Sonnets et poésies, 1875· Seconde partie Poésies inédites 1834-1839· Sonnets nouveaux et triolets
Un poëte grave
Taôs est plus majestueux.Qu’un suisse avec sa hallebarde.Sous l’écharpe d’or qui le barde,Devant chaque œil qui le bombarde,Le suisse a le pas fastueux :Taôs est plus majestueux !Quand du même air présomptueuxQu’un suisse avec sa hallebarde,Taôs souffle dans sa guimbarde,Il se prend pour un ancien barde,Qui, sur nos bords tempêtueux,Calmait les flots tumultueux.Taôs est plus majestueuxQu’un suisse avec sa hallebarde.
Paris, avril 1838.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Sonnets et poésies, Nantes - Paris, V; FOREST ET ÉM. GRIMAUD - Alphonse LEMERRE, 1875· numérisation gallica.bnf.fr· Sources