Poèmes de l’Amour, 1924
CLXXIII. « Peut-être que ton corps charmant, qui me tourmente »
Peut-être que ton corps‖ charmant, qui me tourmentePar la grâce des mains,‖ des lèvres et de l’œil,Établit en moi seule‖ une saison démenteOù l’instinctif élan‖ est grave comme un deuil.— Je l’ai lu dans un juste‖ et saisissant recueil :« La beauté de l’amant‖ n’est qu’au cœur de l’amante. »C’est donc moi qui te fais‖ un excessif accueil !— Alors, pourquoi ce rare‖ et précis esclavage ?Mais mon mal est sacré‖ puisque le sort le veut !Et c’est mon besoin fol‖ comme mon besoin sageDe préférer au monde‖ un seul de tes cheveux !
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 1[ababcac] 1[abab]
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a tourmente / démente / l’amante féminine, classiqueb l’œil / deuil masculine, classiquec recueil / accueil masculine, classiqued esclavage / sage féminine, classiquee veut / cheveux masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.0· écart moyen à la rime classique 0.8
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
11 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes de l’Amour, Paris, ARTHÈME FAYARD et Cie, ÉDITEURS, 1924· numérisation wikisource.org· Sources