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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Premières poésies, 1835

Suzon

Alfred de Musset· alexandrins surtout, 303 vers

Heureux celui dont le cœur ne demande
qu’un cœur, et qui ne désire ni parc à l’anglaise,
ni opera seria, ni musique de Mozart, ni
tableaux de Raphaël, ni éclipse de lune, ni
même un clair de lune, ni scène de roman,
ni leur accomplissement.JEAN-PAUL.

Ce que j'écris est bon‖ pour les buveurs de bièreQui jettent la bouteille‖ après le premier verre :C'est l'histoire d'un fou‖ mort pour avoir aiméA casser une pipe‖ après avoir fumé.

Deux muscadins d'abbés‖ qui soupaient chez le pape,Étant venus un jour‖ à bout de se griser,Lorsque pour le dessert‖ on eut tiré la nappe,Dans un coin des jardins‖ se mirent à causer.L'un d'eux, nommé Cassius,‖ frappant sur sa calotte,Dit qu'en fait de maîtresse‖ il était mal tombé,Ayant pour tout potage‖ une belle idiote,Qui s'appelait, je crois,‖ la marquise de B.« Voilà huit jours, dit-il,‖ que je ne sais qu'en faire,Et c'est une bégueule‖ à vous porter en terre.— La faute en est à toi,‖ répondit le second,Si tu n'en tires rien.‖ » L'autre dit : « Parbleu non !Je n'ai pas le talent‖ de réchauffer les marbres. »Son ami là-dessus‖ se mit à parler bas,Très vite et très longtemps ;‖ et tous deux sous les arbresDisparaissant bientôt,‖ ils doublèrent le pas.Cassius reconduisit‖ l'autre jusqu'à la porte,Et demeura chez lui‖ jusques au lendemainIl en sortit tremblant,‖ une fiole à la main :Et le jour qui suivit,‖ sa maîtresse était morte.

Il se passa deux ans,‖ durant lesquels CassiusEt son ami l'abbé‖ ne se parlèrent plus.Cassius se montrait peu,‖ boudait, ne riait guère,Buvait moins, maigrissait.‖ L'autre, tout au contraire,Bien poudré, l'œil au vent,‖ les poches pleines d'or,L'air impudent, taillé‖ comme un tambour-major,Possédant, en un mot,‖ tout ce qui plaît aux femmes,Loin de changer en rien,‖ toujours près de ces dames,Toujours rose, toujours‖ charmant, continuaD'épanouir à l'air‖ sa desinvoltura.

Tous les deux cependant‖ menaient un train semblable,Et chez Sa Sainteté‖ se rencontraient à table,A l'église, au boston :‖ ils se disaient deux mots,Se touchaient dans la main,‖ et se tournaient le dos.Cela dura deux ans.‖ Je viens de vous le dire,Cassius dépérissait,‖ tombait de mal en pire,Arrivait à souper‖ les cheveux dépoudrés,Avec un pied de rouge‖ et des bas mal tirés.Un beau soir de printemps,‖ certaine demoiselleArrivant de Paris‖ vint chez Sa Sainteté.Cassius s'alla planter‖ tout à coup derrière elle,Et resta là. Ceci‖ ne fut point remarqué.Le fait est qu'elle avait‖ des yeux à l'espagnole,L'air profondément triste‖ et le pied très petit.Du reste, elle était bête.‖ — Enfin, lorsqu'on partit,Cassius, tout en suivant‖ la belle créature,Vit son ami l'abbé‖ qui cherchait sa voiture ;Il lui saisit le bras‖ si fort, que le tabacQu'il offrait à quelqu'un‖ sur le pied lui tomba.« Fortunio, dit-il,‖ écoute. » Ils s'arrêtèrentSur un banc des jardins :‖ les autres s'en allèrent.Les vents du sud sifflaient‖ sur leurs têtes, les cieuxÉtaient sombres. Cassius‖ prit un ton furieux :« Un certain jour, dit-il,‖ j'avais cru qu'une femmeMéritait mon mépris ;‖ tu t'es moqué de moi,Et tu m'as répondu :‖ Ne méprise que toi !Ce que je m'efforçais‖ de trouver dans son âmeD'amour et de bonheur,‖ c'est en la dégradantJusqu'au rôle muet‖ et vil de l'instrument,Que je sus le trouver‖ sur un mot de ta bouche.J'attendais que du luth‖ la corde retentît :Ce n'est point une corde,‖ ami, c'est une touche,M'as-tu dit. Frappe donc.‖ Une femme, une nuit…Je suivis ton conseil,‖ que l'enfer entendit.Un philtre rassembla‖ les forces de son être ;Son pâle et triste amour,‖ que je faisais peut-êtreRépandre goutte à goutte,‖ avant que de mourir,Sur dix ou douze amants‖ qu'il aurait pu nourrir,Déborda tout à coup‖ comme un fleuve en furie,Dont la digue est rompue‖ et qu'a gonflé la pluie.Je frappai la statue :‖ une femme en sortit ;J'ouvris les bras, et bus‖ sa vie en une nuit.Ah ! Fortunio, pourquoi‖ n'as-tu commis qu'un crime ?Mais le peu de poison‖ que ta main me versaNe fit qu'un assassin‖ et non une victime…— Et que veux-tu, dit l'autre,‖ avec ces phrases-là ?Il faut que je m'en aille,‖ ou que tu te dépêches.— As-tu, reprit Cassius,‖ encor de ce poison ?— Moi ! tant que tu voudras,‖ plein une boîte à mèches.— Écoute : cette femme‖ avait porté le nomD'un autre ; elle avait eu‖ des amants qu'on ignore,Je n'ai fait que presser‖ ce qu'il restait encoreDe sève au cœur du fruit.‖ J'en veux un aujourd'huiFermé pour tous ; pour moi‖ (moi seul !) épanoui,Après moi refermé.‖ Je veux toute une vie,Et j’ajoute la mienne au marché.— Ton envie,Répondit Fortunio,‖ me sourit. SeulementTu l'aurais pu d'abord‖ dire plus simplement.Quelle est ta jeune fille ?‖ Il te la faut jolie ;Sinon ton tour est sot‖ et ne vaut que moitié.Ensuite il faut qu'elle ait‖ pour toi quelque amitié.Au reste, je conviens,‖ mon cher, que ton idée,Qui pourrait étonner‖ un homme compassé,Par la tête le soir‖ m'a quelquefois passé.Au goût du jour, d'ailleurs,‖ elle est accommodée.Lorsqu'un homme s'ennuie‖ et qu'il sent qu'il est lasDe traîner le boulet‖ au bagne d'ici-bas,Dès qu'il se fait sauter,‖ qu'importe la manière ?J'aimerais tout autant‖ ce que tu me dis làQue de prendre un beau soir‖ ma prise de tabacDans un baril d'opium‖ ou dans ma poudrière.

— Eh bien ; cria Cassius,‖ marchons de ce côté. »Tous les deux à pas lents‖ regagnèrent la rue.« Mais, dit Fortunio,‖ le nom de ta beauté ?— Avançons, dit Cassius.‖ Vois-tu cette statue ?— Oui.— Vois-tu ce portique entr’ouvert ? Sa maisonEst derrière.— Et son nom ?— On l’appelle Suzon. »Les abbés là-dessus‖ traversèrent la ville ;Cassius chez son ami‖ tomba pâle et défait,Tandis qu'à son tiroir‖ l'autre, d'un air tranquille,Ayant tiré sa drogue,‖ en sifflant l'apprêtait.« Ah çà ! dit Fortunio,‖ tu connais donc ta belleDe ton voyage en France,‖ ou comment t'aime-t-elle ?C'est la seconde fois‖ ce soir que je la vois.— Moi, répondit Cassius,‖ c'est la première fois.— Comment ? Que veux-tu faire‖ alors de cette poudre ?— J'ai gagné deux laquais :‖ nous avons arrêtéQue Suzanne demain‖ la prendrait dans son thé.Et quand je devrais être‖ écrasé de la foudre,Nous verrons qui rira,‖ quand son palais désertSe trouvera le soir‖ par mégarde entr'ouvert.

— Que dis-tu ? reprit l'autre :‖ abuser d'une femmeDont tu n'es point aimé !‖ Voler le corps sans l'âme !C'est affreux, c'est indigne,‖ et c'est moins amusant.Eh quoi ! parce qu'un jour‖ un philtre complaisantL'aura jetée à bas‖ et la laissera nueLivrée au premier chien‖ qui passe dans la rue,Tu seras, toi, Cassius,‖ content d'être ce chien ?Et tu détrôneras‖ des sphères de lumièreLa vertu d'une enfant‖ qui, du ciel à la terre,N'a que sa foi pour elle‖ et ses bras pour soutien,Pour te rouler sur elle‖ une nuit dans ta fange,Et te désaltérer‖ sur les lèvres d'un angeD'une soif de ruisseau !‖ Pitoyable insensé !Est-ce donc pour cela‖ que sa mère a passéTant de jours inquiets,‖ tant de nuits d'insomnie ?Qu'elle-même ce soir‖ sur son lit a prié,Qu'elle a fermé sa porte,‖ et pour l'autre moitiéGardé jusqu'à seize ans‖ la moitié de sa vie ;Qu'elle a de son amour‖ enfermé le trésorComme une fleur pudique‖ en son calice d'or ?Quand je t'ai conseillé‖ de tuer une femme,Elle t'aimait du moins :‖ c'est là qu'est le bonheur,C'est là tout. Ô Cassius !‖ n'étouffe pas ta flammeSous la cendre ; crois-moi,‖ cherche comme un plongeurCette perle qui dort‖ dans la mer de son cœur.— Et quand donc, dit Cassius,‖ et de quelle manièreMe ferai-je aimer d'elle ?‖ En baisant son talon ?En enrayant ma roue‖ à l'éternelle ornière ?En me faisant son ombre ?‖ Ah ! mordieu, c'est trop long.Lui plairai-je, d'ailleurs ?‖ La chance en est douteuse :Elle aimera plus vite‖ une fois dans mes bras.Que la mort entre nous‖ serve d'entremetteuse.

— Je vois, dit Fortunio,‖ que tu ne connais pasLe plus grand des moyens.— Lequel ?— Le magnétisme.— Bah ! dit Cassius, tu ris.‖ Avec ton athéisme,Comment y croirais-tu ?‖ Pour moi, je ne crois rien,Sinon ce que je vois.— Ah ! dit l’autre, très bien :Tu crois ce que tu vois !‖ Ô raisonneur habile !Et l'aveugle, à ton gré,‖ que croira-t-il alors ?Parce que l'on t'a fait‖ à ta prison d'argileUne fenêtre ou deux‖ pour y voir au dehors ;Parce que la moitié‖ d'un rayon de lumièreÉchappé du soleil‖ dans ton œil peut glisser,Quand il n'est pas bouché‖ par un grain de poussière,Tu crois qu'avec ses lois‖ le monde y va passer !Ô mon ami ! le monde‖ incessamment remueAutour de nous, en nous,‖ et nous n'en voyons rien.C'est un spectre voilé‖ qui nous crée et nous tue ;C'est un bourreau masqué‖ que notre ange gardien.Sais-tu, lorsque ta main‖ touche une jeune fille,Ce qui se passe en elle,‖ en toi ? Qu'en as-tu vu ?Qui te fait tressaillir‖ lorsque son œil pétille ?S'il ne se passe rien,‖ pourquoi tressailles-tu ?Quand l'aigle, au bord des mers,‖ aperçoit l'hirondelleEt lui dit en passant,‖ d'un regard de ses yeux,De le suivre, as-tu vu‖ ce qui se passe en elle ?S'il ne se passe rien,‖ pourquoi donc le suit-elle ?Eh quoi ! toi confesseur,‖ toi prêtre, toi Romain,Tu crois qu'on dit un mot,‖ qu'on fait un geste en vain !Un geste, malheureux !‖ tu ne sais pas peut-êtreQue la religion‖ n'est qu'un geste, et le prêtreQui, l'hostie à la main,‖ lève le bras sur nous,Un saint magnétiseur‖ qu'on écoute à genoux !Tu crois ce que tu vois !‖ toi, qui, dans la nuit sombre,Portes l'étole blanche‖ et vas t'asseoir dans l'ombreDes confessionnaux,‖ pour tenir dans ta mainLa tête d'une enfant‖ qui t'appelle son père,Qui te dit des secrets‖ qu'elle cache à sa mère,Et de ce qui se fait‖ à l'ombre du saint lieuNe peut en appeler‖ à rien, pas même à Dieu !Quand Christus renversa‖ les idoles de Rome,Il avait vu quel pas‖ restait à faire encor,Et qu'à qui veut donner‖ l'homme pour maître à l'hommeUn caveau verrouillé‖ vaut mieux qu'un trépied d'or.C'est ce pouvoir, ami,‖ c'est ce nœud redoutableDe l'aigle à l'hirondelle‖ et du prêtre à l'enfant,Qui fait que l'homme fort‖ doit briser son semblableContre sa volonté‖ de fer qui le défend.

Essaye, et tu verras.‖ Quand la nuit solitaireSur son cilice d'or‖ s'assoira sur la terre,Laisse évoquer le diable‖ au bouvier du chemin,Qui veut faire avorter‖ la vache du voisin ;Évoque ton courage‖ et le sang de tes veines,Ton amour et le dieu‖ des volontés humaines !Pénètre dans la chambre‖ où Suzon dormira ;Ne la réveille pas ;‖ parle-lui, charme-la ;Donne-lui, si tu veux,‖ de l'opium la veille.Ta main à ses seins nus,‖ ta bouche à son oreille ;Autour de tes deux bras‖ roule ses longs cheveux,Glisse-toi sur son cœur,‖ et dis-lui que tu veux(Entends-tu ? que tu veux !‖) sur sa tête et sous peineDe mort, qu'elle te sente‖ et qu'elle s'en souvienne ;Blesse-la quelque part,‖ mêle à son sang ton sang ;Que la marque lui reste‖ et fais-toi la pareille,N'importe à quelle place,‖ à la joue, à l'oreille,Pourvu qu'elle frémisse‖ en la reconnaissant.Le lendemain sois dur,‖ le plus profond silence,L'œil ferme, laisse-la‖ raisonner sans effroi,Et dès la nuit venue‖ arrive et recommence.Huit jours de cette épreuve,‖ et la proie est à toi.— Je le veux, dit Cassius,‖ et la pensée est bonne.Cette nuit je commence,‖ et l'attache à la croixHuit jours à tout hasard,‖ et que Dieu lui pardonne ! »

Fortunio se trompait,‖ il n'en fallut que trois.Le quatrième jour‖ Suzon vint à confesse ;Et derrière un pilier,‖ caché dans l'ombre épaisse,Cassius de son amour‖ surprit l'aveu fatal.Il dit à Fortunio :‖ « Ton conseil infernalDonne déjà son fruit :‖ sa porte d'elle-mêmeS'ouvrira maintenant,‖ car je sais qu'elle m'aime.

— Frappe donc ! reprit l’autre.— A ce soir.— A ce soir. »Au coucher du soleil‖ Cassius revint le voir.« Viens souper, lui dit-il ;‖ il me reste une sommeDe quarante louis‖ dans ma poche. Un autre homme,Ou plus sage ou plus fou‖ que moi, la donneraitA quelque mendiant ;‖ allons au cabaret. »

C'était par une nuit‖ magnifique et sereine,Où les vents embaumés‖ frémissaient dans la plaine ;Et les grillons du soir,‖ sous le pied du passant,Chantaient dans la rosée‖ aux feux du ver luisant ;La lune, à son lever,‖ sur la cime des arbresBalançait mollement‖ les ombres des saints marbres,Et plongeait dans le fleuve‖ aux flots étincelantsDes lourds dieux de granit‖ les colosses tremblants.Dans le coin enfumé‖ d'une auberge malsaineLes abbés sur la table‖ avaient croisé les bras.« Eh bien ! cria Cassius,‖ ne chanterons-nous pas ? »Et, vidant d'un seul trait‖ une bouteille pleine :« Allons, abbé, dit-il,‖ un toast à ma Suzon ! »Il se leva, lança‖ son assiette au plafond,Et se mit à chanter‖ d'une voix triste et pure :

Si Lilla voulait me promettreDe m'ouvrir quand la nuit viendra,Je l'épouserais bien sans prêtre,Quitte à sauter par la fenêtreQuand sa mère s'éveillera.

Sommes-nous donc de vieilles femmesQui toujours tremblent pour leurs osEt, de peur du diable et des flammes,Attendent que leurs vieilles âmesSortent par dégoût de leurs peaux ?

Moi, sur la planche de ma bière,Je souperais avec Lilla.Par la fressure du saint-père !Un homme peut casser son verre,Quand il a bu de ce vin-là.

Le ciel a-t-il fait faire‖ un pacte à la natureAvec l'homme, ou rit-il‖ comme un malin espritQuand il voit un tombeau‖ qui s'entr'ouvre et sourit ;Jamais vent de minuit,‖ dans l'éternel silence,N'emporta si gaiement‖ du pied d'un balcon d'orLes soupirs de l'amour‖ à la beauté qui dort,Que lorsque les abbés‖ fredonnant leur romance,Sur la bruyère sèche‖ en se tenant le bras,Vers leur œuvre sans nom‖ marchèrent à grand pas.

Le lendemain dans Rome‖ il courut la nouvelleQu'une main inconnue‖ avait tué Suzon,Et qu'on avait trouvé‖ sur le pied d'une échelleFortunio qui dormait‖ au seuil de la maison.Depuis ce jour un fou‖ qui blasphème et mendieVient s'asseoir quelquefois,‖ à l'heure du sommeil,Sur les lazzaronis‖ étendus au soleil :Il leur parle tout bas,‖ les frotte et parodieLes gestes d'un derviche‖ et d'un magnétiseur ;Puis, quand il les éveille,‖ il les frappe en fureur.C'est Cassius qui survit‖ à Suzon : sa victimeLui mourut dans les bras‖ trop tôt pour l'assouvir ;Et lui, resté tout seul‖ à la moitié du crime,Sur le pavé de Rome‖ achève de mourir.

1831

Versification

Mètre
Alexandrins surtout (288 de 12, 15 de 8)· profil 8, 6+6
Mots à la rime
a bière / verre féminine, classiqueb aimé / fumé masculine, classiquea pape / nappe féminine, classiqueb griser / causer masculine, classiquec calotte / idiote féminine, classiqued tombé / B. masculine, classiquee faire / terre féminine, classiquef second / non masculine, non classiqueg marbres / arbres féminine, classiqueh bas / pas masculine, classiquei porte / morte féminine, classiquej lendemain / main masculine, classiquea Cassius / plus masculine, classiqueb guère / contraire féminine, classiquec d'or / tambour-major masculine, classiqued femmes / dames féminine, classiquee continua / desinvoltura masculine, classiquea semblable / table féminine, classiqueb mots / dos masculine, classiquec dire / pire féminine, classiqued dépoudrés / tirés masculine, classiquee demoiselle / elle féminine, classiquef Sainteté / remarqué masculine, classiqueg petit / partit masculine, classiqueh créature / voiture féminine, classiquei tabac / tomba masculine, non classiquej s'arrêtèrent / allèrent féminine, classiquek cieux / furieux masculine, classiquel femme / âme féminine, classiquem moi / toi masculine, classiquen dégradant / l'instrument masculine, classiqueo bouche / touche féminine, classiquep retentît / nuit / entendit masculine, classiqueq être / peut-être féminine, classiquer mourir / nourrir masculine, classiques furie / pluie féminine, classiquet sortit / nuit masculine, classiqueu crime / victime féminine, classiquev versa / phrases-là masculine, classiquew dépêches / mèches féminine, classiquex poison / nom masculine, classiquey ignore / encore féminine, classiquez aujourd'hui / épanoui masculine, classiquea vie / marché / envie / jolie féminine, classiqueb Seulement / simplement masculine, classiquec moitié / amitié masculine, classiqued idée / accommodée féminine, classiquee compassé / passé masculine, classiquef las / d'ici-bas masculine, classiqueg manière / poudrière féminine, classiqueh là / tabac masculine, classiquea côté / beauté masculine, classiqueb rue / statue féminine, non classiquec Oui / maison / derrière / nom / Suzon masculine, classiqued ville / tranquille féminine, classiquee défait / l'apprêtait masculine, classiquef belle / t'aime-t-elle féminine, classiqueg vois / fois masculine, classiqueh poudre / foudre féminine, classiquei arrêté / thé masculine, classiquej désert / entr'ouvert masculine, classiquea femme / l'âme féminine, classiqueb amusant / complaisant masculine, classiquec nue / rue féminine, classiqued chien / soutien masculine, classiquee lumière / terre féminine, classiquef fange / ange féminine, classiqueg insensé / passé masculine, classiqueh d'insomnie / vie féminine, classiquei prié / moitié masculine, classiquej trésor / d'or masculine, classiquek femme / flamme féminine, classiquel bonheur / plongeur / cœur masculine, classiquem manière / ornière féminine, classiquen talon / long masculine, classiqueo douteuse / d'entremetteuse féminine, classiquep bras / pas masculine, classiqueb moyens / Lequel / magnétisme / athéisme féminine, non classiquec rien / vois / bien masculine, classiqued habile / d'argile féminine, classiquee alors / dehors masculine, classiquef lumière / poussière féminine, classiqueg glisser / passer masculine, classiqueh remue / tue féminine, classiquei rien / gardien masculine, classiquej fille / pétille féminine, classiquek vu / tressailles-tu masculine, classiquel l'hirondelle / elle / suit-elle féminine, classiquem Romain / vain masculine, classiquen peut-être / prêtre féminine, classiqueo nous / genoux masculine, classiquep sombre / l'ombre féminine, classiqueq père / mère féminine, classiquer lieu / Dieu masculine, classiques Rome / l'homme féminine, classiquet encor / d'or masculine, classiqueu redoutable / semblable féminine, classiquev l'enfant / défend masculine, classiquea solitaire / terre féminine, classiqueb chemin / voisin masculine, classiquec veines / humaines féminine, classiqued dormira / charme-la masculine, classiquee veille / oreille féminine, classiquef cheveux / veux masculine, classiqueg peine / souvienne féminine, classiqueh sang / reconnaissant masculine, classiquei pareille / l'oreille féminine, classiquej silence / recommence féminine, classiquek effroi / toi masculine, classiquel bonne / pardonne féminine, non classiquem croix / trois masculine, classiqueb confesse / épaisse féminine, classiquec fatal / infernal masculine, classiqued d'elle-même / m'aime féminine, classiquea l’autre / soir / voir masculine, classiqueb somme / homme féminine, classiquec donnerait / cabaret masculine, classiquea sereine / plaine féminine, classiqueb passant / luisant masculine, classiquec arbres / marbres féminine, classiqued étincelants / tremblants masculine, classiquee malsaine / pleine féminine, classiqueg Suzon / plafond masculine, classiqueh pure féminine, classiquea promettre / prêtre / fenêtre féminine, classiqueb viendra / s'éveillera masculine, classiquea femmes / flammes / âmes féminine, non classiqueb os / peaux masculine, classiquea bière / saint-père / verre féminine, classiqueb Lilla / vin-là masculine, classiquea nature féminine, classiqueb esprit / sourit masculine, classiquec silence / romance féminine, classiqued d'or / dort masculine, classiquea nouvelle / échelle féminine, classiqueb Suzon / maison masculine, classiquec mendie / parodie féminine, classiqued sommeil / soleil masculine, classiquee magnétiseur / fureur masculine, classiquef victime / crime féminine, non classiqueg l'assouvir / mourir masculine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 0.7· écart moyen à la rime classique 0.2

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

303 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Premières poésies, Paris, Texte établi par Maurice Allem, Paris, Garnier Frères, 1967, publié par les éditions Classiques Garnier, 1967· numérisation Enclitt· Sources