Les stances, 1899· Le deuxième livre des stances
II. « Il est doux d’écouter le roseau qui soupire »
Il est doux d’écouter‖ le roseau qui soupireAvec d’autres roseaux‖ dans un riant vallon ;Un front pensif se courbe‖ à ces accords que tireDes chênes assemblés‖ le rapide Aquilon.Mais, qu’auprès de la voix‖ de l’arbre solitaire,Les roseaux, la chênaie‖ exhalent un vain bruit,Quand sur la triste plaine‖ où descend le mystère,Elle lamente au vent‖ qui précède la nuit !
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 1(ababcdcd)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 huitain
- Mots à la rime
- a soupire / tire féminine, classiqueb vallon / Aquilon masculine, classiquec solitaire / mystère féminine, classiqued bruit / nuit masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.2· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
8 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Stances, Paris, Société du Mercure de France, 1905· numérisation wikisource.org· Sources