Les stances, 1899· Le premier livre des stances
XVI. « Je songe aux ciels marins, à leurs couchants si doux »
Je songe aux ciels marins,‖ à leurs couchants si doux,À l’écumante horreur‖ d’une mer démontée,Au pêcheur dans sa barque,‖ aux crabes dans leurs trous,À Néère aux yeux bleus,‖ à Glaucus, à Protée.Je songe au vagabond‖ supputant son chemin,Au vieillard sur le seuil‖ de la cabane ancienne,Au bûcheron courbé,‖ sa cognée à la main,À la ville, à ses bruits,‖ à mon âme, à sa peine.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 1(ababcdcd)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 huitain
- Mots à la rime
- a doux / trous masculine, classiqueb démontée / Protée féminine, classiquec chemin / main masculine, classiqued ancienne / peine féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
8 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Stances, Paris, Société du Mercure de France, 1905· numérisation wikisource.org· Sources