Pommes d’ève, 1874· Le Ver luisant
20. A une jeune fille
On ne dit plus de vous que vous aimez quelqu’un ;Et vous me souriez, calme et sans trouble aucun.Alors que le hasard veut que je vous revoie,Vous n’avez plus au front votre ancienne pâleur,Mais, bien que votre rire offense ma douleur,A travers mon chagrin j’ai presque de la joieEn songeant qu’aujourd’hui mes rêves, les plus fousPeuvent sans vous briser voler autour de vous,Comme des papillons au bord d’un lis qui ploie !
9 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Pommes d’ève, Paris, impr. de J. Claye, 1874· numérisation gallica.bnf.fr· Sources