Sous les pins, 1902
Réponse au toast
Porté par M Christian de Gragnagues à un banquet littéraire à Toulouse
Oui, nous sommes toujours les enfants de la France,De l’arbre séculaire un rameau vigoureux.Depuis nos jours de deuil, fermes, sans défaillance,Nous l’avons gardé pur, votre sang généreux.
Lorsque pour secourir quelque noble souffranceVous promeniez partout vos pas aventureux,Nous grandissions dans l’ombre, et la sainte espéranceVeillait obstinément dans nos cœurs malheureux.
Plus d’oubli désormais ! Au chant de nos poètesCélébrant vos succès et pleurant vos défaitesVous avez reconnu l’écho de votre voix.
Ce n’est pas un pays nouveau qui se révèleCar sur les bords heureux de la France nouvelleSe continue encor la France d’autrefois !
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Sous les pins, Montréal, Librairie Beauchemin, 1902· numérisation poesies.net· Sources