Les stances, 1899· Le troisième livre des stances
II. « Je songe, chaque fois que le dégoût m’accable »
Je songe, chaque fois‖ que le dégoût m’accableD’un retour importun,Aux pâles frêles lys‖ qui poussent dans le sableEt que nourrit l’embrun,A la plainte que font‖ les barques, lorsque fouetteLa tempête en sanglots,Au cap baigné d’écume,‖ aux cris de la mouetteQui vole au ras des flots.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 1(ababcdcd)
- Mètre
- Hexasyllabes et alexandrins (4 de 6, 4 de 12)· profil 6, 6+6
- Strophes
- 1 huitain
- Mots à la rime
- a m’accable / sable féminine, classiqueb importun / l’embrun masculine, classiquec fouette / mouette féminine, classiqued sanglots / flots masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.5· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
8 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Stances, Paris, Société du Mercure de France, 1905· numérisation wikisource.org· Sources