La muse gaillarde, 1876‑1924· Les belles paroles
Sérénade
LA nuit chastement se voileEt s’emplit d’étoiles d’or :Mon étoile,Reste, oh ! reste encor.
C’est dans la céleste plaineUne ardente floraison :Ton haleineTrouble ma raison.
Vois derrière ce nuageÉclore un lys argenté :Ton visageN’est que volupté.
C’est Phœbé. Sa douce flammeS’épanouit dans les cieux :Ma chère âmeMontre-moi tes yeux.
Comme elle est une et mignarde !Sourit-elle pas quasi ?Oh, regarde-Moi toujours ainsi.
20 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La muse gaillarde, Paris, ÉDITIONS RIEDER, 1939· numérisation wikisource.org· Sources