Les stances, 1899· Le troisième livre des stances
IV. « L’éclair illuminait la nuit de ses beaux feux »
L’éclair illuminait‖ la nuit de ses beaux feux,À la vitre déjà‖ retentissait l’orage,Plein d’angoisse le temps‖ rampait entre nous deux,Et j’étais là pareil‖ à quelque sombre image.Tu te berçais au son‖ de ta plaintive voix,Mais j’osais supputer‖ et ta faute et la mienne,Et dans mon cœur, c’était‖ comme une affreuse poixToute cette clarté‖ de notre vie ancienne.Va, le ciel peut m’étreindre‖ en sa droite de fer,Ton âme se montrer‖ à sa Parque infidèle,Mais fuyant le malheur‖ et le cruel hiver,Je n’imiterai pas‖ l’étrangère hirondelle.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 3[abab]
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a feux / deux masculine, classiqueb l’orage / image féminine, classiquec voix / poix masculine, classiqued mienne / ancienne féminine, classiquee fer / hiver masculine, classiquef infidèle / hirondelle féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.5· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Stances, Paris, Société du Mercure de France, 1905· numérisation wikisource.org· Sources