Les stances, 1899· Le quatrième livre des stances
II. « Tu me la dois enfin, cette faveur, ô Parque »
Tu me la dois enfin,‖ cette faveur, ô Parque,Qui filas tous mes maux,De songer à mon gré,‖ balancé dans la barqueSous les feux des Gémeaux.Puisque tu veux qu’ainsi‖ me versent l’amertumeCalliope et Péan,Fais que mes yeux lassés‖ soient baignés de l’écumeDe l’immense Océan.Et puisque le laurier‖ se flétrit sur mes tempesEt tombe grain à grain,Sur ma tête fatale‖ emmêle et tords les hampesDu pâle lys marin.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 3[abab]
- Mètre
- Hexasyllabes et alexandrins (6 de 6, 6 de 12)· profil 6, 6+6
- Mots à la rime
- a Parque / barque féminine, classiqueb maux / Gémeaux masculine, classiquec l’amertume / l’écume féminine, classiqued Péan / Océan masculine, classiquee tempes / hampes féminine, classiquef grain / marin masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Stances, Paris, Société du Mercure de France, 1905· numérisation wikisource.org· Sources