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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Poésies nouvelles, 1852· Les nuits

La nuit d’octobre

Alfred de Musset· strophes variées, vers de 12, 8 et 7 syllabes, 313 vers

LE POÈTE

Le mal dont j'ai souffert‖ s'est enfui comme un rêve.Je n'en puis comparer‖ le lointain souvenirQu'à ces brouillards légers‖ que l'aurore soulèveEt qu'avec la rosée‖ on voit s'évanouir.

LA MUSE

Qu'aviez-vous donc, ô mon poète,Et quelle est la peine secrèteQui de moi vous a séparé ?Hélas ! je m'en ressens encore.Quel est donc ce mal que j'ignoreEt dont j'ai si longtemps pleuré ?

LE POÈTE

C'était un mal vulgaire‖ et bien connu des hommes ;Mais, lorsque nous avons‖ quelque ennui dans le cœur,Nous nous imaginons,‖ pauvres fous que nous sommes,Que personne avant nous‖ n'a senti la douleur.

LA MUSE

Il n'est de vulgaire chagrinQue celui d'une âme vulgaire.Ami, que ce triste mystèreS'échappe aujourd'hui de ton sein.Crois-moi, parle avec confiance ;Le sévère Dieu du silenceEst un des frères de la Mort ;En se plaignant on se console,Et quelquefois une paroleNous a délivrés d'un remord.

LE POÈTE

S'il fallait maintenant‖ parler de ma souffrance,Je ne sais trop quel nom‖ elle devrait porter,Si c'est amour, folie,‖ orgueil, expérience,Ni si personne au monde‖ en pourrait profiter.Je veux bien toutefois‖ l'en raconter l'histoire,Puisque nous voilà seuls‖ assis près du foyer.Prends cette lyre, approche,‖ et laisse ma mémoireAu son de tes accords‖ doucement s'éveiller.

LA MUSE

Avant de me dire ta peine,O poète, en es-tu guéri ?Songe qu'il t'en faut aujourd'huiParler sans amour et sans haine.S'il te souvient que j'ai reçuLe doux nom de consolatrice,Ne fais pas de moi la compliceDes passions qui t'ont perdu.

LE POÈTE

Je suis si bien guéri‖ de cette maladie,Que j'en doute parfois‖ lorsque j'y veux songer ;Et quand je pense aux lieux‖ où j'ai risqué ma vie,J'y crois voir à ma place‖ un visage étranger.Muse, sois donc sans crainte ;‖ au souffle qui t'inspireNous pouvons sans péril‖ tous deux nous confier.Il est doux de pleurer,‖ il est doux de sourireAu souvenir des maux‖ qu'on pourrait oublier.

LA MUSE

Comme une mère vigilanteAu berceau d'un fils bien-aimé,Ainsi je me penche tremblanteSur ce cœur qui m'était fermé.Parle, ami, — ma lyre attentiveD'une note faible et plaintiveSuit déjà l’accent de ta voix ;Et dans un rayon de lumière,Comme une vision légère,Passent les ombres d'autrefois.

LE POÈTE

Jours de travail !‖ seuls jours où j'ai vécu !O trois fois chère solitude !Dieu soit loué,‖ j'y suis donc revenu,A ce vieux cabinet d'étude !Pauvre réduit,‖ murs tant de fois déserts,Fauteuils poudreux, lampe fidèle,O mon palais,‖ mon petit univers,Et loi, Muse, ô jeune immortelle,Dieu soit loué,‖ nous allons donc chanter !Oui, je veux vous ouvrir mon âme.Vous saurez tout,‖ et je vais vous conterLe mal que peut faire une femme ;Car c'en est une,‖ ô mes pauvres amis(Hélas ! vous le saviez peut-être),C'est une femme‖ à qui je fus soumisComme le serf l'est à son maître.Joug détesté !‖ c'est par là que mon cœurPerdit sa force et sa jeunesse —Et cependant,‖ auprès de ma maîtresse,J'avais entrevu le bonheur.Près du ruisseau‖ quand nous marchions ensembleLe soir, sur le sable argentin,Quand devant nous‖ le blanc spectre du trembleDe loin nous montrait le chemin ;Je vois encore,‖ aux rayons de la lune,Ce beau corps plier dans mes bras…N'en parlons plus —‖ je ne prévoyais pasOù me conduisait la Fortune.Sans doute alors‖ la colère des dieuxAvait besoin d'une victime ;Car elle m'a‖ puni comme d'un crimeD'avoir essayé d'être heureux.

LA MUSE

L'image d'un doux souvenirVient de s'offrir à la pensée.Sur la trace qu'il a laisséePourquoi crains-tu de revenir ?Est-ce faire un récit fidèleQue de renier ses beaux jours ?Si ta fortune fut cruelle,Jeune homme, fais du moins comme elle,Souris à les premiers amours.

LE POÈTE

Non, — c'est à mes malheurs‖ que je prétends sourireMuse, je te l'ai dit ;‖ je veux, sans passion,Te conter mes ennuis,‖ mes rêves, mon délire,Et t'en dire le temps,‖ l'heure et l'occasion.C'était, il m'en souvient,‖ par une huit d'automneTriste et froide, à peu près‖ semblable à celle-ci ;Le murmure du vent,‖ de son bruit monotone,Dans mon cerveau lassé‖ berçait mon noir souci.J'étais à la fenêtre,‖ attendant ma maîtresse ;Et tout en écoutant‖ dans cette obscurité,Je me sentais dans l'âme‖ une telle détresse,Qu'il me vint le soupçon‖ d'une infidélité.La rue où je logeais‖ était sombre et déserte ;Quelques ombres passaient‖ un falot à la main ;Quand la bise sifflait‖ dans la porte entr'ouverte,On entendait de loin‖ comme un soupir humain.Je ne sais, à vrai dire,‖ à quel fâcheux présageMon esprit inquiet‖ alors s'abandonna.Je rappelais en vain‖ un reste de courage,El me sentis frémir‖ lorsque l'heure sonna.Elle ne venait pas.‖ Seul, la tête baissée,Je regardai longtemps‖ les murs et le chemin, —El je ne t'ai pas dit‖ quelle ardeur insenséeCette inconstante femme‖ allumait en mon sein ;Je n'aimais qu'elle au monde,‖ et vivre un jour sans elleMe semblait un destin‖ plus affreux que la mort ;Je me souviens pourtant‖ qu'en cette nuit cruelle,Pour briser mon lien‖ je fis un long effort.Je la nommai cent fois‖ perfide et déloyale,Je comptai tous les maux‖ qu'elle m'avait causés.Hélas ! au souvenir‖ de sa beauté fatale,Quels maux et quels chagrins‖ n'étaient pas apaisés !Le jour parut enfin.‖ — Las d'une vaine attente,Sur le bord du balcon‖ je m'étais assoupi ;Je rouvris la paupière‖ à l'aurore, naissante,Et je laissai flotter‖ mon regard ébloui.Tout à coup, au détour‖ de l'étroite ruelle,J'entends sur le gravier‖ marcher à petit bruit…Grand Dieu ! préservez-moi !‖ je l'aperçois, c'est elle ;Elle entre. — D'où viens-tu ?‖ qu'as-tu fait cette nuit ?Réponds, que me veux-tu ?‖ qui l'amène à cette heure ?Ce beau corps, jusqu'au jour,‖ où s'est-il étendu ?Tandis qu'à ce balcon,‖ seul, je veille et je pleure,En quel lieu, dans quel lit,‖ à qui souriais-tu ?Perfide ! audacieuse !‖ est-il encor possibleQue lu viennes offrir‖ ta bouche à mes baisers ?Que demandes-tu donc ?‖ par quelle soif horribleOses-tu m'attirer‖ dans tes bras épuisés ?Va-t'en ! retire-toi,‖ spectre de ma maîtresse !Rentre dans ton tombeau‖ si lu t'en es levé ;Laisse-moi pour toujours‖ oublier ma jeunesse,Et, quand je pense à loi,‖ croire que j'ai rêvé !

LA MUSE

Apaise-toi, je t'en conjure ;Tes paroles m'ont fait frémir.O mon bien-aimé, ta blessureEst encor prête à se rouvrir.Hélas ! elle est donc bien profonde ?Et les misères de ce mondeSont si lentes à s'effacer !Oublie, enfant, et de ton âmeChasse le nom de cette femmeQue je ne veux pas prononcer.

LE POÈTE

Honte à toi, qui la premièreM'as appris la trahison,Et d'horreur et de colèreM'as fait perdre la raison !Honte à toi, femme à l'œil sombre,Dont les funestes amoursOnt enseveli dans l'ombreMon printemps et mes beaux jours !C'est ta voix, c'est ton sourire,C'est ton regard corrupteur,Qui m'ont appris à maudireJusqu'au semblant du bonheur ;C'est ta jeunesse et tes charmesQui m'ont fait désespérer,El si je doute des larmes,C'est que je t'ai vu pleurer.Honte à loi ! j'étais encoreAussi simple qu'un enfant ;Comme une fleur à l'aurore,Mon cœur s'ouvrait en l'aimant ;Certes, ce cœur sans défensePut sans peine être abusé ;Mais lui laisser l'innocenceÉtait encor plus aisé.Honte à loi ! lu fus la mèreDe mes premières douleurs,Et tu lis de ma paupièreJaillir la source des pleurs !Elle coule, sois-en sûre,Et rien ne la tarira ;Elle sort d'une blessureQui jamais ne guérira ;Mais dans celte source amèreDu moins je me laverai.Et j'y laisserai, j'espère,Ton souvenir abhorré !

LA MUSE

Poëte, c'est assez.‖ Auprès d'une infidèleQuand ton illusion‖ n'aurait duré qu'un jour,N'outrage pas ce jour‖ lorsque tu parles d'elle ;Si tu veux être aimé,‖ respecte ton amour.Si l'effort est trop grand‖ pour la faiblesse humaineDe pardonner les maux‖ qui nous viennent d'autrui,Épargne-loi du moins‖ le tourment de la haine ;A défaut du pardon,‖ laisse venir l'oubli.Les morts dorment en paix‖ dans le sein de la terre ;Ainsi doivent dormir‖ nos sentiments éteints.Ces reliques du cœur‖ ont aussi leur poussière ;Sur leurs restes sacrés‖ ne portons pas les mains.Pourquoi, dans ce récit‖ d'une vive souffrance,Ne,veux-tu voir qu'un rêve‖ et qu'un amour trompé ?Est-ce donc sans motif‖ qu'agit la Providence,Et crois-tu donc distrait‖ le Dieu qui t'a frappé ?Le coup dont tu te plains‖ t'a préservé peut-être,Enfant ; car c'est par là‖ que ton cœur s'est ouvert.L'homme est un apprenti,‖ la douleur est son maître,Et nul ne se connaît,‖ tant qu'il n'a pas souffert.C'est une dure loi,‖ mais une loi suprême,Vieille comme le monde‖ et la fatalité,Qu'il nous faut du malheur‖ recevoir le baptême,Et qu'à ce triste prix‖ tout doit être acheté.Les moissons pour mûrir‖ ont besoin de rosée ;Pour vivre et pour sentir‖ l'homme a besoin des pleurs.La joie a pour symbole‖ une plante brisée,Humide encor de pluie‖ et couverte de fleurs.Ne te disais-tu pas‖ guéri de ta folie ?N'es-tu pas jeune, heureux,‖ partout le bien venu ?Et ces plaisirs légers‖ qui font aimer la vie,Si tu n'avais pleuré,‖ quel cas en ferais-tu ?Lorsqu'au déclin du jour,‖ assis sur la bruyère,Avec un vieil ami‖ tu bois en liberté,Dis-moi, d'aussi bon cœur‖ lèverais-tu ton verre,Si tu n'avais senti‖ le prix de la gaîté ?Aimerais-tu les fleurs,‖ les prés et la verdure,Les sonnets de Pétrarque‖ et le chant des oiseaux,Michel-Ange et les arts,‖ Shakspeare et la nature,Si tu n'y retrouvais‖ quelques anciens sanglots ?Comprendrais-tu des cieux‖ l'ineffable harmonie,Le silence des nuits,‖ le murmure des flots,Si quelque part là-bas‖ la fièvre et l'insomnieNe l'avaient fait songer‖ à l'éternel repos ?N'as-tu pas maintenant‖ une belle maîtresse ?Et lorsqu'on l'endormant‖ tu lui serres la main,Le lointain souvenir‖ des maux de la jeunesseNe rend-il pas plus doux‖ son sourire divin ?N'allez-vous pas aussi‖ vous promener ensembleAu fond des bois fleuris,‖ sur le sable argentin ?El dans ce vert palais‖ le blanc spectre du trembleNe sait-il plus le soir‖ vous montrer le chemin ?Ne vois-tu pas alors,‖ aux rayons de la lune,Plier comme autrefois‖ un beau corps dans les bras,Et si dans le sentier‖ tu trouvais la Fortune,Derrière elle, en chantant,‖ ne marcherais-tu pas ?De quoi te plains-tu donc ?‖ L'immortelle espéranceS'est retrempée en toi‖ sous la main dû malheur.Pourquoi veux-tu haïr‖ ta jeune expérience,Et détester un mal‖ qui t'a rendu meilleur ?O mon enfant, plains-la,‖ cette belle infidèleQui fit couler jadis‖ les larmes de tes yeux ;Plains-la ! c'est une femme,‖ et Dieu t'a fait, près d'elle,Deviner, en souffrant,‖ le secret des heureux.Sa lâche fut pénible ;‖ elle t'aimait peut-être ;Mais le destin voulait‖ qu'elle brisât ton cœur.Elle savait la vie,‖ et te l'a fait, connaître ;Une autre a recueilli‖ le fruit de ta douleur.Plains-la ! son triste amour‖ a passé comme un songe ;Elle a vu la blessure‖ et n'a pu la fermer.Dans ses larmes, crois-moi,‖ tout n'était pas mensonge.Quand tout l'aurait été,‖ plains-la ! tu sais aimer.

LE POÈTE

Tu dis vrai ; la haine est impie,Et c'est un frisson plein d'horreurQuand celle vipère assoupieSe déroule dans noire cœur.Écoute-moi donc, ô déesse,Et sois témoin de mon serment :Par les yeux bleus de ma maîtresse,Et par l'azur du firmament ;Par cette étincelle brillanteQui de Vénus porte le nom,Et comme une perle tremblanteScintille au loin sur l'horizon ;Par la grandeur de la nature,Par la bonté du Créateur ;Par la clarté tranquille et pureDe l'astre cher au voyageur ;Par les herbes de la prairie,Par les forêts, par les prés verts,Par la puissance de la vie,Par la sève de l'univers ;Je te bannis de ma mémoire,Reste d'un amour insensé,Mystérieuse et sombre histoireQui dormiras dans le passé !Et toi qui, jadis, d'une amiePortas la forme et le doux nom,L'instant suprême où je t'oublieDoit être celui du pardon.Pardonnons-nous — je romps le charmeQui nous unissait devant Dieu.Avec une dernière larmeReçois un éternel adieu.— Et maintenant, blonde rêveuse,Maintenant, Muse, à nos amours !Dis-moi quelque chanson joyeuseComme au premier temps des beaux jours.Déjà la pelouse embauméeSent les approches du matin ;Viens éveiller ma bien-aimée,Et cueillir les fleurs du jardin.Viens voir la nature immortelleSortir des voiles du sommeil ;Nous allons renaître avec elleAu premier rayon du soleil !

Versification

Forme
Strophes variées
Rimes
64[abab] 4[aa] 11[abba] 1[abaab]
Mètre
Vers de 12, 8 et 7 syllabes (148 de 12, 113 de 8, 36 de 7, 16 de 10)· profil 7, 8, 4+6, 6+6
Mots à la rime
a rêve / soulève féminine, classiqueb souvenir / s'évanouir masculine, classiquea poète / secrète féminine, classiqueb séparé / pleuré masculine, classiquec encore / j'ignore féminine, classiquea hommes / sommes féminine, classiqueb cœur / douleur masculine, classiquea chagrin / sein masculine, classiqueb vulgaire / mystère féminine, classiquec confiance / silence féminine, classiqued Mort / remord masculine, classiquee console / parole féminine, classiquea souffrance / expérience féminine, classiqueb porter / profiter masculine, classiquec l'histoire / mémoire féminine, classiqued foyer / s'éveiller masculine, classiquea peine / haine féminine, classiqueb guéri / aujourd'hui masculine, classiquec reçu / perdu masculine, classiqued consolatrice / complice féminine, classiquea maladie / vie féminine, classiqueb songer / étranger masculine, classiquec t'inspire / sourire féminine, classiqued confier / oublier masculine, classiquea vigilante / tremblante féminine, classiqueb bien-aimé / fermé masculine, classiquec attentive / plaintive féminine, classiqued voix / d'autrefois masculine, classiquee lumière / légère féminine, classiquea vécu / revenu masculine, classiqueb solitude / d'étude féminine, classiquec déserts / univers masculine, classiqued fidèle / immortelle féminine, classiquee chanter / conter masculine, classiquef âme / femme féminine, classiqueg amis / soumis masculine, classiqueh peut-être / maître féminine, classiquei cœur / bonheur masculine, classiquej jeunesse / maîtresse féminine, classiquek ensemble / tremble féminine, classiquel argentin / chemin masculine, classiquem lune / Fortune féminine, classiquen bras / pas masculine, classiqueo dieux / heureux masculine, classiquep victime / crime féminine, classiquea souvenir / revenir masculine, classiqueb pensée / laissée féminine, classiquec fidèle / cruelle / elle féminine, classiqued jours / amours masculine, classiquea sourire / délire féminine, classiqueb passion / l'occasion masculine, classiquec d'automne / monotone féminine, classiqued celle-ci / souci masculine, classiquee maîtresse / détresse féminine, classiquef obscurité / infidélité masculine, classiqueg déserte / entr'ouverte féminine, classiqueh main / humain masculine, classiquei présage / courage féminine, classiquej s'abandonna / sonna masculine, classiquek baissée / insensée féminine, classiquel chemin / sein masculine, classiquem elle / cruelle féminine, classiquen mort / effort masculine, classiqueo déloyale / fatale féminine, classiquep causés / apaisés masculine, classiqueq attente / naissante féminine, classiquer assoupi / ébloui masculine, classiques ruelle / elle féminine, classiquet bruit / nuit masculine, classiqueu heure / pleure féminine, classiquev étendu / souriais-tu masculine, classiquew possible / horrible féminine, classiquex baisers / épuisés masculine, classiquey maîtresse / jeunesse féminine, classiquez levé / rêvé masculine, classiquea conjure / blessure féminine, classiqueb frémir / rouvrir masculine, classiquec profonde / monde féminine, classiqued s'effacer / prononcer masculine, classiquea première / colère féminine, classiqueb trahison / raison masculine, classiquec sombre / l'ombre féminine, classiqued amours / jours masculine, classiquee sourire / maudire féminine, classiquef corrupteur / bonheur masculine, classiqueg charmes / larmes féminine, classiqueh désespérer / pleurer masculine, classiquei encore / l'aurore féminine, classiquej enfant / l'aimant masculine, classiquek défense / l'innocence féminine, classiquel abusé / aisé masculine, classiquem mère / paupière féminine, classiquen douleurs / pleurs masculine, classiqueo sûre / blessure féminine, classiquep tarira / guérira masculine, classiqueq amère / j'espère féminine, classiquer laverai / abhorré masculine, classiquea infidèle / d'elle féminine, classiqueb jour / amour masculine, équivalentec humaine / haine féminine, classiqued d'autrui / l'oubli masculine, classiquee terre / poussière féminine, classiquef éteints / mains masculine, classiqueg souffrance / Providence féminine, classiqueh trompé / frappé masculine, classiquej ouvert / souffert masculine, classiquek suprême / baptême féminine, classiquel fatalité / acheté masculine, classiquem rosée / brisée féminine, classiquen pleurs / fleurs masculine, classiqueo folie / vie féminine, classiquep venu / ferais-tu masculine, classiqueq bruyère / verre féminine, classiquer liberté / gaîté masculine, classiques verdure / nature féminine, classiquet oiseaux / sanglots masculine, classiqueu harmonie / l'insomnie féminine, classiquev flots / repos masculine, classiquex main / divin masculine, classiquec espérance / expérience féminine, classiqued malheur / meilleur masculine, classiquef yeux / heureux masculine, classiqueg peut-être / connaître féminine, classiquei songe / mensonge féminine, classiquej fermer / aimer masculine, classiquea impie / assoupie féminine, classiqueb d'horreur / cœur masculine, classiquec déesse / maîtresse féminine, classiqued serment / firmament masculine, classiquee brillante / tremblante féminine, classiquef nom / l'horizon masculine, classiqueg nature / pure féminine, classiqueh Créateur / voyageur masculine, classiquei prairie / vie féminine, classiquej verts / l'univers masculine, classiquek mémoire / histoire féminine, classiquel insensé / passé masculine, classiquem amie / t'oublie féminine, classiquen nom / pardon masculine, classiqueo charme / larme féminine, classiquep Dieu / adieu masculine, classiqueq rêveuse / joyeuse féminine, classiques embaumée / bien-aimée féminine, classiquet matin / jardin masculine, classiqueu immortelle / elle féminine, classiquev sommeil / soleil masculine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 0.8· écart moyen à la rime classique 0.0

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

313 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies nouvelles, Paris, Texte établi par Maurice Allem, Paris, Garnier Frères, 1967, publié par les éditions Classiques Garnier, 1967· numérisation Enclitt· Sources