Pommes d’ève, 1874· Triomphe
23. « Madame, il est cruel que tout se brise ainsi »
Madame, il est cruel que tout se brise ainsi.Quoi ! Le bonheur qui tient ma tendresse charmée,Au ciel gris du regret, ainsi qu’une fuméeS’envole ! C’est cruel Quoi qu’il en soit, merci.
Je vous avais donné mon âme avec franchise.En ce monde où je lis la bassesse à tout front,J’avais tendu ma main, vous ne l’avez pas prise :Adieu. Quand, plus heureux, d’autres hommes viendront
Vous apporter leurs cœurs ardents, leurs amours fortes,Madame, bien souvent dans ma route, enivré,Vers le doux souvenir je me retournerai :J’adore le parfum des roses qui sont mortes.
12 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Pommes d’ève, Paris, impr. de J. Claye, 1874· numérisation gallica.bnf.fr· Sources