Tout n’est pas rose, 1877
XIII. Esquisse
Non pas pour sa beauté pensive et solennelle :Son beau corps est moins beau que son âme n’est belle.Je l’aime, car son cœur est noble, est frémissant ;Je l’aime, car elle est et de race et de sang !De cette âme au flot clair, à la vague câline,On voit le fond doré, dès qu’au bord on s’incline ;Dans sa prunelle ardente habite le grand jour,Et j’ai pour elle autant de respect que d’amour.Je puis serrer sa main, notre ivresse endormie,Et je bénis l’amour qui m’a fait une amie.
10 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Tout n’est pas rose, Paris, CALMANN LÉVY, 1877· numérisation gallica.bnf.fr· Sources