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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Poésies, 1801‑1815· Poëmes· Charlemagne a pavie

Chant troisième

Charles Millevoye· décasyllabes, 280 vers

Les paladins,‖ appuyés sur la lance,Pleuraient leur gloire :‖ Isambart n'était plus,Et, dans ces murs‖ où régnait le silence,On eût douté‖ quels étaient les vaincus.Pour le convoi‖ cependant tout s'apprête.Le grand monarque,‖ assis sur des pavois,Reste à l'écart,‖ immobile et sans voix,Et sur sa main‖ laisse tomber sa tête.Les dards croisés,‖ les larges boucliersSont du héros‖ la couche funéraire.Là tour à tour‖ on voit les chevaliersSe prosterner‖ devant leur noble frère :Ils vinrent tous…‖ Ogier seul ne vint pas.Il lui semblait‖ de son compagnon d'armesOuïr le sang‖ qui murmurait tout bas,Et repoussait‖ ses remords et ses larmes.Muet, plongé‖ dans un farouche ennui,Les bras tendus,‖ le front morne et stupide,Il regardait‖ de loin ce corps livide,Moins effrayant‖ et moins pâle que lui.

Dans la poussière,‖ autour du mausolée,Confusément‖ traînent les étendards ;Et des guerriers‖ la foule désoléeBaisse en pleurant‖ la pointe de ses dards.D'un crêpe noir‖ la trompette voilée,Plaintive et sombre,‖ affaiblit ses accords,Et tristement‖ répond aux sons des cors.Quand, tout entière‖ à la lugubre fête,L'armée en deuil‖ oubliait sa conquête,Les citoyens,‖ prompts à se révolter,De ces instants‖ songeaient à profiler.Ils sont armés,‖ leur troupe se partage,Et, s'enivrant‖ de l'espoir inhumainQui lui promet‖ un facile carnage,Vient à la fois‖ par un triple cheminDe ses vainqueurs‖ surprendre le courage.C'était en vain :‖ des héros indignésLe front penché‖ se relève, et la rageSèche les pleurs‖ dont leurs yeux sont baignés.En lourds faisceaux‖ assemblés sur la terre,Leurs boucliers‖ et leurs glaives nombreuxSont ressaisis :‖ MORT est leur cri de guerre ;MORT !… A ce cri‖ répété plus affreux,Ils crurent voir‖ dans le sang qui la souilleSe ranimer‖ l'insensible dépouille,Et d'Isambart‖ l'ombre s'armer pour eux.Des révoltés‖ la horde téméraireAux coups vengeurs‖ veut en vain se soustraire ;Et des mourants‖ les corps amoncelésOnt satisfait‖ sur le lit funéraireDu paladin‖ les restes consolés.

« Arrêtons-nous,‖ dit Charles ; nos épéesDe trop de sang‖ se sont déjà trempées.Que dès ce jour‖ un convoi douloureuxAux habitants‖ de ma cité fidèlePorte le cœur‖ du plus vaillant des preux,Mort pour la France‖ en triomphant pour elle. »On dit qu'alors,‖ posant son bouclier,Il s'inclina‖ vers la terre sanglante,Pleura longtemps,‖ et d'une main tremblantePressa la main‖ du pâle chevalier.

O d'Isambart‖ compagne triste et chère,Que faisais-tu ?‖ Des créneaux de la tour,Tes yeux, errant‖ vers la plage étrangère,Redemandaient‖ l'objet de ton amour.Tout désormais‖ à ton cœur le retrace :Là, quand du glaive‖ avait jailli l'éclair,Ton sein tremblant‖ sentait les coups du ferQue d'Isambart‖ émoussait la cuirasse ;Mais d'Isambart‖ quand les rapides coupsD'un paladin‖ consommaient la défaite,Ton âme alors‖ respirait satisfaite,Et les regards‖ brillaient d'un feu plus doux.Là, quand le soir,‖ aux heures du silence,Le ménestrel‖ consacrait ses chansonsA ce vainqueur‖ dont la terrible lanceAux plus vaillants‖ fait vider les arçons,Tu descendais‖ de la tourelle obscure,Pour octroyer‖ au chanteur fortunéL'agrafe d'or,‖ et la verte ceinture,Et le chapeau‖ de roses couronné.

Parfois aussi,‖ livrée à tes alarmes,Tu remontais‖ au moment odieuxOù ton époux,‖ les yeux baignés de larmes,Reçut de toi‖ le présent des adieux :« Prends, disais-tu,‖ cette écharpe nouvelle ;Garde-la bien‖ hélas ! et puisse-t-elleA tout jamais‖ conserver sa couleur ! »Stériles vœux,‖ espérance trompée !De ton époux‖ attestant le malheur,L'écharpe blanche,‖ encor de sang trempée,N'a pas longtemps‖ conservé sa couleur.

Mais Charlemagne,‖ aussi grand que sa gloire,Des châtiments‖ déployant la rigueur,Sait réprimer‖ l'abus de la victoire,Et du vaincu‖ la grâce est dans son cœur :« Prince, a-t-il dit,‖ je plains votre misère ;Vous faisant roi,‖ le ciel vous fit mon frère.Si votre empire‖ a passé sous ma loi,Toute grandeur‖ ne vous est point ravie :Ce beau palais,‖ cette illustre Pavie,Seront à vous ;‖ acceptez-les de moi. »En écoutant‖ cette voix généreuse,Didier pardonne‖ au sort moins inhumain :« Ma fille encor,‖ dit-il, peut être heureuse. »Et du vainqueur‖ sa main toucha la main.

Lors une vague‖ et timide espéranceVient d'Ophélie‖ adoucir la souffrance.Oh ! si jamais‖ un avenir plus doux,Réunissant‖ Charlemagne et son père,Dans un vainqueur‖ lui gardait un époux !…En ce moment‖ son inflexible frèreL'appelle et dit :‖ « Tout est perdu pour nous ;Mais à l'affront‖ je saurai te soustraire.J'ai des amis,‖ ce fer et mon courroux.Console-toi !‖ l'oppresseur téméraireAvant trois jours‖ tombera sous mes coups. »Sa sœur à peine‖ entend ce vœu farouche,Qu'un cri d'effroi‖ s'échappe de sa bouche :« Eh quoi ! s'écrie‖ Adalgise égaré,Notre ennemi‖ te deviendrait sacré !Tu chérirais‖ des jours que je déteste !Tremble à ton tour :‖ ce fer encor me reste,Il est pour toi ;‖ tremble ! » A ces mots, il part,Lançant sur elle‖ un sinistre regard.Elle en frémit ;‖ son erreur passagèreA disparu‖ comme une ombre légère,Et le réveil‖ la rend à ses douleurs :Tel un berger,‖ qui, sur les bords de l'onde,Tranquillement‖ dormait parmi les fleurs,S'éveille au bruit‖ de la foudre qui gronde.Sa longue nuit‖ s'acheva dans les pleurs.Le lendemain,‖ languissante et plaintive,Se dérobant‖ à la foule attentive,Dans les jardins‖ seule elle s'égara,Et jusqu'au soir,‖ silencieuse, erra.En ces jardins‖ s'ouvre une morne enceinte,Lieu d'épouvante‖ où le saule agitéSemble imiter‖ les soupirs et la plainte,Lieu rarement‖ des heureux visité.Si l'on en croit‖ les longs récits du pâtre,Au clair de lune,‖ en cortége folâtre,Après minuit‖ tout le peuple lutinY vient souvent,‖ au bruit d'un luth sonore,Sous les rameaux‖ du jeune sycomore,Danser en rond‖ jusqu'aux feux du matin.Là, depuis peu,‖ sous la sombre feuillée,Seule, Ophélie‖ à ses chagrins secrets,Sa harpe en main,‖ consacre la veillée ;Sa harpe encore‖ est au pied d'un cyprès.Sur les débris‖ d'un tronc couvert de mousseElle s'assit,‖ déplorant son malheur,Et soupira‖ d'une voix lente et douceCe lai touchant‖ d'amour et de douleur :

Le noble Arthus‖ fui aime d'Arabelle,Qui pour lui seul‖ avait connu l'amourDissimulant‖ sa blessure mortelle,Elle brûlait‖ sans espoir de retour.Dieu fasse paix‖ à qui brûle comme elle !

Les doigts errants‖ sur sa harpe fidèle,Elle venait,‖ à l'approche des nuits,Sous les créneaux‖ de la^ombre tourelleGémir dans l'ombre‖ et chanter ses ennuis.Dieu fasse paix‖ à qui gémit comme elle !

Un soir, cédant‖ à sa peine cruelle,L'infortunée‖ a jamais disparut ;Et, loin d'Arthus,‖ la plaintive ArabelleNe pleura point,‖ bêlas ! elle mourut.Dieu fasse paix‖ à qui mourra comme elle !

Ainsi chanta‖ la royale beauté ;Et, du palais‖ suivant la roule obscure,Elle entendit,‖ sous le dôme écarté,Siffler l'oiseau‖ de lamentable augure.C'était non loin‖ de l'asile pieuxOù de Didier‖ reposent les aïeux.A cet aspect,‖ la tremblante OphélieSentit rouler‖ des larmes dans ses yeux,Et dit : « Il reste‖ une place en ces lieuxBientôt peut-être‖ elle sera remplie… »

Et cependant‖ Charlemagne abuséIgnore un mal‖ que lui-même a causé.Le voyageur‖ ainsi dans la prairie,Sans le savoir,‖ a renversé la fleur,Qui, se penchant‖ sur sa tige flétrieDéjà s'effeuille,‖ et languit sans couleur.Morgane alors,‖ dans l'ombre solitaire,De se venger‖ gardant encor l'espoir,De la magie‖ invoquait le pouvoir,De son pied nu‖ frappait sept fois la terre,Et, l'œil fixé‖ sur le fatal poignardQui s'est plongé‖ dans le sein d'Isambart,Par ces accents‖ commençait le mystère :

Rois des enfers‖ et sujets de mon art,Assemblez-vous‖ autour de ce poignard !

Esprits des bois,‖ vous qui dans la clairièreAllez rêvant‖ à quelque affreux dessein,Qui de vos feux‖ armez l'incendiaire,De vos couteaux‖ le nocturne assassin ;Esprits des bois !‖ de l'obscure demeureSortez enfin :‖ sortez, voici votre heure !

Rois des enfers‖ et sujets de mon art,Assemblez-vous‖ autour de ce poignard !

Démons du sang,‖ noires Intelligences,Qui, sur le corps‖ d'un enfant massacré,Chantez en chœur‖ les sinistres vengeances,L'ombre est complice‖ et le crime ignoré ;Démons du sang,‖ pères des maléfices !Interrompez‖ vos hideux sacrifices.

Rois des enfers‖ et sujets de mon art,Assemblez-vous‖ autour de ce poignard !

Parques du Nord,‖ divinités sauvages !Fatales Sœurs,‖ que servit mon amant !Apportez-lui‖ vos terribles breuvages,Et l'enchaînez‖ à mon ressentiment :Parques du Nord !‖ quittez vos Scandinaves.Il vient, le jour‖ de la moisson des braves !

Rois des enfers‖ et sujets de mon art,Assemblez-vous‖ autour de ce poignard !

Morgane ainsi,‖ de vengeances avide,Chantait tout bas‖ les mots accoutumés ;Et tout à coup‖ naît la plante homicideAu noir calice,‖ aux sucs envenimés,Affreux trésor‖ des marais de Colchide.Elle sourit ;‖ et quand l'horrible ferEn triple cercle‖ a rayonné dans l'air,Elle répand‖ sur sa pointe fataleTous les poisons‖ de la plante infernale,Et le dévoue‖ à ces dieux qu'à la foisDu sombre bord‖ vient d'évoquer sa voix.Pour achever‖ sa cruelle entreprise,Le front tranquille,‖ elle aborde Adalgise :

« Je t'ai sauvé,‖ dit-elle ; mais tes joursSeraient un bien‖ trop peu digne d'envie,Si ton rival‖ empoisonnait leur cours.Sans la vengeance,‖ eh ! qu'importe la vie !Prends ce poignard‖ en tes mains est la mort,Frappe et détruis :‖ je te réponds du sort. »Elle parlait ;‖ deux légères sylphidesPrennent dans l'air‖ un lumineux essor,Fendent l'espace,‖ et leurs ailes rapidesOnt emporté‖ le char étoilé d'or.

Enseveli‖ dans sa mélancolie,Le même soir‖ Ogier, seul à l'écart,Baignait de pleurs‖ le tombeau d'Isambart ;Et quelquefois‖ il nommait Ophélie.A ses regards‖ se présentant soudain :« Est-ce bien toi,‖ valeureux Scandinave ?Crie Adalgise.‖ Un fils du grand OdinD'un prince altier‖ s'est fait le vil esclave !Il peut subir‖ d'injurieuses lois !Ah ! c'en est trop ;‖ brise à jamais ta chaîne.Jurons tous deux,‖ par l'honneur et la haine,D'unir nos bras,‖ d'associer nos droits.De l'oppresseur‖ jurons la mort… — Arrête,Je te l'ordonne,‖ ou ma vengeance est prête.Moi, me prêter‖ à ton forfait nouveau !Moi, te servir !‖ Regarde ce tombeau.Mon Isambart,‖ sans ta haine funeste,Verrait encor‖ la lumière céleste ;Son sang me crie :‖ « Égorge mou bourreau ! »J'obéirai.‖ Mais mon bras est sans armes :Eh bien ! demain,‖ dès le soleil naissant,Je t'attendrai‖ sur ce tombeau récent ;Je t'attendrai :‖ ton sang paîra mes larmes.— Tu rejoindras‖ celui qui te fut cher,Crie Adalgise‖ avec un rire amer.— Non, dit Ogier,‖ c'est loi seul qu'il appelle.Je fus témoin‖ de ton dernier malheur :Encor froissé‖ de ta chute nouvelle,Il te sied bien‖ de parler de valeur ! »Il dit et part.‖ Le fougueux AdalgiseReste immobile‖ et glacé de surprise.Mille projets,‖ l'un par l'autre heurtés,Dans son esprit‖ se confondent, se pressent,S'offrent ensemble,‖ ensemble disparaissent,Projets détruits‖ aussitôt qu'enfantés.Plein de sa rage‖ implacable et profonde,Il cherche en vain‖ d'un farouche regardQuelque vengeur‖ dont le bras le seconde ;Il reste seul,‖ mais il tient un poignard.

Versification

Mètre
Décasyllabes· profil 4+6
Mots à la rime
a lance / silence féminine, classiqueb plus / vaincus masculine, classiquec s'apprête / tête féminine, classiqued pavois / voix masculine, classiquee boucliers / chevaliers masculine, classiquef funéraire / frère féminine, classiqueg pas / bas masculine, classiqueh d'armes / larmes féminine, classiquei ennui / lui masculine, classiquej stupide / livide féminine, classiquea mausolée / désolée / voilée féminine, classiqueb étendards / dards masculine, classiquec accords / cors masculine, classiqued fête / conquête féminine, classiquee révolter / profiler masculine, classiquef partage / carnage féminine, classiqueg inhumain / chemin masculine, classiqueh courage / rage féminine, classiquei indignés / baignés masculine, classiquej terre / guerre féminine, classiquek nombreux / affreux masculine, classiquel souille / dépouille féminine, classiquem eux / douloureux / preux masculine, classiquen téméraire / soustraire / funéraire féminine, classiqueo amoncelés / consolés masculine, classiquea épées / trempées féminine, classiquec fidèle / elle féminine, classiqued bouclier / chevalier masculine, classiquee sanglante / tremblante féminine, classiquea chère / étrangère féminine, classiqueb tour / amour masculine, classiquec retrace / cuirasse féminine, classiqued l'éclair / fer masculine, classiquee coups / doux masculine, classiquef défaite / satisfaite féminine, classiqueg silence / lance féminine, classiqueh chansons / arçons masculine, classiquei obscure / ceinture féminine, classiquej fortuné / couronné masculine, classiquea alarmes / larmes féminine, classiqueb odieux / adieux masculine, classiquec nouvelle / puisse-t-elle féminine, classiqued couleur / malheur masculine, classiquee trompée / trempée féminine, classiquef couleur / rigueur / cœur masculine, classiquea gloire / victoire féminine, classiquec misère / frère féminine, classiqued loi / moi masculine, classiquee ravie / Pavie féminine, classiquef généreuse / heureuse féminine, classiqueg inhumain / main masculine, classiquea espérance / souffrance féminine, classiqueb doux / époux masculine, classiquec père / frère féminine, classiqued nous / courroux / coups masculine, classiquee soustraire / téméraire féminine, classiquef farouche / bouche féminine, classiqueg égaré / sacré masculine, classiqueh déteste / reste féminine, classiquei part / regard masculine, classiquej passagère / légère féminine, classiquek douleurs / fleurs / pleurs masculine, classiquel l'onde / gronde féminine, classiquem plaintive / attentive féminine, classiquen s'égara / erra masculine, classiqueo enceinte / plainte féminine, classiquep agité / visité masculine, classiqueq pâtre / folâtre féminine, classiquer lutin / matin masculine, classiques sonore / sycomore féminine, classiquet feuillée / veillée féminine, classiqueu secrets / cyprès masculine, classiquev mousse / douce féminine, classiquew malheur / douleur masculine, classiquea d'Arabelle / mortelle féminine, classiqueb l'amour / retour masculine, classiquec elle / fidèle féminine, classiqueb nuits / ennuis masculine, classiquec tourelle / elle féminine, classiquea cruelle / Arabelle / elle féminine, classiqueb disparut / mourut masculine, classiquea beauté / écarté masculine, classiqueb obscure / augure féminine, classiquec pieux / aïeux masculine, classiqued Ophélie / remplie féminine, classiquee yeux / lieux masculine, classiquea abusé / causé masculine, classiqueb prairie / flétrie féminine, classiquec fleur / couleur masculine, classiqued solitaire / terre féminine, classiquee l'espoir / pouvoir masculine, classiquef poignard / d'Isambart masculine, classiqueg mystère / clairière / l'incendiaire féminine, classiquea art / poignard masculine, classiqueb dessein / assassin masculine, classiquec demeure / heure féminine, classiquea Intelligences / vengeances féminine, classiqueb massacré / ignoré masculine, classiquec maléfices / sacrifices féminine, classiquea sauvages / breuvages féminine, classiqueb amant / ressentiment masculine, classiquec Scandinaves / braves féminine, classiquea avide / homicide / Colchide féminine, classiqueb accoutumés / envenimés masculine, classiquec fer / l'air masculine, classiqued fatale / infernale féminine, classiquee fois / voix masculine, classiquef entreprise / Adalgise féminine, classiquea jours / cours masculine, classiqueb d'envie / vie féminine, classiquec mort / sort masculine, classiqued sylphides / rapides féminine, classiquee essor / d'or masculine, classiquea mélancolie / Ophélie féminine, classiqueb l'écart / d'Isambart masculine, classiquec soudain / Odin masculine, classiqued Scandinave / esclave féminine, classiquee lois / droits masculine, classiquef chaîne / haine féminine, classiqueg Arrête / prête féminine, classiqueh nouveau / tombeau / bourreau masculine, classiquei funeste / céleste féminine, classiquej armes / larmes féminine, classiquek naissant / récent masculine, classiquel cher / amer masculine, classiquem appelle / nouvelle féminine, classiquen malheur / valeur masculine, classiqueo Adalgise / surprise féminine, classiquep heurtés / qu'enfantés masculine, classiqueq pressent / disparaissent féminine, classiquer profonde / seconde féminine, classiques regard / poignard masculine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 0.8· écart moyen à la rime classique 0.0

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

280 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de, PARIS, CHARPENTIER, LIBRAIRE-ÉDITEUR, 1865· numérisation Bibliothèque numérique de Lyon· Sources