Poèmes de l’Amour, 1924
CLXIII. « J’ai vraiment vécu des jours tels »
J’ai vraiment vécu des jours tels,Si longs, si lourds par la souffrance,Que je songe avec complaisanceQue rien d’humain n’est immortel !
N’être plus ! ni moi, ni toi-même !Oui, ni toi ! par qui j’ai connuL’horreur de craindre ce qu’on aime !— Ignorer combien tu m’as plu,Et que tu fus l’homme suprêmePar qui tout autre était exclu,
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 1(abba) 1(ababab) 1(b)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 1 quatrain, 1 sizain, 1 vers isolé
- Mots à la rime
- a tels / immortel masculine, non classiqueb souffrance / complaisance féminine, classiquea toi-même / aime / suprême féminine, classiqueb connu / plu masculine, classiquec exclu / nu masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.3· écart moyen à la rime classique 0.8
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
11 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes de l’Amour, Paris, ARTHÈME FAYARD et Cie, ÉDITEURS, 1924· numérisation wikisource.org· Sources