Les Potages FEYEUX, 1869
Maranta des Antilles
Notre hôte, fin gourmet et grand charmeur d’oreilles,Nous dit « Apprêtez-vous, ce soir, à voyager,« Nous avons pour début aux douceurs sans pareilles« Le Maranta, qui croît au pays étranger.
« Aliment tout moderne il est le fruit des veilles« De médecins fameux dans l’art du bien-manger,« Reposez-vous sur eux et vous verrez merveilles« Avec le Maranta, délicat et léger.
« Résumant en lui seul la flore des Antilles,« Il charme l’odorat et flatte les papilles,« Parfum des vastes mers auxquelles nous songeons !
« Mais c’est trop discourir, j’abrége ma préface.« Le dîner est servi : que chacun prenne place.« Salut au Maranta ! N’en parlons plus, mangeons ! »
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Potages FEYEUX, PARIS, H. Bataille, 1869· numérisation gallica.bnf.fr· Sources