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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Poésies nouvelles, 1852

Lettre

A M. DE LAMARTINE

Alfred de Musset· strophes variées, alexandrins, 280 vers

Lorsque le grand Byron‖ allait quitter Rayenne,Et chercher sur les mers‖ quelque plage lointaineOù finir en héros‖ son immortel ennui ;Comme il était assis‖ aux pieds de sa maîtresse.Pâle, et déjà tourné‖ du côté de la Grèce,Celle qu'il appelait‖ alors sa GuiccioliOuvrit un soir un livre‖ où l'on parlait de lui.

Avez-vous de ce temps‖ conservé la mémoire,Lamartine, et ces vers‖ au prince des proscrits,Vous souvient-il encor‖ qui les avait écrits ?Vous étiez jeune alors,‖ vous, notre chère gloire.Vous veniez d'essayer‖ pour la première foisCe beau luth éploré‖ qui vibre sous vos doigts.La Muse que le ciel‖ vous avait fiancéeSur votre front rêveur‖ cherchait votre pensée,Vierge craintive encore,‖ amante des lauriers.Vous ne connaissiez pas,‖ noble fils de la France,Vous ne connaissiez pas,‖ sinon par sa souffrance,Ce sublime orgueilleux‖ à qui vous écriviez.De quel droit osiez-vous‖ l'aborder et le plaindre ?Quel aigle, Ganymède,‖ à ce dieu vous portait ?Pressentiez-vous qu'un jour‖ vous le pourriez atteindre,Celui qui de si haut‖ alors vous écoutait ?Non, vous aviez vingt ans,‖ et le cœur vous battait.Vous aviez lu Lara,‖ Manfred et le Corsaire,Et vous aviez écrit‖ sans essuyer vos pleurs ;Le souffle de Byron‖ vous soulevait de terre,Et vous alliez à lui,‖ porté par ses douleurs.Vous appeliez de loin‖ cette âme désolée ;Pour grand qu'il vous parût,‖ vous le sentiez ami,Et, comme le torrent‖ dans la verte vallée,L'écho de son génie‖ en vous avait gémi.

Et lui — lui dont l’Europe, encore toute armée,Écoutait en tremblant‖ les sauvages concerts ;Lui qui depuis dix ans‖ fuyait sa renommée,Et de sa solitude‖ emplissait l'univers ;Lui, le grand inspiré‖ de la Mélancolie,Qui, las d'être envié,‖ se changeait en martyr ;Lui, le dernier amant‖ de la pauvre Italie,Pour son dernier exil‖ s'apprêtant à partir ;Lui qui, rassasié‖ de la grandeur humaine,Comme un cygne, à son chant‖ sentant sa mort prochaine,Sur terre autour de lui‖ cherchait pour qui mourir…Il écouta ces vers‖ que lisait sa maîtresse,Ce doux salut lointain‖ d'un jeune homme inconnu.Je ne sais si du style‖ il comprit la richesse ;Il laissa dans ses yeux‖ sourire sa tristesse :Ce qui venait du cœur‖ lui fut le bien venu.

Poëte, maintenant‖ que ta muse fidèle,Par ton pudique amour‖ sûre d'être immortelle,De la verveine en Heurs‖ l'a couronné le front,A ton tour, reçois-moi‖ comme le grand Byron.De l'égaler jamais‖ je n'ai pas l'espérance ;Ce que tu tiens du ciel,‖ nul ne me l'a promis ;Mais de ton sort au mien‖ plus grande est la distance,Meilleur en sera Dieu‖ qui peut nous rendre amis.Je ne t'adresse pas‖ d'inutiles louanges,Et je ne songe point‖ que tu me répondras ;Pour être proposés,‖ ces illustres échangesVeulent être signés‖ d'un nom que je n'ai pas.J'ai cru pendant longtemps‖ que j'étais las du monde ;J'ai dit que je niais,‖ croyant avoir douté ;Et j'ai pris devant moi‖ pour une nuit profondeMon ombre qui passait,‖ pleine de vanité.Poëte, je L'écris‖ pour le dire que j'aime,Qu'un rayon du soleil‖ est tombé jusqu'à moi,Et qu'en un jour de deuil‖ et de douleur suprême,Les pleurs que je versais‖ m'ont fait penser à toi.

Qui de nous, Lamartine,‖ et de notre jeunesse,Ne sait par cœur ce chant,‖ des amants adoré,Qu'un soir, au bord d'un lac,‖ tu nous as soupiré ?Qui n'a lu mille fois,‖ qui ne relit sans cesse,Ces vers mystérieux‖ où parle ta maîtresse,Et qui n'a sangloté‖ sur ces divins sanglots,Profonds comme le ciel,‖ et purs comme les flots ?Hélas ! ces longs regrets‖ des amours mensongères,Ces ruines du temps‖ qu'on trouve à chaque pas,Ces sillons infinis‖ de lueurs éphémères,Qui peut se dire un homme,‖ et ne les connaît pas ?Quiconque aima jamais‖ porte une cicatrice ;Chacun l'a dans le sein,‖ toujours prête à s'ouvrir ;Chacun la garde en soi,‖ cher et secret supplice,Et mieux il est frappé,‖ moins il en veut guérir.Te le dirai-je, à toi,‖ chantre de la souffrance,Que ton glorieux mal,‖ je l'ai souffert aussi ?Qu'un instant, comme toi,‖ devant ce ciel immense,J'ai serré dans mes bras‖ la vie et l'espérance,Et qu'ainsi que le tien‖ mon rêve s'est enfui ?Te dirai-je qu'un soir,‖ dans la brise embaumée,Endormi, comme loi,‖ dans la paix du bonheur,Aux célestes accents‖ d'une voix bien-année,J'ai cru sentir le temps‖ s'arrêter dans mon cœur ?Te dirai-je qu'un soir,‖ resté seul sur la terre.Dévoré, comme loi,‖ d'un affreux souvenir,Je me suis étonné‖ dé ma propre misère,Et de ce qu'un enfant‖ peut souffrir sans mourir ?Ah ! ce que j'ai senti‖ dans cet instant terrible,Oserai-je m'en plaindre‖ et te le raconter ?Comment exprimerai-je‖ une peine indicible ?Après toi, devant toi,‖ puis-je encor le tenter ?Oui, de ce jour fatal,‖ plein d'horreur et de charmes,Je veux fidèlement‖ te faire le récit ;Ce ne sont pas des chants,‖ ce ne sont que des larmes,Et je ne te dirai‖ que ce que Dieu m'a dit.

Lorsque le laboureur,‖ regagnant sa chaumière,Trouve le soir son champ‖ rasé par le tonnerre,Il croit d'abord qu'un rêve‖ a fasciné ses yeux.Et, doutant de lui-même,‖ interroge les cieux.Partout la nuit est sombre,‖ et la terre enflammée.Il cherche autour de lui‖ la place accoutuméeOù sa femme l'attend‖ sur le seuil entr'ouvert ;Il voit un peu de cendre‖ au milieu d'un désert.Ses enfants demi-nus‖ sortent de la bruyère,Et viennent lui conter‖ comme leur pauvre mèreEst morte sous le chaume‖ avec des cris affreux ;Mais maintenant au loin‖ tout est silencieux.Le misérable écoute,‖ et comprend sa ruine.Il serre, désolé,‖ ses fils sur sa poitrine ;Il ne lui reste plus,‖ s'il ne tend pas la main,Que la faim pour ce soir,‖ et la mort pour demain.Pas un sanglot ne sort‖ de sa gorge oppressée ;Muet et chancelant,‖ sans force et sans pensée,Il s'assoit à l'écart,‖ les yeux sur l'horizon,El regardant s'enfuir‖ sa moisson consumée,Dans les noirs tourbillons‖ de l'épaisse fuméeL'ivresse du malheur‖ emporte sa raison.

Tel, lorsqu'abandonné‖ d'une infidèle amante,Pour la première fois‖ j'ai connu la douleur,Transpercé tout à coup‖ d'une flèche sanglante,Seul, je me suis assis,‖ dans la nuit de mon cœur.Ce n'était pas au bord‖ d'un lac au flot limpide.Ni sur l'herbe fleurie‖ au penchant des coteaux ;Mes yeux noyés de pleurs‖ ne voyaient que le vide,Mes sanglots étouffés‖ n'éveillaient point d'échos.C'était dans une rue‖ obscure et tortueuseDe cet immense égout‖ qu'on appelle Paris.Autour de moi criait‖ celle foule railleuseQui des infortunés‖ n'entend jamais les cris.Sur le pavé noirci‖ les blafardes lanternesVersaient un jour douteux‖ plus triste que la nuit,Et, suivant au hasard‖ ces feux vagues et ternes,L'homme passait dans l'ombre,‖ allant où va le bruit.Partout retentissait‖ comme une joie étrange ;C'était en février,‖ au temps du carnaval.Les masques avinés,‖ se croisant dans la fange,S'accostaient d'une injure‖ ou d'un refrain banal.Dans un carrosse ouvert‖ une troupe entasséeParaissait par moments‖ sous le ciel pluvieux,Puis se perdait au loin‖ dans la ville insensée,Hurlant un hymne impur‖ sous la résine en feux.Cependant des vieillards,‖ des enfants et des femmesSe barbouillaient de lie‖ au fond des cabarets,Tandis que de la nuit‖ les prêtresses infâmesPromenaient çà et là‖ leurs spectres inquiets.On eût dit un portrait‖ de la débauche antique,Un de ces soirs fameux,‖ chers au peuple romain,Où, des temples secrets,‖ la Vénus impudiqueSortait échevelée,‖ une torche à la main.Dieu juste ! pleurer seul‖ par une nuit pareille !O mon unique amour,‖ que vous avais-je fait ?Vous m'aviez pu quitter,‖ vous qui juriez la veilleQue vous étiez ma vie,‖ et que Dieu le savait !Ah ! toi, le savais-tu,‖ froide et cruelle amie,Qu'à travers cette honte‖ et cette obscurité,J'étais là, regardant‖ de ta lampe chérie,Comme une étoile au ciel,‖ la tremblante clarté ?Non, tu n'en savais rien,‖ je n'ai pas vu ton ombre ;Ta main n'est pas venue‖ entr'ouvrir ton rideau.Tu n'as pas regardé‖ si le ciel était sombre ;Tu ne m'as pas cherché‖ dans cet affreux tombeau !

Lamartine, c'est là,‖ dans celle rue obscure,Assis sur une borne‖ au fond d'un carrefour,Les deux mains sur mon cœur,‖ et serrant ma blessure,Et sentant y saigner‖ un invincible amour ;C'est là, dans cette nuit‖ d'horreur et de détresse,Au milieu des transports‖ d'un peuple furieuxQui semblait en passant‖ crier à ma jeunesse :« Toi qui pleures ce soir,‖ n'as-tu pas ri comme eux ? »C'est là, devant ce mur‖ où j'ai frappé ma fête,Où j'ai posé deux fois‖ le fer sur mon sein nu ;C'est là, le croiras-tu,‖ chaste et noble poète,Que de tes chants divins‖ je me suis souvenu.O toi qui sais aimer,‖ réponds, amant d'Elvire,Comprends-tu que l'on parle‖ et qu'on se dise, adieu ?Comprends-tu que ce mot,‖ la main puisse l'écrire,Et le cœur le signer,‖ et les lèvres le dire,Les lèvres, qu'un baiser‖ vient d'unir devant Dieu !Comprends-tu qu'un lien‖ qui, dans l'âme immortelle,Chaque jour plus profond,‖ se forme à noire insu ;Qui déracine en nous‖ la volonté rebelle,Et nous attache au cœur‖ son merveilleux tissu ;Un lien tout-puissant‖ dont les nœuds et la trameSont plus durs que la roche‖ et que les diamants ;Qui ne craint ni le temps,‖ ni le fer, ni la flamme,Ni la mort elle-même,‖ et qui fait des amantsJusque dans le tombeau‖ s'aimer les ossements ;Comprends-tu que dix ans‖ ce lien nous enlace,Qu'il ne fasse dix ans‖ qu'un seul être de deux,Puis tout à coup se brise,‖ et, perdu dans l'espace,Nous laisse épouvantés‖ d'avoir cru vivre heureux !

O poète, il est dur‖ que la nature humaineQui marche à pas comptés‖ vers une fin certaine,Doive encor s'y traîner‖ en portant une croix,Et qu'il faille ici-bas‖ mourir plus d'une fois.Car de quel autre nom‖ peut s'appeler sur terreCelte nécessité‖ de changer de misère,Qui nous fait, jour et nuit,‖ tout prendre et tout quitter,Si bien que notre temps‖ se passe à convoiter ?Ne sont-ce pas des morts,‖ et des morts effroyables.Que tant de changements‖ d'êtres si variables,Qui se disent toujours‖ fatigués d'espérer,Et qui sont toujours prêts‖ à se transfigurer ?Quel tombeau que le cœur,‖ et quelle solitude !Comment la passion‖ devient-elle habitude,El comment se fait-il‖ que, sans y trébucher,Sur ses propres débris‖ l'homme puisse marcher ?Il y marche pourtant ;‖ c'est Dieu qui l'y convie.Il va semant partout‖ et prodiguant sa vie :Désir, crainte, colère,‖ inquiétude, ennui,Tout passe et disparaît,‖ tout est fantôme en lui.Son misérable cœur‖ est fait de telle sorte,Qu'il faut incessamment‖ qu'une ruine en sorte ;Que la mort soit son terme,‖ il ne l'ignore pas,Et, marchant à la mort,‖ il meurt à chaque pas.Il meurt dans ses amis,‖ dans son fils, dans son père ;Il meurt dans ce qu'il pleure‖ et dans ce qu'il espère ;Et sans parler des corps‖ qu'il faut ensevelir,Qu'est-ce donc qu'oublier,‖ si ce n'est pas mourir ?Ah ! c'est plus que mourir ;‖ c'est survivre à soi-même.L'âme remonte au ciel,‖ quand on perd ce qu'on aime.Il ne reste de nous‖ qu'un cadavre vivant ;Le désespoir l'habite,‖ et le néant l'attend.

Eh bien ! bon ou mauvais,‖ inflexible ou fragile,Humble ou fier, triste ou gai,‖ mais toujours gémissant,Cet homme, tel qu'il est,‖ cet être fait d'argile,Tu l'as vu, Lamartine,‖ et son sang est ton sang.Son bonheur est le tien ;‖ sa douleur est la tienne ;Et des maux qu'ici-bas‖ il lui faut endurer,Pas un qui ne te touche‖ et qui ne t'appartienne ;Puisque tu sais chanter,‖ ami, tu sais pleurer.Dis-moi, qu'en penses-tu‖ dans tes jours de tristesse ?Que t'a dit le malheur,‖ quand tu l'as consulté ?Trompé par tes amis,‖ trahi par ta maîtresse,Dû ciel et de toi-même‖ as-tu jamais douté ?

Non, Alphonse, jamais.‖ La triste ExpérienceNous apporte là cendre,‖ et n'éteint pas le feu.Tu respectes le mal‖ fait par la Providence,Tu le laisses passer,‖ et tu crois à ton Dieu.Quel qu'il soit, c'est le mien ;‖ il n'est pas deux croyances,Je ne sais pas son nom,‖ j'ai regardé les cieux.Je sais qu'ils sont à lui,‖ je sais qu'ils sont immenses,Et que l'immensité‖ ne peut pas être à deux.J'ai connu, jeune encor,‖ de sévères souffrances ;J'ai vu verdir les bois,‖ et j'ai tenté d'aimer.Je sais ce que la terre‖ engloutit d'espérances,Et, pour y recueillir,‖ ce qu'il y faut semer.Mais, ce que j'ai senti,‖ ce que je veux t'écrire,C'est ce que m'ont appris‖ les anges de douleur ;Je le sais mieux encore‖ et puis mieux te le dire,Car leur glaive, en entrant,‖ l'a gravé dans mon cœur :

Créature d'un jour‖ qui t'agites une heure,De quoi viens-tu te plaindre‖ et qui te fait gémir ?Ton âme t'inquiète,‖ et lu crois qu'elle pleure ;Ton âme est immortelle,‖ et tes pleurs vont tarir.Tu le sens le cœur pris‖ d'un caprice de femme,Et lu dis qu'il se brise‖ à force de souffrir.Tu demandes à Dieu‖ de soulager ton âme ;Ton âme est immortelle,‖ et ton cœur va guérir.

Le regret d'un instant‖ te trouble et te dévore ;Tu dis que le passé‖ te voile l'avenir.Ne te plains pas d'hier ;‖ laisse venir l'aurore.Ton âme est immortelle,‖ et le temps va s'enfuir.

Ton corps est abattu‖ du mal de ta pensée ;Tu sens ton front peser,‖ et tes genoux fléchir.Tombe, agenouille-toi,‖ créature insensée ;Ton âme est immortelle,‖ et la mort va venir.

Tes os dans le cercueil‖ vont tomber en poussière ;Ta mémoire, ton nom,‖ ta gloire, vont périr ;Mais non pas ton amour,‖ si ton amour t'est chère ;Ton âme est immortelle,‖ et va s'en souvenir.

Versification

Forme
Strophes variées
Rimes
31[aa] 3[abba] 4[abaab] 2[ababb] 41[abab] 1[ababccb] 1[abbaa]
Mètre
Alexandrins· profil 6+6
Mots à la rime
a Rayenne / lointaine féminine, classiqueb ennui / Guiccioli masculine, classiquec maîtresse / Grèce féminine, classiqued lui / proscrits / écrits masculine, non classiquea mémoire / gloire féminine, classiquec fois / doigts masculine, classiqued fiancée / pensée féminine, classiquee lauriers / écriviez masculine, classiquef France / souffrance féminine, classiqueg plaindre / atteindre féminine, classiqueh portait / écoutait / battait masculine, classiquei Corsaire / terre féminine, classiquej pleurs / douleurs masculine, classiquek désolée / vallée féminine, classiquel ami / gémi masculine, classiquea armée / renommée féminine, classiqueb concerts / l'univers masculine, classiquec Mélancolie / Italie féminine, classiqued martyr / partir / mourir masculine, classiquee humaine / prochaine féminine, classiquef maîtresse / richesse / tristesse féminine, classiqueg inconnu / venu masculine, classiquea fidèle / immortelle féminine, classiqueb front / Byron masculine, classiquec l'espérance / distance féminine, classiqued promis / amis masculine, classiquee louanges / échanges féminine, classiquef répondras / pas masculine, non classiqueg monde / profonde féminine, classiqueh douté / vanité masculine, classiquei j'aime / suprême féminine, classiquej moi / toi masculine, classiquea jeunesse / cesse / maîtresse féminine, classiqueb adoré / soupiré masculine, classiquec sanglots / flots masculine, classiqued mensongères / éphémères féminine, classiquee pas masculine, classiquef cicatrice / supplice féminine, classiqueg s'ouvrir / guérir masculine, classiqueh souffrance / immense / l'espérance féminine, classiquei aussi / enfui masculine, classiquej embaumée / bien-année féminine, classiquek bonheur / cœur masculine, classiquel terre / misère féminine, classiquem souvenir / mourir masculine, classiquen terrible / indicible féminine, classiqueo raconter / tenter masculine, classiquep charmes / larmes féminine, classiqueq récit / dit masculine, classiquea chaumière / tonnerre féminine, classiqueb yeux / cieux masculine, classiquec enflammée / accoutumée féminine, classiqued entr'ouvert / désert masculine, classiquee bruyère / mère féminine, classiquef affreux / silencieux masculine, classiqueg ruine / poitrine féminine, classiqueh main / demain masculine, classiquei oppressée / pensée féminine, classiquej l'horizon / raison masculine, classiquek consumée / fumée féminine, classiquea amante / sanglante féminine, classiqueb douleur / cœur masculine, classiquec limpide / vide féminine, classiqued coteaux / d'échos masculine, classiquee tortueuse / railleuse féminine, classiquef Paris / cris masculine, classiqueg lanternes / ternes féminine, classiqueh nuit / bruit masculine, classiquei étrange / fange féminine, classiquej carnaval / banal masculine, classiquek entassée / insensée féminine, classiquel pluvieux / feux masculine, classiquem femmes / infâmes féminine, classiquen cabarets / inquiets masculine, classiqueo antique / impudique féminine, classiquep romain / main masculine, classiqueq pareille / veille féminine, classiquer fait / savait masculine, classiques amie / chérie féminine, classiquet obscurité / clarté masculine, classiqueu ombre / sombre féminine, classiquev rideau / tombeau masculine, classiquea obscure / blessure féminine, classiqueb carrefour / amour masculine, classiquec détresse / jeunesse féminine, classiqued furieux / eux masculine, classiquee fête / poète féminine, classiquef nu / souvenu masculine, classiqueg d'Elvire / l'écrire / dire féminine, classiqueh adieu / Dieu masculine, classiquei immortelle / rebelle féminine, classiquej insu / tissu masculine, classiquek trame / flamme féminine, classiquel diamants / amants / ossements masculine, classiquem enlace / l'espace féminine, classiquen deux / heureux masculine, classiquea humaine / certaine féminine, classiqueb croix / fois masculine, classiqued quitter / convoiter masculine, classiquee effroyables / variables féminine, classiquef d'espérer / transfigurer masculine, classiqueg solitude / habitude féminine, classiqueh trébucher / marcher masculine, classiquei convie / vie féminine, classiquej ennui / lui masculine, classiquek sorte féminine, classiquem père / espère féminine, classiquen ensevelir / mourir masculine, classiqueo soi-même / aime féminine, classiquep vivant / l'attend masculine, classiquea fragile / d'argile féminine, classiqueb gémissant / sang masculine, classiquec tienne / t'appartienne féminine, classiqued endurer / pleurer masculine, classiquee tristesse / maîtresse féminine, classiquef consulté / douté masculine, classiquea Expérience / Providence féminine, classiqueb feu / Dieu masculine, classiquec croyances / immenses féminine, classiqued cieux / deux masculine, non classiquee souffrances / d'espérances féminine, classiquef d'aimer / semer masculine, classiqueg t'écrire / dire féminine, classiquea heure / pleure féminine, classiqueb gémir / tarir masculine, classiquec femme / âme féminine, classiqued souffrir / guérir masculine, classiquea dévore / l'aurore féminine, classiqueb l'avenir / s'enfuir masculine, classiquea pensée / insensée féminine, classiqueb fléchir / venir masculine, classiquea poussière / chère féminine, classiqueb périr / souvenir masculine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 0.9· écart moyen à la rime classique 0.1

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

280 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies nouvelles, Paris, Texte établi par Maurice Allem, Paris, Garnier Frères, 1967, publié par les éditions Classiques Garnier, 1967· numérisation Enclitt· Sources