Pommes d’ève, 1874· L’Attente
13. « Quand le sommeil l’arrache au plaisir épuisé »
Quand le sommeil l’arrache au plaisir épuisé,Lorsque j’ai bien longtemps, d’une bouche insensée,Redit l’aveu d’hier, et mille fois baiséSon sein comme une coupe en marbre renversée
Alors, lasse, trouvant mon amour importun,Elle ferme les yeux, en invoquant Diane,Et son beau corps d’ivoire autour de mon corps brun,En spirale, s’enroule ainsi qu’une liane.
8 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Pommes d’ève, Paris, impr. de J. Claye, 1874· numérisation gallica.bnf.fr· Sources