Tout n’est pas rose, 1877
XXIX. En partant
Ainsi donc, c’est fini : tu n’es plus ma maîtresse !Ton amour, mon bonheur, tes serments, ta tendresse,Tout va s’évanouir comme un rêve de fou !A d’autres nous dirons nos paroles sacrées !Je ne dois plus dormir mes belles nuits dorées,Ma tête sur ton sein et tes bras à mon cou !
Un autre va t’avoir, de moi toute encor pâle,Un autre va changer en tombe glacialeLa couche tiède encor de nos chaudes amours !— Aux bras de ce vieillard que le cercueil réclame,Sous ses baisers de mort, puissent tes nuits sans flammeNe pas payer trop cher le luxe de tes jours !
12 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Tout n’est pas rose, Paris, CALMANN LÉVY, 1877· numérisation gallica.bnf.fr· Sources