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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Poésies, 1801‑1815· Poëmes· Charlemagne a pavie

Chant quatrième

Charles Millevoye· strophes variées, décasyllabes, 277 vers

Loin du palais,‖ Adalgise en courrouxNourrit sa haine‖ et prépare ses coups :A son poignard‖ il garde une victime.Quelques instants‖ encore, et le guerrierNe sera plus‖ qu'un lâche meurtrier.Par intervalle,‖ aux approches du crime,De ses remords‖ il se sent combattu ;Par intervalle‖ un reste de vertuMalgré lui-même‖ en son cœur se ranime.Tel le soleil‖ de ses derniers rayonsVient colorer‖ les ténébreux nuagesQui dans leurs flancs‖ recèlent les orages,La grêle affreuse‖ et les noirs tourbillons.Bientôt renaît‖ la fureur d'Adalgise.Que dis-je ! il veut‖ que, servant ses complots,Son père même‖ au crime l'autorise.Didier troublé‖ reçoit et lit ces mots :« L'ombre est propice,‖ et la nuit est muette.Que dans une heure‖ une porte secrèteDevant mes pas‖ s'ouvre ! C'en est assez.Ou la vengeance,‖ ou ma mort : choisissez. »

Perdre son fils !‖ le sauver par un crime !Comment choisir ?‖ Entre ce double abîmeDidier demeure‖ interdit et flottant.Si l'étranger,‖ loin du port s'écartant,Entre les flots‖ et la creuse ravineS'est engagé‖ sur la roche en ruine,Et des deux parts‖ voit la mort qui l'attend,Son œil se trouble,‖ il pâlit, il s'arrête,Jusques à l'heure‖ où, sifflant sur sa tète,Les vents du nord,‖ fougueux tyrans des airs,L'entraîneront,‖ au gré de la tempête,Dans la ravine‖ ou dans les flots amers.Du roi lombard‖ image trop fidèle !Que fera-t-il ?‖ d'une main criminelleDoit-il signer‖ l'aveu des attentats,Ou d'Adalgise‖ accepter le trépas ?Au seul devoir‖ il va céder peut-être…Mais devant lui‖ de son fils menaçantL'errante image‖ alors semble apparaître.Il jette un cri,‖ prononce en frémissantL'ordre fatal,‖ et tombe pâlissantSur les degrés‖ de ce trône sans maître.

Durant ce temps,‖ à pas précipités,Autour des murs‖ de la ville soumiseS'égare encor‖ le farouche Adalgise ;Et du vainqueur‖ les drapeaux détestés,Battus des vents,‖ sifflent à ses cotés.De leur aspect‖ sa haine est redoublée ;Un feu plus sombre‖ allume ses regards.De citoyens‖ une foule troubléeAu même instant‖ parcourait les remparts,A leur approche‖ Adalgise s'écrie :« Amis ! pour nous‖ il n'est plus de patrie.Les voyez-vous,‖ ces insolents drapeauxDont la présence‖ insulte à nos misères ?Entendez-vous‖ les mânes de nos pèresS'en indigner‖ au fond de leurs tombeaux ?Vengeons ces murs,‖ vengeons la Lombardie !Armons nos bras‖ de glaives, de flambeaux ;A ces drapeaux‖ attachons l'incendie ;Et que leurs feux,‖ guidant au loin nos pas,De nos vainqueurs‖ éclairent le trépas ! »Comme il parlait,‖ d'une flamme soudaineLes étendards‖ pétillent dévorés ;Et, possédé‖ du démon de la haine,Vers le palais‖ à sa suite il entraîneLes citoyens,‖ de sa rage enivrés.

Et cependant‖ l'adroite enchanteresseVoudrait, au gré‖ de son art infernal,Punir d'Ogier‖ l'infidèle tendresse,Et l'accabler‖ du bonheur d'un rival.Elle voudrait‖ dérober à la gloireDu roi lombard‖ le généreux vainqueur,Pour Ophélie‖ enflammer son grand cœur,Et lui ravir‖ les fruits de sa victoire.De sa baguette‖ elle frappe ; cl soudainA son pouvoir‖ la terre obéissante,Près du palais,‖ d'un merveilleux jardinA déployé‖ la pompe éblouissante.Là, le printemps‖ rit au sein des hivers ;Les hauts sapins,‖ les palmiers toujours vertsVont balançant‖ leurs souples colonnades ;L'onde bondit‖ en limpides cascades ;Et son murmure,‖ au loin charmant les airs,A la douceur‖ des plus tendres concerts.Sous la feuillée,‖ à la voix de Morgane,Xe luth en main,‖ un groupe de beautés,Laissant flotter‖ son voile diaphane,Par ses regards‖ invite aux voluptésL'hôte nouveau‖ de ces lieux enchantés.Philtre d'amour‖ plus dangereux encore.Un pur nectar‖ aussitôt a coulé,Nectar charmant‖ que la vermeille amphoreDans son cristal‖ a longtemps recelé.Il réunit‖ au parfum de la roseLe vif éclat‖ des plus fraîches couleurs ;Dans les bosquets‖ Morgane le composeDu suc des fruits‖ et de l'esprit des fleurs.

« Grand roi ! permets‖ qu'à tes vaillants trophéesJ'ose enlacer‖ les myrtes amoureux,Lui dit Morgane :‖ un dieu créa les féesPour le bonheur‖ des amants et des preux.L'amour t'attend‖ sur la couche odorante,Dit-elle encor ;‖ ces nymphes sont à moi :Leur voix est tendre‖ et leur bouche enivrante.Tu peux choisir,‖ la plus belle est à loi. »Charles se tait ;‖ il garde un front sévère :« Contre l'amour‖ mon cœur s'est affermi,Dit-il. J'implore‖ une faveur plus chère.Le fier Roland,‖ mon neveu, mon ami,Peut-être, hélas !‖ sur la rive étrangèreA rencontré‖ le malheur ou la mort…Savante fée !‖ instruis-moi de son sort. »

Traçant dans l'air‖ un signe symbolique :« Fils de Milon !‖ dit-elle, quel transportT'enchaîne aux pas‖ de l'ingrate Angélique ?Elle te fuit,‖ elle insulte à les feux ;Aux faibles sons‖ d'un luth voluptueux,Elle et Médor,‖ sous des ombres fleuries,Chantent l'amour…‖ l'amour ! Ah ! malheureux !Leurs chants pour toi‖ sont l'hymne des Furies.Ce bois profond,‖ de chênes couronné,Qui sait ? peut-être‖ a voilé leurs caresses,Leurs longs baisers,‖ leurs brûlantes ivresses !Qu'il tombe ! il dit ;‖ sous son bras forcenéLe chêne éclate‖ et meurt déraciné. »Charles frémit‖ de l'oracle funeste.Mais tout à coup‖ des accords ravissantsFrappent Morgane ;‖ une extase céleste .Vient par degrés‖ enchaîner tous ses sens :« Qu'ai-je entendu ?‖ dit-elle ; quels accents !Est-ce le chant‖ des magiques Orphées ?Est-ce ta lyre,‖ immortel Obéron ?Non. Brise-toi,‖ luth impuissant des fées !C'est un mortel :‖ Arioste est son nom.N'entends-tu pas‖ la voix aérienneDe ton Roland‖ signaler les travaux ?Avec sa gloire‖ elle chante la tienne :Dans l'univers‖ tu n'as plus de rivaux ;Console-toi,‖ même de Roncevaux ! »

La docte fée,‖ en planant sur les âges,De l'avenir‖ lisait ainsi les pages.Charles l'écoute‖ avec étonnement.A ses côtés‖ cependant elle rangeDe ses lutins‖ la légère phalange,Et dit tout bas :‖ « Nous touchons au momentQue j'ai promis‖ à mon ressentiment.Secondez-moi,‖ gracieuses sylphides.Arbre d'amour !‖ arbre que j'ai plan lé !Trouble ses sens‖ de tes charmes perfides,Et des erreurs‖ de ton prisme enchanté ;Et qu'aujourd'hui‖ la haine et la vengeanceAvec l'amour‖ marchent d'intelligence. »Près du héros‖ qu'elle aspire à charmerS'empresse alors‖ chaque aimable sylphide ;Et la plus jeune‖ en souriant le guideVers les rameaux‖ dont l'ombre fait aimer.

A peine il touche‖ au magique feuillage,Que sur ses yeux‖ se répand un nuage.Environné‖ de prestiges d'amour,Il croit d'abord,‖ au séduisant séjour,Voir s'égarer‖ en de vertes alléesD'autres beautés‖ fuyant l'éclat du jour,Et seulement‖ de leur pudeur voilées.L'une bientôt‖ enchaîna tous ses vœux.Les vents jouaient‖ dans l'or de ses cheveux :La plus modeste,‖ elle était la plus belle ;Et je ne sais‖ quel charme en ses regardsDisait d'avance‖ au vainqueur des LombardsQu'elle serait‖ aussi la plus fidèle.Dans cette image‖ il avait reconnuLes traits si doux‖ de la belle Ophélie,Ces yeux rêveurs‖ et ce front ingénu,Chargés d'amour‖ et de mélancolie ;Et, sur ses pas,‖ de détours en détours,S'abandonnant‖ au magique dédale,Sous les berceaux‖ d'où la myrrhe s'exhale,Toujours il suit‖ l'ombre, qui fuit toujours.« Prince, arrêtez,‖ ou c'est fait de vos jours,Un noir complot‖ menace votre tête. »A ces accents,‖ Charlemagne s'arrête :Il voit Ogier,‖ qui, les regards troublés,Des chevaliers‖ par ses soins rassemblésA précédé‖ la phalange intrépide.Devant ses pas‖ le jardin mensonger,L'arbre d'amour,‖ la charmante sylphide,Tout disparaît‖ comme un songe léger.La rage au cœur,‖ Morgane frémissanteAgite en vain‖ sa baguette puissante ;Au sein des airs‖ reprenant son essor,Elle se tait ;‖ c'est menacer encor.

Vers Charlemagne‖ en partant elle guideLes assassins,‖ dont la troupe homicideSert Adalgise‖ et ses projets affreux :Le météore‖ à la clarté livideEst le flambeau‖ qui marche devant eux ;Dans leur fureur,‖ silencieux et sombres,Tantôt épars‖ et tantôt ralliés,Ils s'avançaient‖ tels que d'horribles ombres,Et frissonnaient,‖ l'un de l'autre effrayés.Au fils du roi‖ les portes sont ouvertes ;Suivi des siens,‖ le long des cours désertesIl s'avançait‖ à pas lents et sans bruit :Mais des clartés‖ qui veillent dans la nuitFrappent sa vue ;‖ il s'arrête, il frissonne,Et l'espérance‖ un instant l'abandonne.« Dieu ! qu'ai-je fait ?‖ dit-il, j'ai tout détruit.Le traître Ogier,‖ de mes projets instruit,De ce palais‖ n'a-t-il pas pris la route ?Les chevaliers,‖ pour leur maître alarmés,Debout encore‖ et de leur glaive armés,En ce moment‖ l'environnent sans doute…Ils sont venus.‖ Tremble, fier agresseur !Charles sur toi‖ fend comme la tempête :Son cimeterre‖ est déjà sur ta tête,La froide mort‖ est déjà dans ton cœur.Le fer des preux‖ jette sur la poussièreDes révoltés‖ la foule presque entière.Le reste fuit,‖ de terreur éperdu,Et court au loin‖ sous quelque abri sauvageEnsevelir‖ son impuissante rage,Et le regret‖ de son crime perdu.

Le souvenir‖ de sa chute fataleGlace Adalgise,‖ et sa téméritéN'ose tenter‖ une lutte inégale ;Il cherche au loin‖ l'ombre et l'impunité.Didier tremblant,‖ que le remords oppresse,A révélé‖ sa parjure faiblesse.Coupable roi !‖ ton arrêt est dicté.

Charles, forcé‖ de condamner le crime,En l'immolant‖ regrettait la victime :« Toujours punir,‖ s'écria-t-il trois fois,Toujours punir‖ est donc le sort des rois ! »

Soudain paraît‖ dans la salle isoléeDu criminel‖ la fille désolée ;Son œil est triste‖ et son teint sans couleur,Et sous ses traits‖ on eut peint la Douleur.Elle tremblait‖ ainsi que la gazelleQuand par hasard,‖ au sein du bois profond,Elle aperçoit‖ le chasseur vagabondQui l'atteignit‖ de sa flèche mortelle.Charles pensif‖ lève les yeux sur elle.Oh ! qui peindra‖ ses transports renaissantsDès qu'il revoit‖ celle sylphide aimableDont la présence‖ enivra tous ses sens ?Il veut parler ;‖ un trouble inexprimableFait sur sa bouche‖ expirer ses accents.Brûlant d'un feu‖ qu'il peul cacher à peine,Avec lenteur‖ il s'était rapprochéDu front charmant‖ vers la terre penché ;Il effleurait‖ de sa brûlante haleineCe front d'albâtre‖ et ces cheveux d'ébène.Tremblant d'amour,‖ il pressait une mainQui frémissait‖ dans la sienne oubliée,Et, sur son sein‖ doucement appuyée,Pouvait compter‖ les soupirs de son sein.C'en était fait :‖ un seul instant peut-être,Et de ses feux‖ il n'était plus le maître.Mais un héros‖ au devoir, à l'honneurSait immoler‖ jusques à son bonheur :« Fille adorable‖ autant que malheureuse,Rassurez-vous,‖ dit la voix généreuse ;Beauté, vertus‖ ont des droits sur mon cœur.Didier vivra :‖ les jours de votre pèrePar vous sauvés‖ lui paraîtront plus doux. »Et, bénissant‖ le prince tutélaire,La vierge en pleurs‖ embrassa ses genoux.« La tendre fille‖ est épouse fidèle,Dit le héros,‖ je vous dois un époux.Ogier vous aime,‖ il est digne de vous ;Le plus vaillant‖ mérite la plus belle.— Jamais d'époux !‖ jamais… » s'écria-t-elle ;Et de ses traits‖ s'enflamma la pâleur ;Et, le cœur plein‖ d'un funeste présage,L'infortunée‖ en voilant son visageCacha du moins‖ son trouble et sa douleur.

Versification

Forme
Strophes variées
Rimes
29[aa] 1[abbacca] 9[abba] 14[abab] 2[aabba] 5[aabab] 1[ababba] 7[abbaa] 1[abbacac] 1[abaab] 3[ababa] 2[ababb] 1[ababccb]
Mètre
Décasyllabes· profil 4+6
Mots à la rime
a courroux / coups masculine, classiqueb victime / crime / ranime féminine, classiquec guerrier / meurtrier masculine, classiqued combattu / vertu masculine, classiquee rayons / tourbillons masculine, classiquef nuages / orages féminine, classiqueg d'Adalgise / l'autorise féminine, classiqueh complots / mots masculine, classiquei muette / secrète féminine, classiquej assez / choisissez masculine, classiquea crime / abîme féminine, classiqueb flottant / s'écartant / l'attend masculine, classiquec ravine / ruine féminine, classiqued s'arrête / tète / tempête féminine, classiquee airs / amers masculine, classiquef fidèle / criminelle féminine, classiqueg attentats / trépas masculine, classiqueh peut-être / apparaître / maître féminine, classiquei menaçant / frémissant / pâlissant masculine, classiquea précipités / détestés / cotés masculine, classiqueb soumise / Adalgise féminine, classiquec redoublée / troublée féminine, classiqued regards / remparts masculine, classiquee s'écrie / patrie féminine, classiquef drapeaux / tombeaux / flambeaux masculine, classiqueg misères / pères féminine, classiqueh Lombardie / l'incendie féminine, classiquei pas / trépas masculine, classiquej soudaine / haine / entraîne féminine, classiquek dévorés / enivrés masculine, classiquea enchanteresse / tendresse féminine, classiqueb infernal / rival masculine, classiquec gloire / victoire féminine, classiqued vainqueur / cœur masculine, classiquee soudain / jardin masculine, classiquef obéissante / éblouissante féminine, classiqueg hivers / verts masculine, classiqueh colonnades / cascades féminine, classiquei airs / concerts masculine, classiquej Morgane / diaphane féminine, classiquek beautés / voluptés masculine, classiquel enchantés / coulé / recelé masculine, classiquem encore / amphore féminine, classiquen rose / compose féminine, classiqueo couleurs / fleurs masculine, classiquea trophées / fées féminine, classiqueb amoureux / preux masculine, classiquec odorante / enivrante féminine, classiqued moi / loi masculine, classiquee sévère / chère / étrangère féminine, non classiquef affermi / ami masculine, classiqueg mort / sort / transport masculine, classiquea symbolique / Angélique féminine, classiquec feux / voluptueux / malheureux masculine, classiqued fleuries / Furies féminine, classiquee couronné / forcené / déraciné masculine, classiquef caresses / ivresses féminine, classiqueg funeste / céleste féminine, classiqueh ravissants / sens / accents masculine, classiquei Orphées / fées féminine, classiquej Obéron / nom masculine, classiquek aérienne / tienne féminine, classiquel travaux / rivaux / Roncevaux masculine, classiquea âges / pages féminine, classiqueb étonnement / moment / ressentiment masculine, classiquec range / phalange féminine, classiqued sylphides / perfides féminine, classiquee lé / enchanté masculine, classiquef vengeance / d'intelligence féminine, classiqueg charmer / aimer masculine, classiqueh sylphide / guide féminine, classiquea feuillage / nuage féminine, classiqueb d'amour / séjour / jour masculine, classiquec allées / voilées féminine, classiqued vœux / cheveux masculine, classiquee belle / fidèle féminine, classiquef regards / Lombards masculine, classiqueg reconnu / ingénu masculine, classiqueh Ophélie / mélancolie féminine, classiquei détours / toujours / jours masculine, classiquej dédale / s'exhale féminine, classiquek tête / s'arrête féminine, classiquel troublés / rassemblés masculine, classiquem intrépide / sylphide féminine, classiquen mensonger / léger masculine, classiqueo frémissante / puissante féminine, classiquep essor / encor masculine, classiquea guide / homicide / livide féminine, classiqueb affreux / eux masculine, classiquec sombres / ombres féminine, classiqued ralliés / effrayés masculine, classiquee ouvertes / désertes féminine, classiquef bruit / nuit masculine, classiqueg frissonne / l'abandonne féminine, classiqueh détruit / instruit masculine, classiquei route / doute féminine, classiquej alarmés / armés masculine, classiquek agresseur / cœur masculine, classiquel tempête / tête féminine, classiquem poussière / entière féminine, classiquen éperdu / perdu masculine, classiqueo sauvage / rage féminine, classiquea fatale / inégale féminine, classiqueb témérité / l'impunité / dicté masculine, classiquec oppresse / faiblesse féminine, classiquea crime / victime féminine, classiqueb fois / rois masculine, classiquea isolée / désolée féminine, classiqueb couleur / Douleur masculine, classiquec gazelle / mortelle / elle féminine, classiqued profond / vagabond masculine, classiquee renaissants / sens / accents masculine, classiquef aimable / inexprimable féminine, classiqueg peine / haleine / d'ébène féminine, classiqueh rapproché / penché masculine, classiquei main / sein masculine, classiquej oubliée / appuyée féminine, classiquek peut-être / maître féminine, classiquel l'honneur / bonheur / cœur masculine, classiquem malheureuse / généreuse féminine, classiquen père / tutélaire féminine, classiqueo doux / genoux masculine, classiquep fidèle / belle / s'écria-t-elle féminine, classiqueq époux / vous masculine, classiquer pâleur / douleur masculine, classiques présage / visage féminine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 1.1· écart moyen à la rime classique 0.0

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

277 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de, PARIS, CHARPENTIER, LIBRAIRE-ÉDITEUR, 1865· numérisation Bibliothèque numérique de Lyon· Sources