Pommes d’ève, 1874· L’Attente
12. A Madame M. D
Non pas pour sa beauté pensive et solennelle :Son beau corps est moins beau que son âme n’est belle.Je l’aime, car son cœur est noble, est frémissant ;Je l’aime, car elle est et de race et de sang !Son âme est comme une onde et limpide et divine :Pour en savoir le fond, il suffit qu’on s’incline.Dans sa prunelle ardente habite le grand jourEt j’ai pour elle autant de respect que d’amour.Je puis serrer sa main, notre ivresse endormie,Et je bénis l’amour qui m’a fait une amie.
10 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Pommes d’ève, Paris, impr. de J. Claye, 1874· numérisation gallica.bnf.fr· Sources