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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Poésies, 1801‑1815· Poëmes· Alfred

Chant troisième

Charles Millevoye· strophes variées, décasyllabes, 290 vers

Du beau ramier‖ gémissante compagne,Que cherches-tu ?‖ Sans espoir de retour,Ton jeune ami‖ délaisse la montagne ;Du toit d'azur‖ qui couronne la tourPrenant son vol‖ dans un ciel sans orages,Il n'ira plus‖ au vallon d'alentourTe retrouver‖ sous les riants ombrages.Douce colombe !‖ au moins en ta douleurTu ne sais pas‖ quel danger le menace ;Tu ne sais pas‖ quelle imprudente audaceLui fait braver‖ les rets de l'oiseleur.

Tille d'Olgard !‖ tu gémissais comme elle ;Comme elle, en proie‖ à de mortels ennuis,Dans la langueur‖ et des jours et des nuitsTu déplorais‖ une absence cruelle.Au bord des eaux‖ tu le cherches ; tu crois,Sous la fraîcheur‖ de la feuille légère,Entendre encore‖ et ses pas et sa voix :Non : c'est le bruit‖ de la feuille des bois,C'est du vallon‖ la biche passagère.

Le soir, assise‖ à côté de son père,Elle lui dit,‖ et non pas sans rougeur :» Votre Edvitha‖ doit vous ouvrir son cœur.J'aimais Edvin,‖ je l'aimais plus qu'un frère.Mais d'un penchant‖ si fatal et si douxEdvin jamais‖ ne surprit le mystère ;Il n'est connu‖ que du ciel et de vous.— Edvin t'aimait !‖ — Respectueux et tendre,Il se taisait ;‖ mais parfois un regard .Timidement‖ savait se faire entendre.— De ton Edvin‖ j'ai pleuré le départ ;Dans ton Edvin‖ j'eusse embrassé mon gendre,Et ton bonheur…‖ — Mon père, il est trop tard.A le revoir‖ je n'ose plus prétendre.Qui sait, hélas !‖ en sa route égaré,Edvin peut-être‖ aux périls est livré ?…Ah ! dissipez‖ mon trouble involontaire…Dans la chapelle‖ antique et solitaire,Au fond des bois,‖ un ange est révéré,Des voyageurs‖ c'est l'ange tutélaire.Allons tous deux‖ le prier pour Edvin ;Jamais, mon père,‖ on ne le prie eu vain.Pour un seul jour‖ quittons notre ermitage.— Ton vœu me plaît,‖ et mon cœur le partage, »Répond Olgard.‖ Et, dès le lendemain,De la chapelle‖ ils prirent le chemin,Pour accomplir‖ leur saint pèlerinage.

Alfred, hélas !‖ a besoin de leurs vœux.Errant, perdu‖ sous des bois ténébreux,Des noirs taillis,‖ non sans inquiétude,Il traversait‖ la morne solitude.Ses traits pâlis‖ de sueur sont trempés ;La soif le brûle,‖ et la faim le dévore ;Et les lueurs‖ du perfide phosphoreLoin du sentier‖ guident ses pas trompés.Le vent mugit‖ dans la cime des chênes ;Les loups-cerviers‖ hurlent ; sur son chemin,Il les entend,‖ aux cavernes prochaines,Se disputer‖ quelque ossement humain.A son oreille‖ incessamment frappéeDans le lointain‖ se prolongent les crisDe ces corbeaux‖ que sa vaillante épéeDu sang danois‖ a si longtemps nourris.Durant deux jours,‖ durant deux nuits entières,Le gland du chêne‖ et l'herbe des bruyèresDu roi proscrit‖ furent le vil repas ;La ronce aiguë‖ et la sanglante épineBattaient son front,‖ déchiraient sa poitrine :Vaines douleurs !‖ il ne les sentait pas.Mais à la fin,‖ triste et l'âme oppressée.Il suspendit‖ sa marche, et le sommeilFerma bientôt‖ sa paupière lassée.Un songe heureux,‖ consolant sa pensée,Vint doucement‖ retarder son réveil.Il lui sembla‖ qu'un fleuve de lumièreVers l'Occident‖ s'élançait à sa voix,Et de ces bords‖ sans culture et sans loisAllait percer‖ l'obscurité première.Il croyait voir,‖ d'avance retracé,Ce monument de gloire et de sagesse,Savant gymnase‖ où l'ardente jeunesseDoit s'abreuver‖ aux sources du passé.Il retrouvait‖ dans sa magnificenceCette cité‖ des antiques RomainsOù de Léon‖ les paternelles mainsL'avaient marqué‖ du sceau de la puissance.Les orateurs,‖ les sages, les guerriersSortaient pour lui‖ de leurs tombes muettes ;En écoutant‖ la lyre des poètes,Il s'égarait‖ en des bois de lauriers.Souvent, assis‖ dans la grotte fleurie,Nouveau Numa,‖ près d'une autre Égérie,Il entendait‖ cette sublime voixDes immortels‖ qui conseillent les rois,Et recueillait‖ pour sa noble AngleterreDe ces leçons‖ le trésor salutaire.Bientôt il donne‖ à ses vastes projetsL'appui des lois‖ sagement dispensées ;Monarque et père,‖ il veut voir ses sujetsLibres toujours ainsi que leurs pensées.Les grands soumis, par leurs égaux jugés,Sont tour à tour‖ et vengeurs et vengés ;Et, contenu‖ par un pouvoir suprême,Le peuple, fier‖ de ses droits protégés,Trouve son juge‖ au sein du peuple même.

Alfred s'éveille,‖ et ce grand avenirA de ses maux‖ chassé le souvenir.L'espoir renaît‖ dans son âme accablée.Mais quel aspect‖ pour son regard ravi !Du roc altier‖ que ses pas ont gravi,Il aperçoit‖ la plaine et la vallée.Impatient,‖ il sort de la forêt,Cherche, et déjà‖ son trouble recommence,Quand à ses yeux‖ confusément paraîtDe l'ennemi‖ la forteresse immense.Pourquoi faut-il‖ que ses pas ralentis,Par la fatigue‖ enfin appesantis,Secondent mal‖ l'ardeur qui le dévore !Mais les échos‖ de la roche sonoreA son oreille‖ apportent à la foisLes rauques sons‖ des trompes du Danois,Et des clameurs‖ plus bruyantes encore.De quel bonheur‖ Alfred est enivré !D'un pied rapide‖ il franchit la distanceQui des Danois‖ le tenait séparé,Au milieu d'eux‖ passe sans résistance,Et près d'Ivar‖ a bientôt pénétré.

Du sombre Ivar‖ la fureur vengeresseAccomplissait‖ sa fatale promesse ;Et deux captifs,‖ dès l'aurore amenés,Allaient périr‖ au bûcher condamnés.Vers la colline‖ où repose son frèreLes feux ont lui ;‖ le dévorant brasierDoit consumer‖ et la fille et le père,Emprisonnés‖ dans l'homicide osier.

Mais la beauté‖ qu'à la flamme on destinePourrait d'Ivar‖ charmer le désespoir…« Non, dit Ivar,‖ regardant la colline :Ubba n'est plus,‖ je ne veux point la voir. »

Un serviteur‖ vigilant et sévèreParaît soudain :‖ « De la terre étrangèreUn inconnu‖ vient d'arriver ici.— Qu'on le saisisse !‖ — Il a nomme ton père.— Qu'il reste libre‖ et vienne ! — Le voici.Ton nom ? — Edvin.‖ — Ton pays ?— La Scanie.— Et que veux-tu,‖ jeune barde ? — Te voir,Et de ce luth‖ essayer le pouvoir.— Qui t'enseigna‖ la divine harmonie ?— Ton père. — Chante,‖ et je vais le savoir. »Du nom d'un père‖ ô puissance suprême !Le dur Ivar‖ se sent ému lui-mêmeAu nom chéri‖ devant lui prononcé.A ses regards‖ soudain se représenteDu vieux Reener‖ l'attitude imposante,Quand, tout entier‖ de serpents enlacé,Il acheva‖ son hymne commencé.

Quelques moments‖ Edvin reste en silence,Il se recueille,‖ et, bientôt inspiré,Confie au luth‖ ce chant non préparéQu'Ivar écoute,‖ appuyé sur sa lance :

Le grand Odin‖ me recommande à Loi,Fils de Reener,‖ honneur de sa mémoire !Je sais un chant‖ qui donne la victoire ;Reener jadis‖ le répéta pour moi.

Je sais un chant‖ qui soumet à sa loiLe noir sépulcre‖ et la mort éternelle :Le corps glacé‖ que par trois fois j'appelleSe lève, et vient‖ converser avec moi.

Je sais un chant‖ que la fille du roiVoulut apprendre :‖ elle était jeune et belle.Hais ce doux chant,‖ qui rend l'amour fidèle,Je l'ai gardé‖ pour ma sœur et pour moi.

Je sais un chant‖ qui dissipe l'effroi :Ton père encore‖ à son heure suprêmeLe redisait ;‖ je le redis mot-mêmeQuand les serpents‖ sifflent autour de moi.

Je sais un chant‖ qui sur le front d'un roiPeut replacer‖ la couronne usurpée ;Du plus vaillant‖ il fait tomber l'épée…Et dès demain‖ tu l'apprendras de moi.

« Ton chant me plaît ;‖ je veux l'entendre encore,Barde ! et ta bouche‖ a dit la vérité.La voix des vents‖ dans le chêne agité,Le bruit lointain‖ de la vague sonore,Même l'accent‖ des beautés que j'adore,Ont moins d'attraits‖ pour mon cœur enchanté.Reste avec nous ;‖ et si la Valkyrie,Le doigt tendu,‖ me désignait au fer,Pour qu'en riant‖ j'abandonne la vie,Tu me diras‖ la chanson de Reener.Viens ! Tu parais‖ fatigué du voyage :Dans les longs flots‖ d'un savoureux breuvageGoûte le suc‖ de nos miels les plus doux.A ce lait pur‖ joins la hure sauvageD'un sanglier‖ qui tomba sous mes coups. »Edvin s'assied.‖ Une chair succulenteA ranimé‖ sa force chancelante.Le front moins pâle,‖ il se lève : soudainAvec transport‖ Ivar saisit sa main :« Vois-tu d'ici‖ la flamme qui pétille ?Dans cette flamme‖ un vieillard et sa filleAvant la nuit‖ termineront leur sort.Tu chanteras‖ leur cantique de mort.— Non, dit Edvin ;‖ c'est pour une autre fêteIvar, et non‖ pour celle qui s'apprête,Que je réserve‖ un cantique sacré.Fils de Reener !‖ crois un barde inspiré :Un dieu m'a dit‖ et je viens te redireQu'un autre sang‖ en offrande est promis,Le sang d'Alfred :‖ Alfred encor respire ;Le sort d'Alfred‖ en tes mains est remis.— Alfred ! Alfred !‖… cria d'un ton faroucheL'affreux Ivar,‖ le rire sur la bouche.— Un dieu l'a dit,‖ reprend Edvin : souventLes dieux du ciel‖ au barde solitaireOnt révélé‖ les destins de la terre.Tes yeux dans-peu‖ verront Alfred vivant :Retiens ces mots‖ que ma bouche profère ;Il est vivant ;‖ j'en jure par ton père.— Serait-il vrai,‖ barde ?… Que m'as-lu dit ?D'étonnement‖ je demeure interdit.Des prisonniers‖ voués au sacrificeEn ta faveur‖ je suspends le supplice ;J'en jure Odin.‖ Mes scaldes assemblésSous le vieux chêne,‖ à l'heure des ténèbres,Commenceront‖ les mystères funèbres ;A leurs accents‖ les tiens seront mêlés.Évoque Alfred ;‖ il t'entendra peut-être. »Alfred répond :‖ « Dans le combat prochainJe te promets‖ de le faire apparaître.Crois-moi : jamais‖ je ne promis en vain.— Si jusque-là‖ s'élève ta puissance,S'écrie Ivar,‖ de ma reconnaissanceJe te destine‖ un gage solennel.Oui, dans ma coupe‖ épuisant l'hydromel,Tu dormiras‖ sous ma lente dorée ;Les chants d'amour‖ berceront ton sommeil :Le lendemain,‖ de la vierge éploréeDont j'ordonnais‖ le mortel appareilTu recevras‖ le baiser du réveil,Et sa pudeur‖ sera pour moi sacrée. »

Comme il parlait,‖ du soleil qui s'enfuitLes traits mourants‖ dans l'onde s'affaiblissent.Scaldes, venez !‖ Que les harpes s'unissentA vos refrains‖ plus tristes que la nuit !

Ils sont rangés‖ autour du chêne immense :Le rit lugubre‖ au même instant commence,Et quatre fois‖ dans les antres du NordMugit le son‖ du bouclier de mort.Près des faucons‖ la cavale égorgée,À la lueur‖ du chêne étincelant,Se débattait‖ sur le tertre sanglant :Dans le sang pur‖ la coupe s'est plongée,Puis à la ronde‖ elle va circulant.Des assistants‖ la lèvre s'y colore.Alfred, prenant‖ la coupe tiède encore :« Danois, dit-il,‖ ne réservez qu'à moiLe chant de mort…‖ Ivar je bois à toi.Redis tout bas les paroles sacrées ;Rien ne résiste‖ à leurs charmes puissants.Scaldes ! touchez‖ les cordes inspirées.Et qu'à ma voix‖ répondent vos accents ! »

Scaldes, chantez !‖ Sur l'autel du carnageEst attendu‖ l'aigle tombé des cieux :Assez longtemps‖ au rond du marécageIl a caché‖ les éclairs de ses yeux.

Périsse Alfred,‖ s'il est vivant encore !Et, rassemblés‖ près du chêne brûlant.Puissions-nous tous‖ à la troisième auroreNous abreuver‖ dans son crâne sanglant !

Scaldes, chantez !‖ pressez l'heure fatale :L'aigle insultant‖ se rit de vos lenteurs.Attendez-vous‖ que son aile royaleRenverse autel‖ et sacrificateurs ?

Périsse Alfred,‖ s'il est vivant encore !Et, rassemblés‖ près du chêne brûlant,Puissions-nous tous‖ à la troisième auroreNous abreuver‖ dans son crâne sanglant !

Scaldes, chantez !‖ Et toi, saisis le glaive,Car de tes mains‖ l'aigle peut s'échapper ;Il est tombé :‖ tremble, s'il se relève !…Plus redoutable,‖ il viendra te frapper !

Périsse Alfred,‖ s'il est vivant encore !Et, rassemblés‖ près du chêne brûlant,Puissions-nous tous‖ à la troisième auroreNous abreuver‖ dans son crâne sanglant !

Du chant de mort‖ telle était l'harmonie ;Et, poursuivant‖ sa tranquille ironie,Au son du luth‖ Alfred, le front serein,Accompagnait‖ leur atroce refrain.

Versification

Forme
Strophes variées
Rimes
2[ababcbc] 19[abba] 3[abaab] 1[abbacac] 1[aabbab] 28[aa] 2[aabba] 16[abab] 3[aabab] 1[ababa] 2[abbab] 1[abbaab] 1[ababba]
Mètre
Décasyllabes· profil 4+6
Mots à la rime
a compagne / montagne féminine, classiqueb retour / tour / d'alentour masculine, classiquec orages / ombrages féminine, classiqued douleur / l'oiseleur masculine, classiquee menace / audace féminine, classiquea elle / cruelle féminine, classiqueb ennuis / nuits masculine, classiquec crois / voix / bois masculine, classiqued légère / passagère féminine, classiquea père / frère / mystère féminine, classiqueb rougeur / cœur masculine, classiquec doux / vous masculine, classiqued tendre / entendre féminine, classiquee regard / départ / tard masculine, classiquef gendre / prétendre féminine, classiqueg égaré / livré / révéré masculine, classiqueh involontaire / solitaire / tutélaire féminine, classiquei Edvin / vain masculine, classiquej ermitage / partage / pèlerinage féminine, classiquek lendemain / chemin masculine, classiquea vœux / ténébreux masculine, classiqueb inquiétude / solitude féminine, classiquec trempés / trompés masculine, classiqued dévore / phosphore féminine, classiquee chênes / prochaines féminine, classiquef chemin / humain masculine, classiqueg frappée / épée féminine, classiqueh cris / nourris masculine, classiquei entières / bruyères féminine, classiquej repas / pas masculine, classiquek épine / poitrine féminine, classiquel oppressée / lassée / pensée féminine, classiquem sommeil / réveil masculine, classiquen lumière / première féminine, classiqueo voix / lois masculine, classiquep retracé / passé masculine, classiqueq sagesse / jeunesse féminine, classiquer magnificence / puissance féminine, classiques Romains / mains masculine, classiquet guerriers / lauriers masculine, classiqueu muettes / poètes féminine, classiquev fleurie / Égérie féminine, classiquew voix / rois masculine, classiquex Angleterre / salutaire féminine, classiquey projets / sujets masculine, classiquez dispensées / pensées féminine, classiquea jugés / vengés / protégés masculine, classiqueb suprême / même féminine, classiquea avenir / souvenir masculine, classiqueb accablée / vallée féminine, classiquec ravi / gravi masculine, classiqued forêt / paraît masculine, classiquee recommence / immense féminine, classiquef ralentis / appesantis masculine, classiqueg dévore / sonore / encore féminine, classiqueh fois / Danois masculine, classiquei enivré / séparé masculine, classiquej distance / résistance féminine, classiquek pénétré / amenés masculine, classiquea vengeresse / promesse féminine, classiquec condamnés / brasier / osier masculine, classiqued frère / père féminine, classiquea destine / colline féminine, classiqueb désespoir / voir masculine, classiquea sévère / étrangère / père féminine, classiqueb ici / voici masculine, classiquec Scanie / harmonie féminine, classiqued voir / pouvoir / savoir masculine, classiquee suprême / lui-même féminine, non classiquef prononcé / enlacé masculine, classiqueg représente / imposante féminine, non classiqueh commencé / inspiré / préparé masculine, classiquea silence / lance féminine, classiquea Loi / moi masculine, classiqueb mémoire / victoire féminine, classiquea loi / moi masculine, classiqueb éternelle / j'appelle féminine, classiquea roi / moi masculine, classiqueb belle / fidèle féminine, classiquea l'effroi / moi masculine, classiqueb suprême / mot-même féminine, classiqueb usurpée / l'épée féminine, classiquea encore / sonore / j'adore féminine, classiqueb vérité / agité / enchanté masculine, classiquec Valkyrie / vie féminine, classiqued fer / Reener masculine, classiquee voyage / breuvage / sauvage féminine, classiquef doux / coups masculine, classiqueg succulente / chancelante féminine, classiqueh soudain / main masculine, classiquei pétille / fille féminine, classiquej sort / mort masculine, classiquek fête / s'apprête féminine, classiquel sacré / inspiré masculine, classiquem redire / respire féminine, classiquen promis / remis masculine, classiqueo farouche / bouche féminine, classiquep souvent / vivant masculine, classiqueq solitaire / terre féminine, classiquer profère / père féminine, classiques dit / interdit masculine, classiquet sacrifice / supplice féminine, classiqueu assemblés / mêlés masculine, équivalentev ténèbres / funèbres féminine, classiquew peut-être / apparaître féminine, classiquex prochain / vain masculine, classiquey puissance / reconnaissance féminine, classiquez solennel / l'hydromel masculine, classiquea dorée / éplorée / sacrée féminine, classiqueb sommeil / appareil / réveil masculine, classiquea s'enfuit / nuit masculine, classiqueb s'affaiblissent / s'unissent féminine, classiquea immense / commence féminine, classiqueb Nord / mort masculine, classiquec égorgée / plongée féminine, classiqued étincelant / sanglant / circulant masculine, classiquee colore / encore féminine, classiquef moi / toi masculine, classiqueg sacrées / inspirées féminine, classiqueh puissants / accents masculine, classiquea carnage / marécage féminine, classiqueb cieux / yeux masculine, classiquea encore / aurore féminine, classiqueb brûlant / sanglant masculine, classiquea fatale / royale féminine, classiqueb lenteurs / sacrificateurs masculine, classiquea glaive / relève féminine, classiqueb s'échapper / frapper masculine, classiquea l'harmonie / ironie féminine, classiqueb serein / refrain masculine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 1.2· écart moyen à la rime classique 0.1

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

290 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de, PARIS, CHARPENTIER, LIBRAIRE-ÉDITEUR, 1865· numérisation Bibliothèque numérique de Lyon· Sources