Les stances, 1899· Le quatrième livre des stances
XVI. « J’écoute sur ma lèvre, ô voix cyrénéenne »
J’écoute sur ma lèvre,‖ ô voix cyrénéenne,Tes accents surhumains ;Et quels faisceaux, brillant‖ de l’eau castalienne,Débordent de mes mains !Mais vous m’étiez jadis,‖ Muses, comme une forteLiqueur riche en chaleurs,Et mon âme à présent‖ n’est qu’une belle morteGisante dans vos fleurs.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 1(ababcdcd)
- Mètre
- Hexasyllabes et alexandrins (4 de 6, 4 de 12)· profil 6, 6+6
- Strophes
- 1 huitain
- Mots à la rime
- a cyrénéenne / castalienne féminine, classiqueb surhumains / mains masculine, classiquec forte / morte féminine, classiqued chaleurs / fleurs masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.5· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
8 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Stances, Paris, Société du Mercure de France, 1905· numérisation wikisource.org· Sources