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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Poésies, 1801‑1815· Poëmes· Charlemagne a pavie

Chant deuxième

Charles Millevoye· strophes variées, décasyllabes, 311 vers

La nuit s'avance,‖ et Morgane ravieDans la vapeur‖ a reconnu Pavie :Le char docile‖ y descend à sa voix.Devant ses pas‖ déjà s'ouvre l'asileOù d'un sommeil‖ innocent et tranquilleDormait encor‖ l'héritière des rois.Elle frémit‖ de la trouver si belle :« Songes d'amour,‖ enivrez-la, » dit-elle.Et le rameau‖ doucement agité,Avec lenteur‖ s'abaissant sur la coucheOù reposait‖ la pudique beauté,Vient effleurer‖ et ses yeux et sa bouche.En même temps,‖ les sylphes mensongersOnt caressé‖ de leurs souffles légersLa vierge pure,‖ et font jouer dans l'ombreDe leurs miroirs‖ les facettes sans nombre :Le roi des preux,‖ sous mille aspects mouvants,Parait, s'enfuit,‖ et reparaît encore ;Tantôt porté‖ du couchant à l'auroreSur un coursier‖ non moins prompt que les ventsTantôt debout‖ sur le char de la guerre,Distribuant‖ les trônes de la terre,Dictant la paix‖ à vingt peuples soumis ;Tantôt aux pieds‖ de la beauté qu'il aime,Avec son sceptre,‖ avec son diadème,Posant un fer‖ qui manque d'ennemis.Mais sans retour‖ le prestige s'envole ;Et l'on entend‖ ce chant délicieuxS'unir au bruit‖ des luths harmonieux,De la cithare‖ et des harpes d'Éole :

L'ombre s'enfuit :‖ la courrière du JourVa de ses feux‖ colorer le nuage :Avec l'Aurore‖ et les lis du bocage,Éveille-loi‖ du doux réveil d'amour.

Aime et jouis ;‖ le plaisir n'a qu'un jour :Moins fugitive‖ est la fleur printanière.Dans les bosquets‖ de rose et de lumière,Viens te mêler‖ à nos danses d'amour.

Viens d'Obéron‖ charmer le beau séjour :Titania‖ sur son trône l'appelle ;Un char traîné‖ par la blanche gazelleTe conduira‖ vers son île d'amour.

La voix s'exhale‖ et meurt L'aube nouvelleVient d'Ophélie‖ éclairer le séjour.Elle s'éveille,‖ et regarde autour d'elle.Et son regard‖ semble étonné du jour.Songes légers,‖ peuple de Sylphirie,Déjà, bornant‖ votre rapide essor,Vous reposiez‖ au palais de féerie,Que du réveil‖ elle doutait encor.Elle se lève‖ et marche à l'aventure :En noirs anneaux‖ flotte sa chevelure.Et des soupirs‖ s'échappent de son sein ;Puis, retenant‖ ses plaintes étouffées,Elle s'arrête,‖ et croit dans le lointainOuïr les sons‖ de la lyre des fées.Le regard fixe‖ et le sein palpitant,Elle poursuit‖ l'image qu'elle adore ;Elle la voit,‖ et lui parle, et l'entend ;Et dans son cœur‖ s'accroît à chaque instantL'affreux progrès‖ du mal qui la dévore.Telle, aux rayons‖ d'un soleil enflammé,Du bord des mers‖ quand la jeune AfricaineCroit découvrir‖ la pirogue lointaineQui lui rendra‖ l'aspect du bien-aimé,Les flots en vain‖ mouillent ses pieds d'ébèneLa jeune amante,‖ ainsi que le rocher,Reste immobile,‖ et de l'image vaineSes longs regards‖ n'ont pu se détacher :La vague enfin‖ la soulève et l'entraîne.

Mais des remparts‖ de piques hérissésAu loin s'étend‖ l'arsenal redoutable ;Les traits sifflants,‖ la flèche inévitable,Des rocs aigus‖ les débris entassésBordent les murs‖ et les larges fossés,De la cité‖ défense tutélaire.Des toits d'airain‖ couvrent ces vastes forts,Qui, s'élevant‖ sur le mont circulaire,Du premier choc‖ soutiendront les efforts.De surveillants‖ une élite éprouvée,Debout, la nuit,‖ aux clartés des fanaux,Se succédait‖ sur la tour élevée,Et tout le jour,‖ à travers les créneaux,De Charlemagne‖ épiait l'arrivée.Les derniers feux‖ du troisième soleilDe son approche‖ éclairent l'appareil.On voit marcher‖ sous la même bannièreCe Richardet‖ et ce jeune Guiscard,Qui de Renaud,‖ leur invincible frère,Tous deux encor‖ regrettent le départ ;L'ardent Monglave‖ et le fier Angibart,Si redoutés‖ des hordes germaniques ;Et Théodulphe,‖ orateur et guerrier,Et Lancelot,‖ dont les vieilles chroniquesNous ont transmis‖ les actes héroïques.Ne cherchez plus‖ le vaillant Olivier :Au champ d'honneur,‖ une lance ennemieDe ce héros‖ borna l'illustre vie ;Et le cyprès‖ ombrage son laurier.Roland n'est plus,‖ bien qu'il respire encore :D'un long amour‖ le funeste poisonA désormais‖ égaré sa raison ;Il suit au loin‖ l'ingrate qu'il adore.Quel est le brave,‖ à l'orgueilleux cimier,Qui près du roi‖ s'avance le premier ?C'est Isambart.‖ Vaincu par la tristesse,En soupirant‖ il songe à son ami,Et sa douleur‖ se rappelle sans cesseL'adieu cruel‖ dont son cœur a gémi.

Quand tout s'élance‖ au signal de la guerre,Triste, et les yeux‖ attachés à la terre,Le seul Ogier‖ se dérobe aux exploits :« Quoi ! disait-il,‖ regardant son épée,Je combattrais‖ mes amis d'autrefois !Ce fer sanglant…‖ Dieu ! si ma main trompée…Mais Ophélie !‖… ô tendresse, ô devoir,Qui de vous deux‖ aura la préférence ?La mériter,‖ ou ne plus la revoir !La mériter,‖ c'est ma seule espérance. »Et tout à coup‖ Ogier, se ranimant,Semble sortir‖ d'un long enchantement.

Oh ! que d'instants‖ perdus pour son courage !Que de. hauts faits‖ dérobés à son bras !Il en rougit‖ et de honte et de rage,Et tout son cœur‖ appelle les combats.Tel en sursaut‖ s'éveille le nomadeQui, sans prévoir‖ le matinal départ,D'un long sommeil‖ s'endormit à l'écart :En haletant‖ il poursuit la peupladeQui disparaît,‖ et que l'œil incertainDécouvre à peine‖ à l'horizon lointain.Ou tel encor,‖ si des meutes ardentes,A son réveil,‖ l'impatient chasseurEntend déjà‖ les clameurs discordantesQui du hallier‖ traversent l'épaisseur,En s'accusant‖ de sa molle indolence,Bu lit oiseux‖ aussitôt il s'élance ;Son tube éclate‖ aux rayons du soleil.Hôtes tremblants‖ de la forêt sauvage,Fuyez ses coups,‖ fuyez : un prompt ravageVa réparer‖ les lenteurs du réveil.

De ses guerriers‖ à l'éclatante armureLe roi des preux‖ s'avance environné.Éblouissant‖ de pourpre et de dorure,Un destrier‖ à la haute encolureParmi la foule‖ en pompe est amené :C'est Fulgurin.‖ Son pied frappe la poudre ;Son flanc jamais‖ n'a senti l'aiguillon ;Fier de son maître,‖ il vole, et de la foudreA la vitesse,‖ et le choc, et le nom.

Charles revêt‖ la pesante cuirasse,Et fait jaillir‖ l'éclair du bouclier.Il prend aux mains‖ du fidèle écuyerLes rênes d'or,‖ les ajuste avec grâce,Monte ; et déjà‖ le bouillant FulgurinS'agite, écume,‖ et tourmente le freinD'un œil ardent‖ il dévore l'espace ;Les crins dressés‖ et les naseaux mouvants,Il est semblable‖ aux coursiers dont la raceNaquit, dit-on,‖ des cavales de ThraceQue fécondaient‖ les caresses des vents.

Pour le combat‖ cependant tout s'apprête.Déjà, non loin‖ du rempart assiégé,Le double camp‖ dans la plaine est rangé.Les fiers Lombards,‖ Adalgise à leur tète,Pour arrêter‖ l'armée aux larges flancs,Ont déployé‖ leurs formidables rangs.Ils gardent tous‖ un farouche silence ;Et les Français,‖ en agitant leur lance,D'un chant de gloire‖ entonnent le refrain.Charles, monté‖ sur l'ardent Fulgurin,Parcourt les rangs :‖ sa parole enflammée,Qui garantit‖ le succès du combat,Fait un héros‖ du plus obscur soldat,Et d'un regard‖ il double son armée.Quelques moments,‖ retenant ses transports,Des deux partis‖ la fureur est réglée,Et les guerriers‖ s'attaquent corps à corps ;Mais par degrés‖ s'animent leurs efforts ;A chaque instant‖ s'épaissit la mêlée.Le cimeterre,‖ et la lance, et les dards,La double hache,‖ et les tranchants poignards,Ont varié‖ les coups et les blessures.En pétillant‖ le feu sort des armures.Le sang jaillit ;‖ plus d'ordre, plus de rangs ;Vainqueurs, vaincus,‖ chefs, soldats, morts, mourants,Tout se confond :‖ la vue épouvantéeN'aperçoit plus‖ qu'une masse agitée ;L'oreille au loin‖ n'entend plus dans les airsQu'un cri formé‖ de mille cris divers.Le grand monarque‖ au loin se multiplie,Chef et soldat,‖ partout en même tempsPresse ou retient‖ l'essor des combattants :Autour de lui‖ tantôt il les rallie,Tantôt lui-même‖ au plus fort du dangerSe précipite,‖ afin que leur courageJusques à lui‖ s'ouvre un sanglant passageEt de la mort‖ vienne le dégager.Par les débris‖ la terre est accablée ;L'énorme tour‖ croule démantelée ;Les murs épais‖ tombent ; en un moment,De paladins‖ une troupe hardieMonte à la fois‖ sur la brèche agrandie,Qu'un fer aigu‖ protége vainement.

En ce désordre,‖ Isambart, intrépide,Va poursuivant‖ la retraite rapideDes ennemis‖ dérobés à son bras.Au sein des murs‖ il pénètre, et les portes,Tout aussitôt‖ se fermant sur ses pas,Le livrent seul‖ aux nombreuses cohortes.Il va périr.‖ mais il ne tremble pas.Sous un portique‖ il vole et se retranche ;Le fer luisant‖ de la lance et du dardVient s'émousser‖ sur son armure blanche,Et de son glaive‖ il se fait un rempart.Mais par degrés‖ faiblit sa main lassée ;Lors il commence‖ à connaître l'effroi ;A son épouse,‖ à la France, à son roiIl dit adieu‖ du fond de sa pensée.Loin du Caïstre‖ ou des bords du Cydnus,Tel un beau cygne,‖ égaré dans l'orage,Regrette, hélas !‖ à l'aspect du naufrage,Le lac tranquille‖ et les fleuves connus.Pour échapper‖ à son destin sinistre,Il lutte en vain‖ contre le flot des mers :Une heure encore,‖ et l'oiseau du CaïstreDu dernier chant‖ aura frappé les airs.

Mais Charlemagne‖ avait suivi sa trace :Des chevaliers‖ il ranime l'audace ;Les chevaliers,‖ à sa voix rassemblés,D'un bras nerveux‖ levant l'énorme hacheFrappent ensemble‖ et frappent sans relâche ;La porte crie,‖ et ses gonds ébranlésCèdent bientôt‖ à leurs coups redoublés.La hache en main,‖ ils entrent dans PavieOù sous le nombre‖ Isambart terrasséAllait périr,‖ de mille coups percé :Pour Isambart‖ leur présence est la vie.

Des assiégés‖ les bataillons épars,Que d'Adalgise‖ entraîne la menace,Sont accourus‖ de la plaine aux remparts,Et, furieux,‖ ils rentrent dans la placeA ta rencontre‖ Adalgise est venu,Noble Isambart !‖ ses yeux ont reconnuLe nom de Blanche‖ écrit sur ta cuirasse ;En frémissant‖ il mord son bouclier :« Te voici donc,‖ insolent chevalier,Dont le bonheur‖ me blesse et m'injurie !De te soustraire‖ à ma juste furieLe fol espoir‖ te pouvait-il flatter ?Époux de Blanche !‖ ose la disputer. »Disant ces mots,‖ Adalgise en silenceMet en arrêt‖ sa formidable lance ;Il va frapper :‖ Isambart, s'écartant,Échappe au coup‖ de la lance trompée,Et, d'un revers‖ de sa terrible épée,Sur la poussière‖ à ses pieds il l'étend.En vomissant‖ la menace et l'injure,Sous les débris‖ de sa pesante armureS'est relevé‖ le farouche Lombard.Ogier soudain,‖ proférant le blasphème,Accourt. La fée‖ abuse son regard.Le fer, présent‖ de son cher Isambart,Brille levé‖ sur Isambart lui-même.Les paladins‖ s'étonnent ; son ami,Le cœur navré,‖ d'un bras mal affermi,Et pressentant‖ sa triste destinée,Pare les coups‖ de sa main forcenéeEn s'écriant :‖ « Frappe ! frappe, cruel !Bientôt ma mort‖ remplira ton attente.L'ingrat oubli‖ d'une amitié constantePour moi d'avance‖ était le coup mortel. »Il est frappé.‖ Son sang coule et bouillonne,Son œil s'éteint,‖ la force l'abandonne,Et de sa bouche‖ après un long effortSortent ces mots :‖ « Adieu… je te pardonne. »Le pâle Ogier,‖ dans un sombre transport,Avec fureur‖ l'appelle… Il était mort.Le malheureux,‖ contemplant son ouvrage,Contre lui-même‖ allait tourner sa rage ;C'en était fait :‖ mais, plus prompt que l'éclair,Charles retient‖ son homicide fer.Alors Ogier‖ semble se reconnaître ;De son délire‖ il sort pour un moment,Nomme tout bas‖ celui qui fut son maître,Et de ses yeux‖ maudit l'enchantementEn soupirant‖ Charlemagne l'embrasse,Et dit : « De moi‖ reçois aussi ta grâce.Quitte à jamais‖ les drapeaux du Lombard,Et dans ce sang‖ que cette erreur s'efface.C'est à toi seul‖ de me rendre Isambart. »A cette voix‖ touchante et paternelle,Ogier renaît :‖ son sinistre regardSe lève au ciel,‖ au ciel qui tôt ou tardPunit l'ingrat,‖ et frappe le rebelle.Son désespoir‖ passe dans tous les cœurs :Absorbés tous‖ dans un sombre silence,Les paladins‖ laissent tomber la lance,Et leur visière‖ est humide de pleurs.Des fiers vaincus‖ le courroux même expire ;Même Adalgise‖ ému par la pitié,Suspend le cours‖ de son inimitié,Et dans la ville‖ à pas lents se retire.

Mais toutefois‖ de cet aspect d'horreurMorgane encor‖ réjouit sa fureur,Prend le poignard‖ dans le sang qui ruisselleEt l'agitant‖ trois fois : « Certes, dit-elle,Ce fer est sûr ;‖ conservons bien ce fer ;Pour d'autres coups‖ j'en saurai faire usage.Un rire atroce‖ erra sur son visage,Et dans ses yeux‖ apparut tout l'enfer.

Versification

Forme
Strophes variées
Rimes
35[aa] 26[abba] 14[abab] 6[abaab] 3[ababa] 1[abbaa] 1[ababb] 1[abaabccb] 1[ababccb] 1[aababb] 1[aabab]
Mètre
Décasyllabes· profil 4+6
Mots à la rime
a ravie / Pavie féminine, classiqueb voix / rois masculine, classiquec l'asile / tranquille féminine, classiqued belle / dit-elle féminine, classiquee agité / beauté masculine, classiquef couche / bouche féminine, classiqueg mensongers / légers masculine, classiqueh l'ombre / nombre féminine, classiquei mouvants / vents masculine, classiquej encore / l'aurore féminine, classiquek guerre / terre féminine, classiquel soumis / d'ennemis masculine, classiquem aime / diadème féminine, classiquen s'envole / d'Éole féminine, classiqueo délicieux / harmonieux masculine, classiquea Jour / d'amour masculine, classiqueb nuage / bocage féminine, classiquea jour / d'amour masculine, classiqueb printanière / lumière féminine, classiquea séjour / d'amour masculine, classiqueb l'appelle / gazelle féminine, classiquea nouvelle / d'elle féminine, classiqueb séjour / jour masculine, classiquec Sylphirie / féerie féminine, classiqued essor / encor masculine, classiquee l'aventure / chevelure féminine, classiquef sein / lointain masculine, classiqueg étouffées / fées féminine, classiqueh palpitant / l'entend / instant masculine, classiquei adore / dévore féminine, classiquej enflammé / bien-aimé masculine, classiquek Africaine / lointaine féminine, classiquel d'ébène / vaine / l'entraîne féminine, classiquem rocher / détacher masculine, classiquea hérissés / entassés / fossés masculine, classiqueb redoutable / inévitable féminine, classiquec tutélaire / circulaire féminine, classiqued forts / efforts masculine, classiquee éprouvée / élevée / l'arrivée féminine, classiquef fanaux / créneaux masculine, classiqueg soleil / l'appareil masculine, classiqueh bannière / frère féminine, classiquei Guiscard / départ / Angibart masculine, classiquej germaniques / chroniques / héroïques féminine, classiquek guerrier / Olivier / laurier masculine, classiquel ennemie / vie féminine, classiquem encore / adore féminine, classiquen poison / raison masculine, classiqueo cimier / premier masculine, classiquep tristesse / cesse féminine, classiqueq ami / gémi masculine, classiqueb exploits / d'autrefois masculine, classiquec épée / trompée féminine, classiqued devoir / revoir masculine, classiquee préférence / espérance féminine, classiquef ranimant / enchantement masculine, classiquea courage / rage féminine, classiqueb bras / combats masculine, classiquec nomade / peuplade féminine, classiqued départ / l'écart masculine, classiquee incertain / lointain masculine, classiquef ardentes / discordantes féminine, classiqueg chasseur / l'épaisseur masculine, classiqueh indolence / s'élance féminine, classiquei soleil / réveil masculine, classiquej sauvage / ravage féminine, classiquea armure / dorure / encolure féminine, classiqueb environné / amené masculine, classiquec poudre / foudre féminine, classiqued l'aiguillon / nom masculine, classiquea cuirasse / grâce féminine, classiqueb bouclier / écuyer masculine, classiquec Fulgurin / frein masculine, classiqued l'espace / race / Thrace féminine, classiquea s'apprête / tète féminine, classiqueb assiégé / rangé masculine, classiquec flancs / rangs masculine, classiqued silence / lance féminine, classiquee refrain / Fulgurin masculine, classiquef enflammée / armée féminine, classiqueg combat / soldat masculine, classiqueh transports / corps / efforts masculine, classiquei réglée / mêlée féminine, classiquej dards / poignards masculine, classiquek blessures / armures féminine, classiquel rangs / mourants masculine, classiquem épouvantée / agitée féminine, classiquen airs / divers masculine, classiqueo multiplie / rallie féminine, classiquep temps / combattants masculine, classiqueq danger / dégager masculine, classiquer courage / passage féminine, classiques accablée / démantelée féminine, classiquet moment / vainement masculine, classiqueu hardie / agrandie féminine, classiquea intrépide / rapide féminine, classiqueb bras / pas masculine, classiquec portes / cohortes féminine, classiqued retranche / blanche féminine, classiquee dard / rempart masculine, classiquef lassée / pensée féminine, classiqueg l'effroi / roi masculine, classiqueh Cydnus / connus masculine, classiquei l'orage / naufrage féminine, classiquej sinistre / Caïstre féminine, classiquek mers / airs masculine, classiquea trace / l'audace féminine, classiqueb rassemblés / ébranlés masculine, classiquec hache / relâche féminine, classiqued redoublés / terrassé / percé masculine, classiquee Pavie / vie féminine, classiquea épars / remparts masculine, classiqueb menace / place / cuirasse féminine, classiquec venu / reconnu masculine, classiqued bouclier / chevalier masculine, classiquee m'injurie / furie féminine, classiquef flatter / disputer masculine, classiqueh s'écartant / l'étend masculine, classiquei trompée / épée féminine, classiquej l'injure / armure féminine, non classiquek Lombard / regard / Isambart masculine, classiquel blasphème / lui-même féminine, classiquem ami / affermi masculine, classiquen destinée / forcenée féminine, classiqueo cruel / mortel masculine, classiquep attente / constante féminine, classiqueq bouillonne / l'abandonne / pardonne féminine, classiquer effort / transport / mort masculine, classiques ouvrage / rage féminine, classiquet l'éclair / fer masculine, classiqueu reconnaître / maître féminine, classiquev moment / l'enchantement masculine, classiquew l'embrasse / grâce / s'efface féminine, classiquex Lombard / Isambart masculine, classiquey paternelle / rebelle féminine, classiquez regard / tard masculine, classiquea cœurs / pleurs masculine, classiquec expire / retire féminine, classiqued pitié / inimitié masculine, classiquea d'horreur / fureur masculine, classiqueb ruisselle / dit-elle féminine, classiquec fer / l'enfer masculine, classiqued usage / visage féminine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 1.1· écart moyen à la rime classique 0.0

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

311 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de, PARIS, CHARPENTIER, LIBRAIRE-ÉDITEUR, 1865· numérisation Bibliothèque numérique de Lyon· Sources