Pommes d’ève, 1874· Triomphe
22. « Ce que j’avais rêvé, c’était l’amour profond »
Ce que j’avais rêvé, c’était l’amour profond,L’amour loyal et vrai qui relève le front ;C’était une douleur à la vôtre liée !Non la paix d’un mari lâchement spoliée,Mais la sérénité calme du dévoûment.C’était le radieux et pur attachementQui, mûri par les pleurs, sacré par la souffrance.Pour vivre n’avait pas besoin d’une espérance !Le grand et chaste amour, sublime, renfermé,Qui reste dans le cœur à jamais allumé ;Ce feu vivifiant par où Dieu se dévoile,Et qu’il fit des rayons de la plus belle étoile !..
1872.
12 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Pommes d’ève, Paris, impr. de J. Claye, 1874· numérisation gallica.bnf.fr· Sources