Œuvres complètes (poésies), 1826‑1846· Poésies diverses
A Anne Boulen
Ah ! sous une feinte allégresseNe nous cache pas ta douleur !Tu plais autant par ta tristesseQue par ton sourire enchanteur :A travers la vapeur légèreL’Aurore ainsi charme les yeux ;Et, belle en sa pâle lumière,La nuit, Phœbé charme les cieux.
Qui te voit, muette et pensive,Seule rêver le long du jour,Te prend pour la vierge naïveQui soupire un premier amour ;Oubliant l’auguste couronneQui ceint tes superbes cheveux,A ses transports il s’abandonne,Et sent d’amour les premiers feux !
1831.
16 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, Michel Lévy frères, 1877· numérisation gallica.fr· Sources