Les stances, 1899· Le troisième livre des stances
III. « Me voici seul enfin, tel que je devais l’être »
Me voici seul enfin,‖ tel que je devais l’être :Les jours sont révolus.Ces dévouements couverts‖ que tu faisais paraîtreNe me surprendront plus.Le mal que tu m’as fait‖ et ton affreux délireEt ses pièges maudits,Depuis longtemps déjà‖ les cordes de la lyreMe les avaient prédits.Au vent de ton malheur‖ tu n’es en quelque sorteQu’un fétu ballotté ;Mais j’accuse surtout‖ celui qui se comporteContre sa volonté.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 3[abab]
- Mètre
- Hexasyllabes et alexandrins (6 de 6, 6 de 12)· profil 6, 6+6
- Mots à la rime
- a l’être / paraître féminine, classiqueb révolus / plus masculine, classiquec délire / lyre féminine, classiqued maudits / prédits masculine, classiquee sorte / comporte féminine, classiquef ballotté / volonté masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Stances, Paris, Société du Mercure de France, 1905· numérisation wikisource.org· Sources