Bonheur manqué, 1889
XXXVII. « Et puis l’oubli viendra, l’oubli, triste ouvrier »
par la poste.
Mai,
Et puis l’oubli viendra, l’oubli, triste ouvrier.Je vais pleurer trois mois, peut-être une semaine.Et déjà je pardonne à l’être meurtrierQui voulait regarder de la souffrance humaine.
Ce qui restait en moi de candide est vaincu.Le morne défilé des jours pleins d’ironieRecommence demain ; ma jeunesse est finie ;Et je peux vivre, hélas ! autant que j’ai vécu.
8 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Bonheur manqué, Paris, Paul Ollendorff, éditeur, 1889· numérisation books.google.com· Sources