Poésies nouvelles, 1852
Une bonne fortune
C'est un fait reconnu,‖ qu'une bonne fortuneEst un sujet divin‖ pour un in-octavo.Ainsi donc, bravement,‖ je vais en conter une ;Le scandale est de mode ;‖ il se relie en veau.C'est un goût naturel,‖ qui va jusqu'à la Lune ;Depuis Endymion,‖ on sait ce qu'elle vaut.
Ce qu'on fait maintenant,‖ on le dit ; et la causeEn est bien excusable :‖ on fait si peu de chose !Mais, si peu qu'il ait fait,‖ chacun trouve à son gréDe le voir par écrit‖ dûment enregistré ;Chacun sait aujourd'hui‖ quand il fait de la prose ;Le siècle est, à vrai dire,‖ un mandarin lettré.
Il faut en convenir,‖ l'antique ModestieFaisait bâiller son monde,‖ et nous n'y tenions plus.Grâce à Dieu, pour New-York‖ elle est enfin partie ;C'était un vieux rameau‖ de l'arbre de la vie ;Et tant de pauvres gens,‖ d'ailleurs, s'y sont pendus,Qu'il n'est pas étonnant‖ qu'elle ait les bras rompus.
Le scandale, au contraire,‖ a cela d'admirable,Qu'étant vieux comme Hérode,‖ il est toujours nouveau,Que voilà cinq mille ans‖ qu'on le trouve adorable ;Toujours frais, toujours gai,‖ vrai Tithou de la Fable,Que l'Aurore, au lever,‖ rend plus jeune et plus beau,Et que Vénus, le soir,‖ endort dans un berceau.
Apprenez donc, lecteur,‖ que je viens d'Allemagne.Vous savez, en été,‖ comme on s'ennuie ici ;En outre, pour mon compte,‖ ayant quelque souci,Je m'en fus prendre à Bade‖ un semblant de campagne.(Bade est un parc anglais‖ fait sur une montagne,Ayant quelque rapport‖ avec Montmorency.)
Vers le mois de juillet,‖ quiconque a de l'usageEt porte du respect‖ au boulevard de Gand,Sait que le vrai bon ton‖ ordonne absolumentA tout être créé‖ possédant équipageDe se précipiter‖ sur ce petit village,Et de s'y bousculer‖ impitoyablement.
Les dames de Paris‖ savent par la gazetteQue l'air de Bade est noble,‖ et parfaitement sain.Comme on va chez Herbault‖ faire un peu de toilette,On fait de la santé‖ là-bas ; c'est une emplette :Des roses au visage,‖ et de la neige au sein ;Ce qui n'est défendu‖ par aucun médecin.
Bien entendu d'ailleurs‖ que le but du voyageEst de prendre les eaux ;‖ c'est un compte réglé.D'eaux, je n'en ai point vu‖ lorsque j'y suis allé.Mais qu'on n'en puisse voir,‖ je n'en mets rien en gage ;Je crois même, en honneur,‖ que l'eau du voisinageA, quand on l'examine,‖ un petit goût salé.
Or, comme on a dansé‖ tout l'hiver, on est lasse.On accourt donc à Bade‖ avec l'intentionDe n'y pas soupçonner‖ l'ombre d'un violon.Mais dès qu'il y fait nuit,‖ que voulez-vous qu'on fasse ?Personne au Vieux Château,‖ personne à la Terrasse ;On entre à la Maison‖ de Conversation.
Cette maison se trouve‖ être un gros bloc fossile,Bâti de vive force‖ à grands coups de moellon ;C'est comme un temple grec,‖ tout recouvert en tuile ;Une espèce de grange‖ avec un péristyle,Je ne sais quoi d'informe,‖ et n'ayant pas de nom ;Comme un grenier à foin,‖ bâtard du Parthénon.
J'ignore vers quel temps‖ Belzébuth l'a construite.Peut-être est-ce un mammouth‖ du règne minéral.Je la prendrais plutôt‖ pour quelque aérolithe,Tombée un jour de pluie,‖ au temps du carnaval.Quoi qu'il en soit du moins,‖ les flancs de l'animalSont construits tout à point‖ pour l'âme qui l'habite.
Cette âme, c'est le jeu,‖ mettez bas le chapeau,Vous qui venez ici,‖ mettez bas l'espérance.Derrière ces piliers,‖ dans cette salle immense,S'étale un lapis vert,‖ sur lequel se balance.Un grand lustre blafard,‖ au bout d'un oripeauQue dispute à la nuit‖ une pourpre en lambeau.
Là, du soir au matin,‖ roule le grand peut-être,Le hasard, noir flambeau‖ de ces siècles d'ennui,Le seul qui dans le ciel‖ flotte encore aujourd'hui.Un bal est à deux pas ;‖ à travers la fenêtre,On le voit çà et là‖ bondir et disparaîtreComme un chevreau lascif‖ qu'une abeille poursuit.
Les croupiers nasillards‖ chevrottent en cadence,Au son des instruments,‖ leurs mots mystérieux ;Tout est joie et chansons ;‖ la roulette commence ;Ils lui donnent le branle,‖ ils la mettent en danse,Et, ratissant gaîment‖ l'or qui scintille aux yeux,Ils jardinent ainsi‖ sur un rhylhme joyeux.
L'abreuvoir est public,‖ et qui veut vient y boire.J'ai vu les paysans,‖ fils de la Forêt Noire,Leurs bâtons à la main,‖ entrer dans ce réduit ;Je les ai vus penchés‖ sur la bille d'ivoire,Ayant à travers champs‖ couru toute la nuit,Fuyards désespérés‖ de quelque honnête lit ;
Je les ai vus debout,‖ sous la lampe enfumée,Avec leur veste rouge‖ et leurs souliers boueux,Tournant leurs grands chapeaux‖ entre leurs doigts calleux,Poser sous les râteaux‖ la sueur d'une année,Et là, muets d'horreur‖ devant la Destinée,Suivre des yeux leur pain‖ qui courait devant eux !
Dirai-je qu'ils perdaient ?‖ Hélas ! ce n'était guères.C'était bien vite fait‖ de leur vider les mains.Ils regardaient alors‖ toutes ces étrangères,Cet or, ces voluptés,‖ ces belles passagères,Tout ce monde enchanté‖ de la saison des bains,Qui s'en va sans poser‖ le pied sur les chemins.
Ils couraient, ils partaient,‖ tout ivres de lumière,Et la nuit sur leurs yeux‖ posait son noir bandeau.Ces mains vides, ces mains‖ qui labourent la terre,Il fallait les étendre,‖ en rentrant au hameau,Pour trouver à tâtons‖ les murs de la chaumière,L'aïeule au coin du feu,‖ les enfants au berceau !
O toi, Père immortel,‖ dont le Fils s'est fait homme,Si jamais ton jour vient,‖ Dieu juste, ô Dieu vengeur !…J'oublie à tout moment‖ que je suis gentilhomme ;Revenons à mon fait :‖ tout chemin mène à Rome.Ces pauvres paysans‖ (pardonne-moi, lecteur),Ces pauvres paysans,‖ je les ai sur le cœur.
Me voici donc à Rade :‖ et vous pensez, sans doute,Puisque j'ai commencé‖ par vous parler du jeu,Que j'eus pour premier soin‖ d'y perdre quelque peu.Vous ne vous trompez pas,‖ je vous en fais l'aveu.De même que pour mettre‖ une armée en déroute,Il ne faut qu'un poltron‖ qui lui montre la route ;
De même, dans ma bourse,‖ il ne faut qu'un écuQui tourne les talons,‖ et le reste est perdu.Tout ce que je possède‖ a quelque ressemblanceAux moutons de Panurge ;‖ au premier qui commence,Voilà Panurge à sec,‖ et son troupeau tondu.Hélas ! le premier pas‖ se fait sans qu'on y pense.
Ma poche est comme une île‖ escarpée et sans bords ;On n'y saurait rentrer‖ quand on en est dehors.Au moindre fil cassé,‖ l'écheveau se dévide :Entraînement funeste,‖ et d'autant plus perfide,Que j'eus de tous les temps‖ la sainte horreur du vide,Et qu'après le combat‖ je rêve à tous mes morts.
Un soir, venant de perdre‖ une bataille honnête,Ne possédant plus rien‖ qu'un grand mal à la tête,Je regardais le ciel,‖ étendu sur un banc,Et songeais, dans mon âme,‖ aux héros d'Ossian.Je pensai tout à coup‖ à faire une conquête ;Il tressaillit en moi‖ des phrases de roman.
Il ne faudrait pourtant,‖ me disais-je à moi-même,Qu'une permission‖ de notre Seigneur Dieu,Pour qu'il vînt à passer‖ quelque femme en ce lieu.Les bosquets sont déserts ;‖ la chaleur est extrême ;Les vents sont à l'amour ;‖ l'horizon est en feu ;Toute femme, ce soir,‖ doit désirer qu'on l'aime.
S'il venait à passer,‖ sous ces grands marronniers,Quelque alerte beauté‖ de l'école flamande,Une ronde fillette,‖ échappée à Téniers,Ou quelque ange pensif‖ de candeur allemande :Une vierge en or fin‖ d'un livre de légende,Dans un flot de velours‖ traînant ses petits pieds ;
Elle viendrait par là,‖ de celle sombre allée,Marchant à pas de biche,‖ avec un air boudeur,Écoutant murmurer‖ le vent dans la feuillée,De paresse amoureuse‖ et de langueur voilée,Dans ses doigts inquiets‖ tourmentant une fleur,Le printemps sur la joue,‖ et le ciel dans le cœur.
Elle s'arrêterait‖ là-bas, sous la tonnelle.Je ne lui dirais rien,‖ j'irais tout simplementMe mettre à deux genoux‖ par terre devant elle,Regarder dans ses yeux‖ l'azur du firmament,Et pour toute faveur‖ la prier seulementDe se laisser aimer‖ d'une amour immortelle.
Comme j'en étais là‖ de mon raisonnement,Enfoncé jusqu'au cou‖ dans celte rêverie,Une bonne passa,‖ qui tenait un enfant.Je crus m'apercevoir‖ que le pauvre innocentAvait dans ses grands yeux‖ quelque mélancolie.Ayant toujours aimé‖ cet âge à la folie,
Et ne pouvant souffrir‖ de le voir maltraité,Je fus à la rencontre,‖ et m'enquis de la bonneQuel motif de colère‖ ou de sévéritéAvait du chérubin‖ dérobé la gaîté.Quoi qu'il ail fait, d'abord,‖ je veux qu'on lui pardonne,Lui dis-je, et ce qu'il veut,‖ je veux qu'on le lui donne.
(C'est mon opinion‖ de gâter les enfants.)Le marmot là-dessus,‖ m'accueillant d'un sourire,D'abord à me répondre‖ hésita quelque temps ;Puis il tendit la main,‖ et finit par me dire« Qu'il n'avait pas de quoi‖ donner aux mendiants. »Le ton dont il le dit,‖ je ne peux pas l'écrire.
Mais vous savez, lecteur,‖ que j'étais ruiné ;J'avais encor, je crois,‖ deux écus dans ma bourse ;C'était, en vérité,‖ mon unique ressource,La seule goutte d'eau‖ qui restât dans la source,Le seul verre de vin‖ pour mon prochain dîné ;Je les lirai bien vite,‖ et je les lui donnai.
Il les prit sans façon,‖ et s'en fut de la sorte.A quelques jours de là,‖ comme j'étais au lit,La Fortune, en passant,‖ vint frapper à ma porte.Je reçus de Paris‖ une somme assez forte,Et, très-heureusement,‖ il me vint à l'espritDe payer l'hôtelier‖ qui m'avait fait crédit.
Mon marmot cependant‖ se trouvait une fille,Anglaise de naissance,‖ et de bonne famille.Or, la veille du jour‖ fixé pour mon départ,Je vins à rencontrer‖ sa mère, par hasard.C'était au bal. — Au bal,‖ il faut bien qu'on babille ;Je fis donc pour le mieux‖ mon métier de bavard.
Une goutte de lait‖ dans la plaine éthéréeTomba, dit-on, jadis‖ du haut du firmament.La Nuit, qui sur son char‖ passait en ce moment,Vit ce pâle sillon‖ sur sa mer azurée,Et, secouant les plis‖ de sa robe nacrée,Fit au ruisseau céleste‖ un lit de diamant.
Les Grecs, enfants gâtés‖ des Filles de Mémoire,De miel et d'ambroisie‖ ont doré cette histoire ;Mais j'en veux dire un point‖ qui fut ignoré d'eux :C'est que, lorsque Junon‖ vit son beau sein d'ivoireEn un fleuve de lait‖ changer ainsi les cieux,Elle eut peur tout à coup‖ du souverain des dieux ;
Elle voulut poser‖ ses mains sur sa poitrine ;Et sentant ruisseler‖ sa mamelle divine,Pour épargner l'Olympe,‖ elle se détourna ;Le soleil était loin ;‖ la terre était voisine ;Sur notre pauvre argile‖ une goutte en tomba ;Tout ce que nous aimons‖ nous est venu de là.
C'était un bel enfant‖ que cette jeune mère ;Un véritable enfant —‖ et la riche AngleterrePlus d'une fois dans l'eau‖ jettera son filet,Avant d'y retrouver‖ une perle aussi chère ;En vérité, lecteur,‖ pour faire son portrait,Je ne puis mieux trouver‖ qu'une goutte de lait.
Jamais le voile blanc‖ de la mélancolieNe fut plus transparent‖ sur un sang plus vermeil.Je m'assis auprès d'elle,‖ et parlai d'Italie ;Car elle connaissait‖ le pays sans pareil.Elle en venait, hélas !‖ à sa froide patrie,Rapportant dans son cœur‖ un rayon du soleil.
Nous causâmes longtemps ;‖ elle était simple et bonne.Ne sachant pas le mal,‖ elle faisait le bien ;Des richesses du cœur‖ elle me fit l'aumône ;Et tout en écoutant‖ comme le cœur se donne,Sans oser y penser,‖ je lui donnai le mien ;Elle emporta ma vie,‖ et n'en sut jamais rien.
Le soir en revenant,‖ après la contredanse,Je lui donnai le bras ;‖ nous entrâmes au jeu ;Car on ne peut sortir‖ autrement de ce lieu.« Vous partez, me dit-elle,‖ et vous allez, je pense,» D'ici jusque chez vous‖ faire quelque dépense ;» Pour votre dernier jour‖ il faut jouer un peu. »
Elle me fit asseoir‖ avec un doux sourire ;Je ne sais quel caprice‖ alors la conseilla ;Elle étendit la main‖ et me dit : « Jouez là. »Par cet ange aux yeux bleus‖ je me laissai conduire,Et je n'ai pas besoin,‖ mon ami, de vous direQu'avec quelques louis‖ mon numéro gagna.
Nous jouâmes ainsi‖ pendant une heure entière,Et je vis devant moi‖ tomber tout un trésor ;Si c'était rouge ou noir,‖ je ne m'en souviens guère ;Si c'était dix ou vingt,‖ je n'en sais rien encor ;Je partais pour la France,‖ elle pour l'Angleterre,El je sortis de là,‖ les deux mains pleines d'or.
Quand je rentrai chez moi,‖ je vis cette richesse.Je me souvins alors‖ de ce jour de détresseOù j'avais à l'enfant‖ donné mes deux écus.C'était par charité :‖ je les croyais perdus.De celui qui voit tout‖ je compris la sagesse ;La mère, ce soir-là,‖ me les avait rendus.
Lecteur, si je n'ai pas‖ la mémoire égarée,Je t'ai promis, je crois,‖ en commençant ceci,Une bonne fortune :‖ elle finit ainsi.Mon bonheur, tu le vois,‖ vécut une soirée ;J'en connais cependant‖ de plus longue duréeQue je ne voudrais pas‖ changer pour celui-ci.
Versification
- Mètre
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- Mots à la rime
- a fortune / une / Lune féminine, classiqueb in-octavo / veau / vaut masculine, classiquea cause / chose / prose féminine, classiqueb gré / enregistré / lettré masculine, non classiquea Modestie / partie / vie féminine, classiqueb plus / pendus / rompus masculine, classiquea d'admirable / adorable / Fable féminine, classiqueb nouveau / beau / berceau masculine, classiquea d'Allemagne / campagne / montagne féminine, classiqueb ici / souci / Montmorency masculine, classiquea l'usage / équipage / village féminine, classiqueb Gand / absolument / impitoyablement masculine, classiquea gazette / toilette / emplette féminine, classiqueb sain / sein / médecin masculine, classiquea voyage / gage / voisinage féminine, classiqueb réglé / allé / salé masculine, classiquea lasse / fasse / Terrasse féminine, classiqueb l'intention / violon masculine, classiquec Conversation / moellon masculine, classiquea fossile / tuile / péristyle féminine, classiquec nom / Parthénon masculine, classiquea construite / aérolithe / l'habite féminine, classiqueb minéral / carnaval / l'animal masculine, classiquea chapeau / oripeau / lambeau masculine, classiqueb l'espérance / immense / balance féminine, classiquea peut-être / fenêtre / disparaître féminine, classiqueb d'ennui / aujourd'hui / poursuit masculine, classiquea cadence / commence / danse féminine, classiqueb mystérieux / yeux / joyeux masculine, classiquea boire / Noire / d'ivoire féminine, classiqueb réduit / nuit / lit masculine, classiquea enfumée / année / Destinée féminine, classiqueb boueux / calleux / eux masculine, classiquea guères / étrangères féminine, classiqueb mains / bains / chemins masculine, classiquec passagères / lumière féminine, classiqueb bandeau / hameau / berceau masculine, classiquec terre / chaumière féminine, classiquea homme / gentilhomme / Rome féminine, classiqueb vengeur / lecteur / cœur masculine, classiquea doute / déroute / route féminine, classiqueb jeu / peu / l'aveu masculine, classiquea écu / perdu / tondu masculine, classiqueb ressemblance / commence / pense féminine, classiquea bords / dehors / morts masculine, classiqueb dévide / perfide / vide féminine, classiquea honnête / tête / conquête féminine, classiqueb banc / d'Ossian / roman masculine, classiquea moi-même / extrême / l'aime féminine, classiqueb Dieu / lieu / feu masculine, classiquea marronniers / Téniers / pieds masculine, non classiqueb flamande / allemande / légende féminine, classiquea allée / feuillée / voilée féminine, classiqueb boudeur / fleur / cœur masculine, classiquea tonnelle / elle / immortelle féminine, classiqueb simplement / firmament masculine, classiquec seulement / raisonnement masculine, classiqueb rêverie / mélancolie / folie féminine, classiquec enfant / innocent masculine, classiquea maltraité / sévérité / gaîté masculine, classiqueb bonne / pardonne / donne féminine, classiquea enfants / temps / mendiants masculine, classiqueb sourire / dire / l'écrire féminine, classiquea ruiné / dîné / donnai masculine, classiqueb bourse / ressource / source féminine, classiquea sorte / porte / forte féminine, non classiqueb lit / l'esprit / crédit masculine, classiquea fille / famille / babille féminine, classiqueb départ / hasard / bavard masculine, classiquea éthérée / azurée / nacrée féminine, classiqueb firmament / moment / diamant masculine, classiquea Mémoire / histoire / d'ivoire féminine, classiqueb d'eux / cieux / dieux masculine, classiquea poitrine / divine / voisine féminine, classiqueb détourna / tomba / là masculine, classiquea mère / Angleterre / chère féminine, classiqueb filet / portrait / lait masculine, classiquea mélancolie / d'Italie / patrie féminine, classiqueb vermeil / pareil / soleil masculine, classiquea bonne / l'aumône / donne féminine, classiqueb bien / mien / rien masculine, classiquea contredanse / pense / dépense féminine, classiqueb jeu / lieu / peu masculine, classiquea sourire / conduire / dire féminine, classiqueb conseilla / là / gagna masculine, classiquea entière / guère / l'Angleterre féminine, classiqueb trésor / encor / d'or masculine, classiquea richesse / détresse / sagesse féminine, classiqueb écus / perdus / rendus masculine, non classiquea égarée / soirée / durée féminine, classiqueb ceci / ainsi / celui-ci masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.6· écart moyen à la rime classique 0.1
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
264 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies nouvelles, Paris, Texte établi par Maurice Allem, Paris, Garnier Frères, 1967, publié par les éditions Classiques Garnier, 1967· numérisation Enclitt· Sources