Les stances, 1899· Le sixième livre des stances
IX. « L’aube qui doucement se lève sur la ville »
L’aube qui doucement‖ se lève sur la villeEt se dissout dans l’air‖ annonce un jour serein.Que j’aime à contempler‖ votre cime tranquille,Arbres fiers que nourrit‖ un avare terrain !Je songe, en supputant‖ tout le mal et le pire ;Et malgré les détours‖ dont m’abuse le sort,Je sens que sur ma lèvre‖ erre encore un sourire,Tant mon âme s’absorbe‖ en son dieu sans effort.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 1(ababcdcd)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 huitain
- Mots à la rime
- a ville / tranquille féminine, classiqueb serein / terrain masculine, classiquec pire / sourire féminine, classiqued sort / effort masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.5· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
8 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Stances, Paris, Société du Mercure de France, 1905· numérisation wikisource.org· Sources