Pommes d’ève, 1874· Triomphe
24. Guitare
A mon ami L. Legendre
Hommes, femmes et dieux,Sous la splendeur des cieux,Étalent l’imposture ;Au soleil radieuxBrille la pourriture. —L’enfance seule est pure !
Plus de cœur généreux ;Des plaisirs faux et creuxLe spleen à flots ruisselle,L’argent fait peu d’heureux,La femme est infidèle. —La gloire seule est belle !
Toujours luttant, rêvantNous allons, poursuivantUne route morose,Et le chemin souventDe notre sang s’arrose. —La mort seule repose !
18 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Pommes d’ève, Paris, impr. de J. Claye, 1874· numérisation gallica.bnf.fr· Sources