Œuvres complètes (poésies), 1826‑1846· Fragments de Faust
Cabinet d’étude (suite)
CHŒUR D’ESPRITS, invisible.
Malheur ! malheur !Ta voix héroïque,Du monde magique,A détruit l’erreur !Que sa chute au loin résonne !…Ici son règne finit :C’est le puissant Faust qui l’ordonne,C’est un Dieu qui l’anéantit !Tous les débris de sa gloire abattue,Dans le chaos nous les précipitons,Et nous pleuronsSur sa beauté perdue !Que ta puissante main,Noble fils de la terre,L’arrache à sa poussière.Qu’il soit reconstruit dans ton sein !Alors d’une nouvelle vie,Ton âme entreprendra le cours.Et nos chants, que le ciel envie,Sauront en embellir les jours.
20 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, Michel Lévy frères, 1877· numérisation gallica.fr· Sources