Les stances, 1899· Le troisième livre des stances
XIV. « Sur la plaine sans fin, dans la brise et le vent »
Sur la plaine sans fin,‖ dans la brise et le vent,Se dresse l’arbre solitaire,Pensif, et chaque jour‖ son feuillage mouvantJette son ombre sur la terre.Les oiseaux dans leur vol‖ viennent poser sur lui :Sont-ils corbeaux, ramiers timides ?L’affreux lichen le ronge ;‖ il est le sûr appuiDu faible lierre aux nœuds perfides.Plus d’une fois la foudre‖ et l’autan furieuxOnt fracassé sa haute cime ;Même il reçoit les coups‖ de l’homme industrieuxSans s’étonner, triste et sublime.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 3[abab]
- Mètre
- Octosyllabes et alexandrins (6 de 8, 6 de 12)· profil 8, 6+6
- Mots à la rime
- a vent / mouvant masculine, classiqueb solitaire / terre féminine, classiquec lui / appui masculine, classiqued timides / perfides féminine, classiquee furieux / industrieux masculine, classiquef cime / sublime féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.5· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Stances, Paris, Société du Mercure de France, 1905· numérisation wikisource.org· Sources