Poésies, 1801‑1815· Poëmes· Alfred
Chant premier
Muse du Nord,‖ qui, seule et recueillie,Au bruit lointain‖ de l'orageuse merVas répétant,‖ dans les longs soirs d'hiver,De l'Écossais‖ la ballade vieillie !Soit que tes yeux‖ s'arrêtent par hasardSur les créneaux‖ de ces tours sépulcrales,Sanglants témoins‖ des crimes du poignard ;Soit qu'à minuit‖ tu foules à l'écartLes marbres saints‖ ou les tombes royales ;Viens. Les esprits‖ à la baguette d'or,Rassemblés tous‖ en des cercles sans nombre,Ont de Windsor‖ peuplé la forêt sombre :L'heure est propice :‖ aux sentiers de Windsor,Du grand Alfred‖ je veux évoquer l'ombre.Apporte-moi‖ le luth consolateur,Dernier ami‖ qui, fidèle à son maître,Suivit au loin‖ dans un exil champêtreCe roi caché‖ sous l'habit du pasteur.
Libre au milieu‖ de l'Angleterre esclave,Une île étroite,‖ et ceinte de roseauxQu'un double fleuve‖ abreuvait de ses eaux,Se dérobait‖ à l'œil du Scandinave.Là demeurait‖ un vieux soldat d'Ecbert :Olgard, issu‖ d'une noble famille,Fuyait le monde,‖ et sur ce bord désertCoulait des jours‖ embellis par sa fille.Tout le hameau‖ chérissait Edvitha :Plus d'un pasteur‖ la nomma la plus belle ;Plus d'un vieillard‖ à son fils souhaitaDe mériter‖ une épouse comme elle.Nouvel ami‖ du vieillard généreux,Le jeune Edvin‖ dans la simple chaumière,Qui de tout temps‖ s'ouvrit aux malheureux,Avait trouvé‖ la table hospitalière.Vers les rochers‖ qui dominent les eauxIl conduisait‖ les chèvres vagabondes,Ou, dans les prés‖ que baignent les ruisseaux,L'agneau timide‖ et les brebis fécondes.
Edvin cachait‖ le secret de son cœur ;Mais d'Edvitha‖ souvent à la veilléeIl ramassait‖ la guirlande effeuillée ;Même parfois‖ il l'appelait sa sœur.Ce nom de sœur,‖ et si pur et si tendre,Qu'Edvin répète‖ avec un doux accent,Trouble Edvitha,‖ qui se plaît à l'entendre,Et qui tout bas‖ répond en rougissant.Telle une fleur‖ qui, sur les eaux penchée,Se balançait‖ au flexible rameau,S'échappe enfin,‖ par les vents détachée,Et mollement‖ suit le cours du ruisseau :Telle Edvitha‖ s'abandonne sans peineAu sentiment‖ dont le charme l'entraîne.
Quand les troupeaux,‖ des prés quittant l'émail,Sont renfermés‖ dans l'ombre du bercail,Edvin, assis‖ aux pieds de la bergère,Lui répétait‖ la ballade étrangère,La longue histoire,‖ et les simples chansonsQu'à leur foyer‖ les filles des SaxonsChantaient, la nuit,‖ en attendant leur père.Mais, par hasard,‖ venait-il quelquefoisA rappeler‖ quelque triste aventureDe rois proscrits‖ cachés au fond des bois,Il se troublait ;‖ les cordes sous ses doigtsNe formaient plus‖ qu'un lugubre murmure ;Morne et pensif,‖ il demeurait sans voix.Ce n'était point‖ la vague rêverieDu pâtre obscur‖ qui songe à ses troupeaux,Aux fruits des bois,‖ aux fleurs de la prairie,En essayant‖ sur ses légers pipeauxUn air d'amour‖ pour la beauté chérie.D'un soin plus grave‖ il semble inquiété :Tout le trahit,‖ ses discours, son silence ;Et, sur ces bords‖ trop longtemps arrêté,Vers d'autres lieux‖ eu espoir il s'élance,Impatient‖ de son obscurité.
Olgard un jour‖ lui dit : « Ton luth sommeilleEt loin de nous‖ tu rêves à l'écart.D'un chant guerrier‖ viens flatter mon oreille ;Le chant guerrier‖ rajeunit le vieillard. »Edvin soumis‖ se rend aux vœux d'Olgard.Précipitant‖ sa cadence plus vive,Il veut chanter‖ l'hymne de la valeur ;C'est vainement,‖ et la note plaintiveRevient toujours‖ soupirer la douleur :« Mon luth est triste ;‖ en vain je l'importune :Aux sons de gloire‖ il n'est plus destiné.Tel il gémit‖ dans le jour d'infortuneOù de son peuple‖ Alfred abandonné…— Oh ! parlez-nous‖ de ce roi détrôné,Répétez-nous‖ sa douloureuse histoire,Dit la bergère ;‖ au bord du fleuve assis,Vous la contiez‖ un jour, et vos récitsDepuis ce jour‖ occupent ma mémoire.Alors Edvin,‖ sur un mode touchant,Du roi banni‖ redit le triste chant :
Alfred un jour,‖* abandonne des braves,Vit ses sujets‖ passer sous d'autres lois,Et sous le joug‖ des tyrans ScandinavesCourber le front‖ pour la première fois.Plaignez Alfred‖ et le destin des rois.
Un seul ami‖ qui l'aima pour lui-même,En lui jurant‖ de soutenir ses droits,Vint embrasser‖ le roi sans diadème…L'embrassait-il‖ pour la dernière fois ?Plaignez Alfred‖ et le destin des rois.
Dès le retour‖ de l'aurore prochaine,Se dérobant‖ aux féroces Danois,Il suspendit‖ sa couronne au vieux chêne,Et le vieux chêne‖ en tressaillit trois fois.Plaignez Alfred‖ et le destin des rois.
Heureux Ecbert !‖ au beau pays de FranceUn roi fameux‖ l'accueillit autrefois ;Et, sans appui‖ comme sans espérance.Ton héritier‖ gémit seul dans les bois.Plaignez Alfred‖ et le destin des rois.
Depuis ce temps,‖ on dit que son fantômeDans la feuillée‖ apparut une fois.Peut-être, hélas !‖ songeant à son royaume,Sous quelque ombrage‖ est-il mort dans les bois.Plaignez Alfred‖ et le destin des rois.
Des pleurs mouillaient‖ les yeux de la bergèreElle disait :‖ « Que je plains sa misère !Pourquoi le ciel,‖ qui protége les rois,Ne Fa-t-il pas‖ amené sous nos toits ?Chéri de nous,‖ il eut béni mon père.— Quoi ! se peut-il,‖ répond Edvin troublé,Qu'il vous inspire‖ un intérêt si tendre ?Belle Edvitha !‖ s'il pouvait vous entendre.De son malheur‖ il serait consolé.— Le nom d'Alfred‖ est cher à mon grand âge,Poursuit Olgard ;‖ jadis par mon courageJe dérobai‖ son aïeul au trépas.Suivant Ecbert‖ au milieu des combats,Du fer levé‖ je vis le coup funesteDe ses vieux ans‖ prêt à borner le cours :Je le sauvai ;‖ mou sang paya ses jours.Cette blessure‖ est un bien qui me reste. »Il la montra‖ sur son sein découvert ;Puis il reprit :‖ « Ce magnanime EcbertEntre ses bras‖ m'emporta sous sa tente ;Il dénoua‖ son écharpe éclatante,Et de mon sang‖ elle étancha les flots.Je la conserve.‖ » En écoutant ces mots :« Ah ! dit Edvin,‖ permettez que je toucheCe don sacré‖ d'un roi victorieux ;Noble vieillard,‖ permettez que ma bouchePresse un moment‖ le tissu glorieux.— Oui, » dit Olgard.‖ Aussitôt il se lève,Au mur poudreux‖ où pendait son vieux glaiveIl prend l'écharpe.‖ Edvitha, souriant,En décorait‖ Edvin impatient.Dieu ! quels transports‖ il sent naître en son âme !Dans ses yeux brille‖ une subite flamme.Olgard lui parle‖) il ne l'écoute plus ;Sa voix s'égare‖ en des accents confus ;Il nomme Ecbert,‖ parle de diadème…Ce jeune Edvin,‖ c'était Alfred lui-même.
Dès ce moment,‖ la fille du vieillardN'occupait plus‖ son âme tout entière.Plus matinal‖ il quittait la chaumière,Vers la chaumière‖ il revenait plus tard.A la veillée‖ interrogeant Olgard,Il ne parlait‖ que du fier Scandinave.Leur chef Ivar,‖ si farouche et si brave ;Son frère Ubba,‖ pirate au cœur de fer,Moins digne fils du courageux Reener ;Du camp nouveau‖ les secrètes entrées ;Des monts voisins‖ les routes ignorées :Tel est d'Alfred‖ l'entretien le plus cher.Quand du vieillard‖ la longue expérienceL'avait charmé‖ par d'utiles récits,Il se levait,‖ saisi d'impatience,Et dans les bois‖ par les ombres noircisPortait son trouble‖ et ses pas indécis.A tout moment,‖ non sans rougir de honte,Il croyait voir,‖ sous ses yeux éperdus,L'auguste Ecbert‖ qui lui demandait compteDe tant de jours‖ obscurément perdus.Il s'écriait :‖ « O père de mon père !Me verras-tu‖ longtemps humilié ?Et toi, Dévon,‖ espoir de ma misère,Dans ce désert‖ m'as-tu donc oublié ?Tu me promis‖ qu'un fidèle messageM'apporterait‖ le signal du retour :Sur les rochers‖ qui bordent cette plage,L'œil fixe, en vain‖ je m'assieds tout le jour,Rien ne paraît.‖ Dans ce triste séjourMe faudra-t-il‖ consumer mon jeune âge ?Ah ! si j'obtiens‖ ce signal désiré,J'en fais serment‖ au Dieu de ma patrie,Seul, sans escorte‖ et sans crainte, j'iraiDe ces Danois‖ affronter la furie ;Simple chanteur,‖ j'irai, mon luth en main,Du camp d'Ivar‖ observer l'étendue,Et, préparant‖ l'attaque inattendue,De la victoire‖ apprendre le chemin.Un heureux sort‖ près d'Ivar me protége :Quand des Danois‖ je soutins les assauts,Ivar, absent,‖ sur ses légers vaisseauxSuivait son frère‖ aux côtes de Norwége.Si mes exploits‖ jusqu'à lui sont venus,Mes traits du moins‖ ne lui sont pas connus.Sans défiance‖ il m'ouvrira sa tente. »Alfred ainsi‖ trompait sa longue attenteEt les langueurs‖ d'un pénible repos ;Mais quand du soir‖ l'ombre couvrait la terre,Il s'arrachait‖ à ses rêves de guerre,Et tristement‖ ramenait ses troupeaux.
De ton monarque‖ ami sage et fidèle,Noble Devon ! alors que faisais-tu ?Longtemps pour lui‖ ton bras a combattu ;Et, pour tenter‖ une lutte nouvelle,Tu rends l'audace‖ à son peuple abattu.De combattants‖ une troupe aguerrieDéjà s'apprête‖ à servir ton dessein ;Déjà ta voix‖ fait tressaillir leur seinAux noms sacrés‖ de prince et de patrie.Non loin du camp‖ des farouches Danois,De Sommerset‖ la forêt solitaireVoit sous son ombre‖ accourir à la foisTous les héros‖ honneur de l'Angleterre.
Un jour Alfred,‖ aux rayons du matin,Était assis‖ sur la déserte plage,Et, de Dévon‖ attendant le message,Ses yeux erraient‖ vers le sentier lointain.A son oreille‖ arrive un bruit soudain.Entre le fleuve‖ et l'aride clairière,Passait Ubba ;‖ de six guerriers suivi,Fier du butin‖ dans sa course ravi,Il retournait‖ au camp d'Ivar, son frère.Alfred entend‖ sa formidable voix,Qui, résonnant‖ sur la rive escarpée,Criait ces mots‖ aux pirates danois :« Tout doit tribut‖ aux enfants de l'épée !Qui tient un fer,‖ amis, possède tout !La terre est vaste,‖ et nos biens sont partout !Vous avez vu‖ ces troupeaux qui bondissent ?Ils sont à nous ;‖ que vos mains les saisissent !D'un tel présent‖ rendons grâce au destin ;Élançons-nous‖ dans cette île sauvage,Et sur ses bords‖ préparons le festin. »Il fend les flots‖ et touche le rivage.Ses compagnons‖ le suivent Le berger,Posant son luth‖ sur la roche prochaine,Arme sa main‖ du rameau d'un vieux chêne,Marche au-devant‖ du farouche étranger,Et d'une voix‖ menaçante et tranquille :« Chef inconnu !‖ qui t'amène en cette île ?Qu'y cherches-tu ?‖ réponds. — Ce n'est pas toi.— N'avance pas !‖ — Qui me le défend ? — Moi.— Quel chef puissant‖ règne sur ce parage ?— Moi. — Tu me plais.‖ Aurais-tu du courage ?— Tu le verras.‖ — Je te protégerai.Le camp danois‖ vaut bien ton pâturage ;M'y suivrais-tu ?‖ — Je t'y précéderai.— Quel es-tu donc ?‖ — Que t'importe ? peut-êtreDans peu d'instants‖ je me ferai connaître :Combats toujours.‖ — Tu vas, faible pasteur,De cet acier‖ sentir la pesanteur.— Frappe, et tais-toi.‖ » Frémissant de l'injure,Ubba de l'œil‖ quelque temps le mesure,Et la vengeance‖ est au fond de son cœur.Mais, du combat‖ craignant déjà l'issue,Tous les Danois‖ sur Alfred élancésVont l'accabler ;‖ il lève sa massue,Frappe, redouble,‖ écrase à coups pressésLes plus. hardis‖ à ses pieds terrassés.Le reste au loin‖ s'enfuit sur le rivage.Ubba, les yeux‖ étincelants de rage,Fond sur Alfred ;‖ mais Alfred, sans teneur,Lui laisse user‖ sa force et sa fureur.Bientôt, joignant‖ la valeur et l'adresse,De toutes parts‖ il l'attaque, il le presse ;Seul il l'entoure,‖ et le pâle DanoisTrouve en un seul‖ dix guerriers à la fois.Du fer rompu‖ l'inutile poignéeReste en sa main ;‖ il pousse un cri d'effroi.Alfred s’arrête, et lui dit : « Remets-toi.Le fier Ubba‖ voit sa vie épargnée ;Il s'en indigne :‖ « Insolent ! tu mourras. »La forte hache‖ arme aussitôt son bras.Terrible, il lève‖ au-dessus de sa têteLe coup pesant‖ que sa vengeance apprête.A sa rencontre‖ Alfred s'est élancé ;D'un choc affreux‖ le Danois renverséSuccombe : « Eh bien !‖ dit Alfred, que t'en semble ?Faible pasteur,‖ j'ai vaincu le Danois.Oseras-tu‖ nier une autre foisQue je sois paire‖ et guerrier tout ensemble ?— Honneur à toi !‖ » dit le fils de Reener ;Et pour frapper‖ il soulève le fer.Alfred échappe‖ à sa rage trompée ;Des mains du traître il arrache l’épée,Et d'un sang noir‖ fait ruisseler les flots.Interrompant‖ sa menace inutile,Le Danois rit,‖ et meurt. Dans le reposTout rentre alors,‖ et le berger tranquilleVa retrouver‖ son luth et ses troupeaux.
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 15[abba] 1[abaab] 2[abbab] 19[abab] 32[aa] 3[aabba] 1[abacbc] 3[ababa] 4[ababb] 1[abbaab] 2[abbaa] 1[ababba] 1[aabab]
- Mètre
- Décasyllabes· profil 4+6
- Mots à la rime
- a recueillie / vieillie féminine, classiqueb mer / d'hiver masculine, classiquec hasard / poignard / l'écart masculine, classiqued sépulcrales / royales féminine, classiquee d'or / Windsor masculine, classiquef nombre / sombre / l'ombre féminine, classiqueg consolateur / pasteur masculine, classiqueh maître / champêtre féminine, classiquea esclave / Scandinave féminine, classiqueb roseaux / eaux masculine, classiquec d'Ecbert / désert masculine, classiqued famille / fille féminine, classiquee Edvitha / souhaita masculine, classiquef belle / elle féminine, classiqueg généreux / malheureux masculine, classiqueh chaumière / hospitalière féminine, classiquei eaux / ruisseaux masculine, classiquej vagabondes / fécondes féminine, classiquea cœur / sœur masculine, classiqueb veillée / effeuillée féminine, classiquec tendre / l'entendre féminine, classiqued accent / rougissant masculine, classiquee penchée / détachée féminine, classiquef rameau / ruisseau masculine, classiqueg peine / l'entraîne féminine, classiquea l'émail / bercail masculine, classiqueb bergère / étrangère / père féminine, classiquec chansons / Saxons masculine, classiqued quelquefois / bois masculine, classiquee aventure / murmure féminine, classiquef doigts / voix masculine, classiqueg rêverie / prairie / chérie féminine, classiqueh troupeaux / pipeaux masculine, classiquei inquiété / arrêté / obscurité masculine, classiquej silence / s'élance féminine, classiquea sommeille / oreille féminine, classiqueb l'écart / vieillard / d'Olgard masculine, classiquec vive / plaintive féminine, classiqued valeur / douleur masculine, classiquee l'importune / d'infortune féminine, classiquef destiné / abandonné / détrôné masculine, classiqueg histoire / mémoire féminine, classiqueh assis / récits masculine, classiquei touchant / chant masculine, classiquea braves / Scandinaves féminine, classiqueb lois / fois masculine, classiquec rois / droits masculine, classiquea lui-même / diadème féminine, classiquec fois / rois masculine, classiquea prochaine / chêne féminine, classiqueb Danois / fois masculine, classiquec rois / autrefois masculine, classiquea France / espérance féminine, classiquec bois / rois masculine, classiquea fantôme / royaume féminine, classiqueb fois / bois masculine, classiquec rois / toits masculine, classiquea bergère / misère / père féminine, classiquec troublé / consolé masculine, classiqued tendre / entendre féminine, classiquee âge / courage féminine, classiquef trépas / combats masculine, classiqueg funeste / reste féminine, classiqueh cours / jours masculine, classiquei découvert / Ecbert masculine, classiquej tente / éclatante féminine, classiquek flots / mots masculine, classiquel touche / bouche féminine, classiquem victorieux / glorieux masculine, classiquen lève / glaive féminine, classiqueo souriant / impatient masculine, classiquep âme / flamme féminine, classiqueq plus / confus masculine, classiquer diadème / lui-même féminine, classiquea vieillard / tard / Olgard masculine, classiqueb entière / chaumière féminine, classiquec Scandinave / brave féminine, classiqued fer / Reener / cher masculine, classiquee entrées / ignorées féminine, classiquef expérience / d'impatience féminine, classiqueg récits / noircis / indécis masculine, classiqueh honte / compte féminine, classiquei éperdus / perdus masculine, classiquej père / misère féminine, classiquek humilié / oublié masculine, classiquel message / plage / âge féminine, classiquem retour / jour / séjour masculine, classiquen désiré / j'irai masculine, classiqueo patrie / furie féminine, équivalentep main / chemin masculine, classiqueq l'étendue / inattendue féminine, classiquer protége / Norwége féminine, classiques assauts / vaisseaux masculine, classiquet venus / connus masculine, classiqueu tente / attente féminine, classiquev repos / troupeaux masculine, classiquew terre / guerre féminine, classiquea fidèle / nouvelle féminine, classiqueb tu / combattu / abattu masculine, classiquec aguerrie / patrie féminine, classiqued dessein / sein masculine, classiquef solitaire / l'Angleterre féminine, équivalentea matin / lointain / soudain masculine, classiqueb plage / message féminine, classiquec clairière / frère féminine, classiqued suivi / ravi masculine, classiquee voix / danois masculine, classiquef escarpée / l'épée féminine, classiqueg tout / partout masculine, classiqueh bondissent / saisissent féminine, classiquei destin / festin masculine, classiquej sauvage / rivage féminine, classiquek berger / étranger masculine, classiquem tranquille / île féminine, classiquen toi / Moi masculine, classiqueo parage / courage / pâturage féminine, classiquep protégerai / précéderai masculine, classiqueq peut-être / connaître féminine, classiquer pasteur / pesanteur / cœur masculine, classiques l'injure / mesure féminine, classiquet l'issue / massue féminine, classiqueu élancés / pressés / terrassés masculine, classiquev rivage / rage féminine, classiquew teneur / fureur masculine, classiquex l'adresse / presse féminine, classiquez poignée / épargnée féminine, classiquea d'effroi / toi masculine, classiqueb mourras / bras masculine, classiquec tête / apprête féminine, classiqued élancé / renversé masculine, classiquee semble / ensemble féminine, classiqueg Reener / fer masculine, classiqueh trompée / l’épée féminine, classiquei flots / repos / troupeaux masculine, classiquej inutile / tranquille féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
298 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de, PARIS, CHARPENTIER, LIBRAIRE-ÉDITEUR, 1865· numérisation Bibliothèque numérique de Lyon· Sources