Les stances, 1899· Le sixième livre des stances
X. « Va-t-on songer à l’Automne »
Va-t-on songer à l’Automne,À l’Aquilon détesté,Quand la lumière environneLa vie et le fier Été !De l’arbre au profond feuillage,Des parterres du jardin,La brise tire un langageD’allégresse et de dédain.Vous qui passez sur la route,Saouls de la sève des bois,Chantez, riez ! Moi j’écouteEn secret une autre voix :Qui soupire de la sorte ?Ô mon âme, n’est-ce pasUne branche déjà morteQui vient de parler tout bas ?
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 4[abab]
- Mètre
- Heptasyllabes
- Mots à la rime
- a l’Automne / environne féminine, classiqueb détesté / Été masculine, classiquec feuillage / langage féminine, classiqued jardin / dédain masculine, classiquee route / j’écoute féminine, classiquef bois / voix masculine, classiqueg sorte / morte féminine, classiqueh pas / bas masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.5· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Stances, Paris, Société du Mercure de France, 1905· numérisation wikisource.org· Sources