Pommes d’ève, 1874· L’Attente
4. Chanson
Quand ton front pâle et songeurPrès de moi, sous sa mantille,Devient pourpre, ô jeune fille !Dois-je croire à ta rougeur ?
Dans tes bals si pleins de charme,Lorsqu’un pleur mystérieux,Pour moi, coule de tes yeux ;Dois-je croire à cette larme ?
Rêveuse, au déclin du jourLorsqu’en mes bras tu murmures« Je t’aime ! » sous les ramures ;Dois-je croire à ton amour ?
12 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Pommes d’ève, Paris, impr. de J. Claye, 1874· numérisation gallica.bnf.fr· Sources