d'un père !A sa merci‖ tombait sur le préauMaint damoisel‖ en mainte cour plénière :Paraissait-il,‖ devant le jouvenceauLes vieux barons‖ inclinaient leur bannière.
Mainte beauté‖ brûla pour lui d'amour ;Il lit rêver‖ plus d'une châtelaine :A son cimier‖ l'on voyait tour à tourDe leurs cheveux‖ flotter l'or ou l'ébène.Terrible alors,‖ contre les plus vaillantsIl s'élançait‖ aussi prompt que la foudre ;Environné‖ de nombreux assaillants,Il les comptait,‖ mais couchés dans la poudre.
Advint qu'un jour,‖ jour à jamais fatal,Il s'enfonça‖ dans les vieilles Ardennes :Là, répandu‖ par un coup déloyal,Son noble sang‖ teignit le pied des chênes.Consolons-nous :‖ il est vivant encor ;Le paladin‖ fut cher à la sylphide,Et, sur son char,‖ la fée aux cheveux d'orL'a transporté‖ vers l'heureuse Atlantide.
A ces accents,‖ des clairons et des corsOnt succédé‖ les éclatants accords.On a baissé‖ l'importune barrière.Un cri s'élève :‖ « Honneur aux fils des preux ! »C'est le signal ;‖ et bientôt la carrièreA disparu‖ sous l'escadron poudreux.
Troublant soudain‖ la belliqueuse fête,A la barrière‖ un inconnu s'arrête.Un coursier noir‖ porte ce chevalier ;Noir est son casque‖ et noir son bouclier ;Sur sa cuirasse‖ on lit ce mot : Vengeance !Vers Charlemagne,‖ intrépide, il s'avance,Et dit : « C'est loi‖ que j'ose défier ;Toi ! » Du héros la terrible JoyeuseFrémit déjà‖ sous sa main furieuse.Il est debout.‖ S'empressant à la fois,Les paladins‖ allaient punir l'audaceDu discourtois‖ dont faîtière menaceSe mêle aux jeux‖ des paisibles tournois.Charles retient‖ leur fureur vengeresse :« C'est à moi seul‖ que le défi s'adresse,Leur a-t-il dit.‖ Je veux bien dérogerJusqu'à soumettre‖ un obscur étranger :De cet honneur‖ il est digne peut-être.Malgré son casque‖ et son noir écusson,A sa valeur‖ je saurai le connaître,Ou dans la poudre‖ il me dira son nom. »Sur Fulgurin‖ à ces mots il s'élance.La rage au cœur,‖ le farouche inconnuPique des deux,‖ serre sa forte lance ;Mais sans plier‖ Charles a soutenuDe cet assaut‖ l'horrible violence.Autour de lui‖ la terre en a tremblé,Et l'assaillant‖ est lui-même ébranlé.Tous deux alors,‖ d'une voile soudaine,Semblent se fuir,‖ et du bout de l'arènePlus menaçants‖ reviennent… Tel le flot,Longtemps battu‖ par le vent des orages,En écumant‖ se retire, et bientôtD'un nouveau choc‖ ébranle les rivages.De l'étrier‖ perdant l'utile appui,Le forcené‖ cède à l'atteinte affreuse,Et de sa tête‖ il frappe malgré luiDu noir coursier‖ la croupe vigoureuse.Il va tomber :‖ le royal paladin,Noble vainqueur,‖ le protége avec grâce,Et, lui tendant‖ une loyale main,Retient sa chute‖ et prévient sa disgrâce.Jetant sa lance,‖ il dit : « Fier étranger,De cet essai‖ mon âme est satisfaite ;Je t'ai sauvé‖ l'affront de la défaite :En t'éloignant‖ fuis un nouveau danger.— Non, répond-il‖ avec un cri de rage,Je ne veux point‖ de ta vaine pitié ;Je veux ton sang,‖ du mien fût-il payé.Victoire ou mort !‖ qui m'épargne m'outrage.Victoire ou mort !‖ je suis prêt ; défends-toi ;C'est un combat‖ et non plus un tournoi. »Alors commence‖ une attaque nouvelle.De leurs coursiers‖ tous deux sont descendusLe cimeterre‖ en leurs mains étincelle ;Les coups fréquents,‖ ensemble confondus,Tout à la fois‖ sont portés et rendus.L'acier tranchant‖ des lames aiguiséesFrappe à grand bruit‖ les visières brisées ;L'éclair jaillit‖ des mailles, des plastrons :Aux champs d'Etna,‖ tel et moins prompt encoreL'ardent marteau‖ des nerveux forgeronsA coups pressés‖ bat l'enclume sonore.Du chevalier‖ le fer vole en éclats ;Mais le poignard‖ préparé pour son brasA remplacé‖ le large cimeterre.Le front royal‖ vient d'en être effleuré ;Le sang jaillit‖ de ce front révéréOù sont écrits‖ les destins de la terre.A cet aspect,‖ les pâles chevaliersPoussent des cris,‖ frappent leurs boucliers.Rassurez-vous,‖ élite généreuse !De votre roi‖ l'insolent agresseurEst étendu‖ dans la lice poudreuse :Déjà du fer‖ la pointe est sur son cœur.« Relève-toi,‖ lui dit Charles. VengeanceFut ta devise,‖ et la mienne est Clémence.Je le fais grâce.‖ — El moi, je me punis,Dit le vaincu ;‖ nos débats sont finis.Voici l'instant‖ qui nous réconcilie :Demain, demain‖ nous serons réunis. »Il meurt… C'était‖ le frère d'Ophélie.
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 16[abba] 48[aa] 20[abab] 2[ababba] 6[ababa] 1[abbaa] 2[aabab] 2[aabba] 2[abbacca] 1[abbaab] 1[abaab] 1[abbab] 1[ababb]
- Mètre
- Décasyllabes· profil 4+6
- Mots à la rime
- a ébranlés / consolés masculine, classiqueb funeste / céleste féminine, classiquec Pavie / vie féminine, classiqued ménestrel / carrousel masculine, classiquee voûtes / joutes féminine, classiquef cour / tour / amour masculine, classiqueg romance / clémence / silence féminine, classiqueh elle / cruelle féminine, classiquei s'attacher / cacher masculine, classiquej involontaire / mère féminine, classiquek malheurs / douleurs masculine, classiquel d'ivoire / histoire / l'auditoire féminine, classiquem maux / mots masculine, classiquea environné / couronné masculine, classiqueb retraite / anachorète féminine, classiquec résidait / accordait / rendait masculine, classiqued céleste / modeste féminine, classiquee ermitage / laitage féminine, classiquef lieu / Dieu masculine, classiqueg voix / Bois / croix masculine, classiqueh solitaire / rosaire féminine, classiquea regard / vieillard masculine, classiqueb orpheline / d'Azoline féminine, classiquec l'ennui / lui masculine, classiqued nature / aventure / obscure féminine, classiquee parfois / bois masculine, classiquef l'orphelin / lin masculine, classiqueg sanctuaire / reliquaire féminine, classiqueh ciel / miel masculine, classiquei offrandes / guirlandes féminine, classiquej contemple / temple féminine, classiquek doux / genoux masculine, classiquea pèlerin / souverain masculine, classiqueb prochaine / reine féminine, classiquec hommage / image féminine, classiqued montrait / portrait masculine, classiquee inconnue / continue féminine, classiquef hameau / château / nouveau masculine, classiqueg merveilles / oreilles féminine, classiqueh colline / Azoline féminine, classiquei douleur / Blanchefleur masculine, classiquej chérie / patrie féminine, classiquek époux / nous masculine, classiquel choisie / d'hypocrisie féminine, classiquem inhumain / chemin masculine, classiquen elle / fidèle féminine, classiqueo vivant / souvent masculine, classiquep France / l'espérance féminine, classiqueq pas / trépas masculine, classiquer sombre / ombre féminine, classiques revêtu / vertu masculine, classiquet assise / qu'Alise féminine, classiqueu nom / soupçon masculine, classiquev mère / mystère féminine, classiquew feux / aveux masculine, classiquex ravie / vie féminine, classiquez ignorée / dévorée féminine, classiquea ennui / lui masculine, classiqueb éperdue / rendue féminine, classiquec roi / conduisez-moi masculine, classiqued yeux / cieux masculine, classiquee surprise / d'Alise féminine, classiquef époux / genoux / doux masculine, classiqueg renvoie / joie féminine, classiqueh radieuse / pieuse féminine, classiquei carrière / meurtrière / hospitalière féminine, classiquej pleurs / douleurs masculine, classiquek main / chemin masculine, classiquel nouvelle / chapelle féminine, classiquem chapelain / l'orphelin / lin masculine, classiquen fière / chaumière / Filandière féminine, classiquea malheurs / pleurs masculine, classiqueb feuillée / émerveillée féminine, classiquea voix / croix / rois masculine, classiqueb propices / prémices féminine, classiquec sacré / décoré masculine, classiqued galeries / draperies féminine, classiquea l'oriflamme / l'âme féminine, classiqueb monté / présenté masculine, classiquec l'autel / immortel masculine, classiqued sacrifice / calice féminine, classiquee charmées / armées féminine, classiquef vainqueur / chœur masculine, classiqueg religieux / dieux masculine, classiqueh l'Ausonie / harmonie féminine, classiquei mélodieux / pieux / cieux masculine, classiquej oratoire / gloire féminine, classiquek sanctuaire / terre féminine, classiquea désertes / rouvertes féminine, classiqueb maturité / majesté / gravité masculine, classiquec tente / imposante féminine, classiqued réunie / d'Hercynie féminine, classiquee rameaux / ormeaux masculine, classiquef tète / tempête féminine, classiqueg noueux / majestueux / jeux masculine, classiquea fidèle / modèle féminine, classiqueb sûr / obscur masculine, classiquec exploits / droits / rois masculine, classiqued baptême / diadème / aime féminine, classiquea intervalles / vassales / cymbales féminine, classiqueb guerrier / d'Olivier masculine, classiquea encor / d'or masculine, classiqueb vie / courtoisie féminine, classiquec soleil / sommeil masculine, classiqued victoire / gloire féminine, classiquea menaçant / grandissant masculine, classiqueb mère / père féminine, classiquec préau / jouvenceau masculine, classiqued plénière / bannière féminine, classiquea d'amour / tour masculine, classiqueb châtelaine / l'ébène féminine, classiquec vaillants / assaillants masculine, classiqued foudre / poudre féminine, classiquea fatal / déloyal masculine, classiqueb Ardennes / chênes féminine, classiqued sylphide / Atlantide féminine, classiquea cors / accords masculine, classiqueb barrière / carrière féminine, classiquec preux / poudreux masculine, classiquea fête / s'arrête féminine, classiqueb chevalier / bouclier / défier masculine, classiquec Vengeance / s'avance féminine, classiqued Joyeuse / furieuse féminine, classiquee fois / tournois masculine, classiquef l'audace / menace féminine, classiqueg vengeresse / s'adresse féminine, classiqueh déroger / étranger masculine, classiquei peut-être / connaître féminine, classiquej écusson / nom masculine, classiquek s'élance / lance / violence féminine, classiquel inconnu / soutenu masculine, classiquem tremblé / ébranlé masculine, classiquen soudaine / l'arène féminine, classiqueo flot / bientôt masculine, classiquep orages / rivages féminine, classiqueq appui / lui masculine, classiquer affreuse / vigoureuse féminine, classiques paladin / main masculine, classiquet grâce / disgrâce féminine, classiqueu étranger / danger masculine, classiquev satisfaite / défaite féminine, classiquew rage / m'outrage féminine, classiquex pitié / payé masculine, classiquey défends-toi / tournoi masculine, classiquez nouvelle / étincelle féminine, classiquea descendus / confondus / rendus masculine, classiqueb aiguisées / brisées féminine, classiquec plastrons / forgerons masculine, classiqued encore / sonore féminine, classiquee éclats / bras masculine, classiquef cimeterre / terre féminine, classiqueg effleuré / révéré masculine, classiqueh chevaliers / boucliers masculine, classiquei généreuse / poudreuse féminine, classiquej agresseur / cœur masculine, classiquek Vengeance / Clémence féminine, classiquel punis / finis / réunis masculine, classiquem réconcilie / d'Ophélie féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
342 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de, PARIS, CHARPENTIER, LIBRAIRE-ÉDITEUR, 1865· numérisation Bibliothèque numérique de Lyon· Sources