Bonheur manqué, 1889
XXIV. « Sa grâce impériale avait des airs distraits »
première de...
Fév.,
Sa grâce impériale avait des airs distraits.Son front que Vélasquez eût mis dans ses portraits,Oh ! ce soir-là son front étroit et volontairePortait gaiement l’ennui des choses de la terre.La musique parlait de tristesses d’amour ;Et dans sa loge basse où venait peu de jour,Derrière elle, effleurant ses épaules menues,Des hommes murmuraient les paroles connues.Et seul, au sort méchant je demandais pourquoiCet immense bonheur était si près de moi.
10 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Bonheur manqué, Paris, Paul Ollendorff, éditeur, 1889· numérisation books.google.com· Sources