Bonheur manqué, 1889
XIV. « Vous qui savez mes désespoirs »
courses de Chantilly ;
à son amie.
Mai,
Vous qui savez mes désespoirs,Vous souriante aux imprudences,Vous qui gardez les confidences,Vous qui mettez en vos yeux noirsUne ombre de mélancolie,Afin d’être un peu plus jolie,Vous qui la connaissez, je crois,Qui prouvez qu’on peut à la foisÊtre clémente et rester forte ;Oh ! dites-lui que je l’attends,Et qu’il faut bien de temps en tempsQu’elle passe devant ma porte.
12 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Bonheur manqué, Paris, Paul Ollendorff, éditeur, 1889· numérisation books.google.com· Sources